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Rock progressif
Leroy Aymeric
MOT ET LE RESTE
26,00 €
Épuisé
EAN :9782360541355
La noirceur envoûtante de King Crimson, le raffinement symphonique de Genesis, l'exaltation mystique de Yes, les rêveries sonores de Pink Floyd, la virtuosité extravagante d'Emerson Lake & Palmer... Et tant d'autres, plus obscurs mais non moins valeureux -Van der Graaf Generator, Jethro Tull, Magma, Gentle Giant, Soft Machine... Autant de groupes qui, à partir de la fin des années soixante, ont cherché - et souvent réussi - à inventer une musique au-delà des distinctions de genre et du formatage commercial. Le rock progressif représente un legs artistique d'une variété et d'une richesse exceptionnelles. S'il a connu l'apogée de sa créativité et de son succès dans les années soixante-dix, son impact s'est révélé aussi profond que durable,à travers ses nouvelles déclinaisons (le néo-prog de Marillion, le prog-métal de Dream Theater...) mais aussi son influence avérée sur certains des groupes actuels les plus aventureux et novateurs (Radiohead, The Mars Volta...). Cet ouvrage revient sur le contexte historique et artistique exceptionnel qui a favorisé l'émergence et l'épanouissement du rock progressif, et décortique ses oeuvres phares, portant sur ce genre musical un regard à la fois érudit, passionné et sans complaisance.
Pink Floyd, groupe de paradoxes. Connu pour sa signature sonore instantanément reconnaissable, il n'a pourtant jamais cessé de se réinventer. Issu de l'underground et de la contre-culture, il a connu la consécration planétaire et vendu des millions d'albums. "Groupe sans visage", cultivant l'anonymat, il a donné au rock l'une de ses figures mythiques, Syd Barrett, avant d'accompagner la "psychothérapie conceptuelle" de son leader Roger Waters. Ces musiciens autodidactes, à la maîtrise instrumentale limitée, ont pourtant su rester pendant une décennie aux avant-postes de l'innovation musicale et technologique... La discographie de Pink Floyd (quinze albums studio, cinq 45-tours) décrit un cheminement tout sauf rectiligne, passionnant tant par ce qu'il révèle des enjeux que doit gérer tout groupe en quête d'identité (et de succès), que par ses exploits purement artistiques. Ternie par les luttes fratricides et soupçons d'opportunisme commercial des années 1980-1990, mais aussi par les critiques plus strictement artistiques adressées à son esthétique, la saga de Pink Floyd s'est conclue élégamment par la reformation du quatuor historique au Live 8 de 2005, dont on sait hélas, depuis la disparition de Rick Wright (objet en 2014 d'un album-hommage dont le succès a confirmé une nouvelle fois combien un large public lui reste attaché), qu'elle ne se reproduira pas.
Plus qu'un groupe ou qu'un style musical, King Crimson est un état d'esprit. C'est en tout cas ce qu'affirme sa figure emblématique, le guitariste et compositeur Robert Fripp. Une vision artistique qui transcenderait les individualités pourtant fortes (Ian McDonald, Greg Lake, Michael Giles, Mel Collins, John Wetton, Bill Bruford, Adrian Belew et Tony Levin) réunies sous cette dénomination, justifiant ses multiples réincarnations et son évolution musicale au long d'une carrière qui s'est étendue sur cinq décennies. King Crimson reste considéré comme une formation référentielle bien au-delà du cénacle des amateurs de rock progressif, dont il est historiquement l'inventeur mais avec lequel il entretient des rapports ambigus. S'il en présente certains des traits caractéristiques - prédilection pour l'expression instrumentale, propension à la complexité harmonique et rythmique -, il n'en demeure pas moins en marge de toute classification limitative. Exemplaire par son intégrité et sa singularité, l'oeuvre de King Crimson - treize albums studio objets d'une série de rééditions unanimement saluée comme un modèle du genre, mais aussi une discographie live pléthorique - mérite plus que jamais d'être (re)découverte.
A la fin des années soixante, dans la capitale du Kent, Soft Machine et Caravan posent les bases d'une musique au confluent de la pop, du rock progressif, du jazz électrique et de l'avant-garde savante. Rejoints par une multitude d'autres groupes, héritiers directs (Matchin Mole, Hatfield and the North, National Health) ou cousins plus moins éloignés (Gong, Egg, Gilgamesh), ce sont autant d'artistes, aux tempéraments et aspirations parfois antagonistes, réunis par leur adresse à marier les contraires sur des créations tour à tour complexes et directes, cérébrales et joyeusement anarchiques, intellectuelles et humoristiques. L'Ecole de Canterbury, nourri de nombreux entretiens et richement illustré, révèle les coulisses et examine près de deux décennies d'une aventure musicale intensément créative, jalonnée d'albums devenus des références incontournables.
Plus qu'un groupe ou qu'un style musical, King Crimson est un état d'esprit. C'est en tout cas ce qu'affirme sa figure emblématique, le guitariste et compositeur Robert Fripp. Une vision artistique qui transcenderait les individualités pourtant fortes (Ian McDonald, Greg Lake, Michael Giles, Mel Collins, John Wetton, Bill Bruford, Adrian Belew et Tony Levin) réunies sous cette dénomination, justifiant ses multiples réincarnations et son évolution musicale au long d'une carrière qui s'est étendue au total sur quatre décennies. King Crimson reste considéré comme une formation référentielle bien au-delà du cénacle des amateurs de rock progressif; dont il est historiquement l'inventeur mais avec lequel il entretient des rapports ambigus. S'il en présente certains des traits caractéristiques - prédilection pour l'expression instrumentale, propension à la complexité harmonique et rythmique - il n'en demeure pas moins en marge de toute classification limitative. Exemplaire par son intégrité et sa singularité, l'oeuvre de King Crimson - treize albums studio, objets récemment d'une série de rééditions unanimement saluée comme un modèle du genre, mais aussi une discographie live pléthorique - mérite plus que jamais d'être (re)découverte.
Résumé : Entre "Mirza", "Le téléfon" ou "Le sud", Nino Ferrer a illuminé les années soixante en recréant un rhythm'n'blues à la française, puis s'est lancé dans les années soixante-dix dans une musique ambitieuse guère éloignée du rock progressif. Cas à part dans l'univers musical français, il est un paradoxe à lui seul : rares sont les artistes à avoir bénéficié d'une telle notoriété, en ayant connu une aussi longue traversée du désert. Il a choisi de bâtir sa carrière en coupant tous les ponts avec le show-business, en s'exonérant de la charge qui incombe à un artiste populaire. A partir des interviews données par Nino Ferrer, de rencontres avec sa famille et des témoins essentiels, cet ouvrage retrace le parcours d'un homme libre et replace son oeuvre dans la grande histoire de la pop music au-delà des classiques.
Résumé : "Putain, putain, c'est vachement bien, nous sommes quand même tous des Européens !" En 1983, Arno Hintjens, alors leader de T.C. Matic, exprime sur fond de rock bruitiste la jubilation éprouvée à mêler les styles et les langues, le blues et la new wave, l'anglais, le flamand et le français. L'Ostendais a longtemps rêvé d'Amérique et de Swinging London, s'essayant aux sons des autres avant d'assumer le cosmopolitisme particulier formé par le croisement de ses influences et de ses origines, trouvant là sa voix et la reconnaissance. En groupe puis en solo, le chanteur ne s'interdit rien, rock agressif et java, reprise des "Filles du bord de mer" d'Adamo, pochettes mêlant les corps et leurs couleurs, paroles surréalistes ou crues, toujours sur un fil intense et sincère. Fruit d'années de recherches et de nombreux entretiens, Arno, putain, putain, une biographie propose le récit de cette carrière unique.
Thoreau Henry-David ; Granger Michel ; Mallet Nico
La succession des arbres en forêt est le texte d'une conférence donnée en 1860 à l'attention de fermiers, dans lequel Thoreau apparaît comme un précurseur de l'écologie. A la fin de sa vie, l'auteur de Walden met son insatiable curiosité au profit de la science et établit le lien entre le déplacement des graines par divers agents et l'ensemencement des forêts. Il apporte ainsi une explication naturelle à un phénomène jusqu'alors perçu comme surnaturel, en discréditant les théories créationnistes encore dominantes.
Tout commence, tout peut commencer à recommencer, dans la salle des pas perdus, à la gare de Paris-Saint-Lazare. Je m'y retrouvais l'autre soir, avec du temps devant moi, en attendant le train pour Rouen. Au tout début des années soixante-dix, on pouvait voir dans ces parages un homme d'une trentaine d'années habillé d'un caban et d'une casquette de marin. Il n'était ni matelot, ni pêcheur, ni armateur. Interrogé par les Renseignements Généraux, il aurait dit (du moins à voix basse) qu'il était "l'esprit en dérive de l'Europe erratique". "Territoire" est sans doute un mot-clé dans le paysage mental d'aujourd'hui. Kenneth White a traversé beaucoup de territoires, physiques et culturels, en Europe, en Afrique, en Amérique et en Asie, toujours en quête d'un espace de l'esprit, auquel il donne substance, formes et couleurs. Il se concentre ici sur la France, sa terre d'élection, depuis le Pas-de-Calais et la côte normande jusqu'à son installation sur le littoral breton, en passant par les hauteurs du Morvan et des Pyrénées, les fins fonds du Périgord, les lumineuses terres provençales, faisant de longues marches dans les Cévennes, la Narbonnaise, l'Aquitaine, avec une incursion vers les territoires d'outre-mer.