Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Raimond le cathare
Baudis Dominique
GRASSET
27,95 €
Épuisé
EAN :9782246595113
A l'aube du XIIIe siècle, le pape appelle à la croisade pour écraser les Cathares, dont l'hérésie s'est propagée dans tout le Languedoc. Le comte Raimond VI de Toulouse refuse de les persécuter. On l'excommunie. Ses provinces sont envahies par une immense armée venue du Nord. Des dizaines de milliers de victimes périssent dans les massacres et sur les bûchers. Peu à peu, la croisade devient une entreprise de conquête et d'usurpation. Un duel à mort s'engage alors entre deux hommes que tout oppose : Simon de Montfort, au service de l'Eglise, combattant redoutable mais ivre de pouvoir, et Raimond de Toulouse, pacifique, tolérant, plongé malgré lui dans une guerre impitoyable. Car il s'agit non seulement d'empêcher l'extermination des Cathares, mais aussi de sauver la civilisation méridionale. Au soir de sa vie, Raimond raconte la résistance héroïque de son peuple... Avec une puissance d'évocation surprenante, ces pages nous entraînent au coeur de la bataille, exaltant les libertés religieuses, communales et morales, qui restent l'enjeu étonnamment actuel de cette lutte entre intégrisme et laïcité. Dominique Baudis est maire de Toulouse. Il est l'auteur de plusieurs livres, parmi lesquels Raimond d'Orient (Grasset, 1999). Splendide roman historique, Raimond le Cathare a été un grand succès de librairie et a révélé un véritable talent d'écrivain.
La calomnie est un mal séculaire et ordinaire qui atteint beaucoup de gens et c'est aussi, pour, chacun de ceux qu'elle frappe, une tragédie singulière. En racontant celle que je viens de vivre, j'espère provoquer une réflexion salutaire sur les nombreux dérapages et sur les lourdes fautes qui se sont produits. Donner du sens à ce combat m'aide à le livrer. " Le dimanche 18 mai 2003, au journal de 20 heures sur TF1, Dominique Baudis s'adresse aux Français pour dénoncer une rumeur qui le concerne et commence à prendre de l'ampleur : son nom serait cité dans le nouveau dossier Patrice Alègre (déjà condamné à la réclusion criminelle à perpétuité). Dominique Baudis va se battre contre cette incroyable et écœurante manipulation : une ex-proxénète impliquée dans un crime invente d'extravagantes révélations mensongères ; un gendarme les laisse circuler et les accrédite sans les avoir vérifiées ; l'acharnement de certains acteurs judiciaires et médiatiques ; un patron de presse qui règle ses comptes, de faux témoins masqués à la télévision, des témoignages achetés... Comment vit-on un tel cauchemar ? C'est ce que raconte ce livre, avec autant de franchise que de détermination. Un livre d'actualité, mais aussi un livre salutaire, puisqu'il prouve qu'il ne faut jamais renoncer à se battre contre la calomnie.
En quelques lignes de son Itinéraire de Paris à Jérusalem, Chateaubriand décrit un curieux épisode où lui et ses compagnons essuient le feu de la ligne alors qu'ils sont en train de descendre le Nil en felouque. A-t-on cherché à tuer Chateaubriand, et pourquoi? A partir de cette mention fugace, Dominique Baudis échafaude un extraordinaire roman d'aventures autour des soldats perdus de l'Expédition d'Egypte. L'histoire, retracée de manière linéaire - même si ce n'est pas le mode d'exposition, extrêmement subtile, du livre - est simple. Elle épouse le destin de Déodat Dureau, né en 1779, fils d'un petit cordonnier de Toulouse, qui se découvre enfant trouvé et souffre-douleur de son faux-frère jusqu'à ce que le citoyen-colonel Dupuy, jeune héros de la Révolution française, le prenne sous sa protection. Devenu officier d'ordonnance de Dominique Dupuy, il le suit au port de Toulon sans connaître la destination de Bonaparte. Ce sera d'abord la prise de Malte en deux jours, où Déodat perdra son pucelage en faisant perdre le sien à une nonne, puis Alexandrie où ils arrivent le 1er juillet 1798 avec 3.500 hommes - Triomphe de Bonaparte aux Pyramides, prise du Caire - puis fuite à la sauvette en 1799. Déodat deviendra esclave revendu d'une ville à l'autre: Damas, Alep, Trebizonde, Bakou. Entre Mer Noire et Mer Caspienne, on le traîne à travers l'Arménie, la Géorgie, l'Ossétie, l'Ingouchie - jusqu'à ce que Mehemet Ali, qui vient de monter sur le trône d'Egypte, ne l'achète. Il le rebaptise Abdallah de Toulouse et le charge de trouver d'autres Français perdus pour les réunir sous son commandement. Ibrahim de Tarascon, Selim d'Avignon, Youssouf de Picardie, Gamal de Rodez, Anouar de Carcassonne, deviennent ainsi les Français du Khédive. Cinq ans plus tard, lorsque Talleyrand recommande François-René de Chateaubriand, venu solliciter un entretien avec le Khédive à Monsieur Drovetti, Consul de France à Alexandrie, ce dernier confie à Abdallah le soin d'accueillir l'auguste visiteur. Les propos tenus publiquement par ce dernier sur la tyrannie du souverain Mehemet Ali et ce qu'il s'apprête surtout à écrire à son retour en France sur une indiscrétion commise par Abdallah (je parlerai de vous et du tyran dans mon livre), convainquent ce dernier de faire appel à son ennemi juré, Roch le Borgne, pour éliminer Chateaubriand! Biographie de l'auteur Dominique Baudis est notamment l'auteur, chez Grasset, de Raimond d'Orient, Raimond le Cathare, La Conjuration (Prix Evasion 2001).
Résumé : " Je suis impatiente de te voir mort " : telles sont les dernières paroles qu'entendra le roi Amaury 1er sur son lit d'agonie, chuchotées a son oreille par la " Putain du royaume ", Agnès, sa première épouse répudiée. Nous sommes le 11 juillet 1174 et le royaume de Jérusalem, fondé par les croisés en Terre sainte, entre dans une décennie de décadence qui prélude à sa chute. Il se décompose à l'image de Baudouin, fils d'Amaury et d'Agnès, enfant-roi lépreux qui accède au trône à quatorze ans. La reine mère collectionne les amants et les propulse aux plus hautes fonctions, tissant le fil de la conjuration qui emprisonne peu à peu son fils. Pendant qu'à Jérusalem se déchirent clans et factions, Saladin rassemble autour de lui le monde musulman pour la Guerre sainte... Man?uvres d'alcôve et coups de théâtre, passions d'amour et de haine, tueurs de la secte des Assassins et conjurés du Saint Sépulcre, charges militaires au grand soleil du désert et gémissements dans les culs-de-basse-fosse où rampent les lépreux : au-delà des épisodes les plus romanesques, cette magnifique fresque éclaire les querelles qui déchirent aujourd'hui encore les trois religions du Livre.
A l?aube du VIIIe siècle, l'empire byzantin doit affronter la conquête arabe et tenter de résister à l'islam naissant. Comment éviter la prise de Constantinople? L'empereur Justinien II et son conseiller Angelos imaginent un plan: détourner la poussée des armées arabes vers l'Hispanie; favoriser leur entrée en Europe par les colonnes d'Hercule, ce détroit qui sépare l'Hispanie du Maghreb. De Damas à Ceuta, de Tanger à Kairouan, Angelos, tout à la fois ambassadeur et espion, empruntant galère et chameaux, manipulant les émirs, mène à sa guise les personnages de cette somptueuse épopée. Mais, plus fort que les intrigues, c?est l'amour entre Florinda la Berbère et Tarak le guerrier qui provoquera l'invasion de l'Espagne. Depuis, le rocher surplombant le détroit porte le nom de son conquérant: Djebel Tarak, la montagne de Tarak. Gibraltar.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...