Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Des gens du monde
Lépront Catherine
SEUIL
20,30 €
Épuisé
EAN :9782020591041
Il y a vingt ans, Catherine Lépront a été infirmière libérale dans un petit village de Charente-Maritime, Nieul. Elle avait vingt-sept ans. L?expérience a duré cinq ans. Après avoir travaillé à l?hôpital, elle avait, en effet, décidé de s?installer dans une région défavorisée socialement, rurale, pauvre, au bord de la mer. Les usines ferment, la pêche ne rapporte plus, la population vieillit. On construit des cités, des logements sociaux, le paysage pourtant reste beau, surtout sous le regard poétique de l?auteur, alors jeune femme pleine d?énergie, de générosité, d?attention. Elle vit seule avec deux petites filles en bas âge. C?est le médecin du coin, le Docteur Rivière, qui l?a convaincue de travailler là. Le livre, admirable, émouvant, raconte cette vie de ?tournée?, du matin au soir, heure par heure, année par année. Les chapitres sont des portraits, ou plutôt des tableaux. Et l?ensemble constitue un roman assurément, un roman d?analyse humaine et sociologique, avec des personnages saisissants, mais aussi une étude de la vie pauvre, à la fois au sens balzacien (?étude de la vie de province?) et au sens sociologique. Le livre pourrait avoir sa place dans la collection ?Terre humaine?, à côté d?ouvrages mémorables. Mais l?écriture est d?une telle force poétique et émotionnelle qu?on est, bien sûr, au c?ur de la littérature. Les personnes que l?auteur soigne appartiennent à toutes les classes d?une population habitant dans un village et aux alentours. Étant donné la région, il y a des pêcheurs, des ostréicultrices, des jardiniers, des cultivateurs, des ouvriers, mais aussi des tziganes de passage, des bigotes, des châtelaines abandonnées, des notables, le maire, des chiffonnières, des sans abri qui se réfugient dans une abbaye à l?abandon, des gens de maison, des putes à marins, des femmes de ménage, la maîtresse d?un curé qui lui a fait deux enfants... Enfin, tout un univers. On est en 1980, Mitterrand va être élu: espoirs démesurés, craintes névrotiques. Par touches élégantes, vives, humoristiques, mais surtout très profondément humaines, Catherine Lépront décrit la vie d?un village avec, pour dominantes, la maladie, la mort. Mais toutes les maladies ne sont pas mortelles: souvent la visite de l?infirmière est celle d?une jeune amie, d?une confidente. La vie personnelle de l?auteur n?est évoquée que très indirectement, car là n?est pas l?objet du livre. il y a de brefs retours à l?enfance: le grand-père, médecin, modèle de l?auteur (qui lui a consacré son livre le Passeur de Loire), et la grand-mère, exemple d?humanité. Ce n?est pas un livre compassionnel (car il y a des coups de patte un peu agressifs et le regard de Catherine Lépront. est parfois dur, impitoyable), mais il manifeste une compréhension unique de la souffrance, de la détresse, de la folie. Folie de la mort attendue (Eulalie), de la mort niée (Marguerite, vieille femme qui est restée fidèle à son fiancé mort en 1914), de l?amour pour un enfant, de la maladie conjurée... Étrangetés: un homme qui change de sexe et se fait injecter des hormones, une dame de compagnie hommasse et sympathique, la maquerelle Lily Macao... Personnages pittoresques à la Tati: un facteur toujours saoul, un gendarme espérant toujours verbaliser... Modèles de véritables sains: la chiffonnière polonaise Chaya Dolorosa, ou Louise la Servante.
Résumé : Jean-Pierre Suzini vient d'ouvrir une boutique de prêt-à-porter jugée agressivement moderne. On murmure qu'il s'y livre à des activités douteuses, et la rumeur commence à naître. Mais cette rumeur est moins le sujet du livre que le fond sonore aux passions des personnages : Suzini hanté par le souvenir de son fils mort et qui n'aime que les chevaux ; Millie, sa femme, métisse, placide et sensuelle, et qui cède au musicien Victor Malthusse ; la petite Nine Suzini liée par un impossible amour à Vincent Samski. Homme solitaire et singulier, figure centrale du roman, Vincent Samski appartient tout à la fois au profond silence et au monde de la musique. Pourtant c'est lui qui sera à l'origine de l'odieuse rumeur, ni musique ni silence, mais bruit, bruit basé sur rien, du vent, et qui suivra dans la ville le cours du vent.
Un dimanche caniculaire de juillet, Josée Bethléem arrive sur la place du marché, amputée de sa natte rouille et noir. Une première voix rapporte le destin de cette femme singulière, sculpteur, décoratrice : celle de Jean-Baptiste, vieil architecte animé d'une colère truculente et flanqué d'une gouvernante au langage haut en couleur. Puis une deuxième : il s'agit du choeur des habitants de N. , où Josée, l'étrangère, aura vécu dix ans. Sage ou grotesque, haineuse ou tendre, toujours intriguée, la communauté raconte ici, en attendant la pluie, une "vie à part", qui n'aura rien délivré, finalement, de son mystère. Car Josée Bethléem s'est tue. Dans son silence, pourtant, s'engouffre une troisième voix : narratrice du second récit, la femme à l'aquarium est une autre Josée, son histoire une variante de la sienne. Plantée devant un aquarium et pénétrée du caractère comique de la situation, la jeune femme, médecin légiste, se remémore les trois phases de sa vie avec un professeur d'esthétique américain, spécialiste du Quattrocento, depuis leur rencontre jusqu'au retour à une vie de solitude. Un meurtre a eu lieu. Dans l'aquarium ?
Résumé : Au bord de la mer, Vianney Sertilange chasse avec un vieux notaire et surtout il se confesse : sa maladie, sa soeur insupportable, sa fuite, et le mystère qui l'a obligé à revenir... Sous la pluie, à l'emplacement où était encore hier le chapiteau de Holiday on Ice, une jeune femme danse pour des vagabonds... Alexandre l'orphelin, qui travaille chez un ostréiculteur, entre ciel et mer, compte et recompte le nombre de personnes qui doivent connaître son misérable secret... Emma, humble lingère d'hôpital, brise enfin l'esclavage et la routine du temps, pour les beaux yeux d'un brancardier ... A quoi rêve le contrôleur de l'omnibus Poitiers-La Rochelle... Au coeur d'une fête foraine, un vieil Anglais forge, une fois de plus, la machination diabolique qui lui permettra de tuer sa femme... Un commissaire-priseur est fasciné jusqu'à la mort par une femme qu'il n'a jamais vue, et dont il ne connaît que les ordres d'achat... Telles sont quelques-unes des images inoubliables que proposent ces nouvelles. Souvent avec une pointe d'humour, ou de malice. Parmi tant de secrets, il y a aussi celui de l'écriture de Catherine Lépront, qui nous permet d'entrer au plus intime de ces personnages qui tâtonnent dans la solitude, à la recherche de leur vérité.
Quatrième de couverture «Lic se lève.Il est comme d'habitude. Il laisse toujours le même désordre sur le bureau qu'il rangera plus tard, dans la journée. Il est vêtu d'une veste d'intérieur dont il serre et desserre nerveusement la ceinture, qui ressemble à la cordelette d'une bure de moine. Il toussote, se râcle la gorge, remue les doigts dans l'air... Il a une très belle tête intelligente. Un très beau regard pensif et tendre. Quelque chose d'inconsolable dans l'expression et, tout à coup, de prodigieusement humoristique. Il a eu, il y a quelques moments, en présence de Myette, une sale gueule méprisante, l'air môvé.Lic soupire. Il se dirige vers le salon. Il va les épaules tombantes comme sous le poids d'une infinie lassitude, il est comme d'habitude, il n'a pas changé.Je le trouve bizarre.»
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.
Résumé : Parti sur les traces de Robert Desnos et de son séjour à Cuba en 1928, le narrateur arpente les rues de La Havane, découvre les nombreuses églises et les bars, flâne sur le Malecón pour y capter le " réel merveilleux " auquel il finira par succomber. Au fil de ses séjours, il croise des personnages hauts en couleur, dont un ancien guérillero, des musiciens, des anonymes extravagants rêvant de départs, une riche New-Yorkaise qui attend la chute du castrisme, une mystérieuse infirmière, un prêtre de la santería... Des souvenirs remontent : une amante ensorceleuse, un chauffeur de taxi fanfaron, des poètes et des cinéastes, ainsi que des figures illustres ; Sartre et Beauvoir enflammés par la révolution, Alejo Carpentier, Lezama Lima, le boxeur Kid Chocolate, Paul Morand, le coureur automobile Fangio (kidnappé par les barbudos), Hemingway, Allen Ginsberg, García Lorca et quelques invités surprises, tels que le jeune Leonard Cohen ou encore Anaïs Nin.
Résumé : A Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge. Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.
Résumé : " Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. "