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Josée Bethléem. suivi de Femme seule à l'aquarium. Deux récits
Lépront Catherine
GALLIMARD
13,65 €
Épuisé
EAN :9782070742363
Un dimanche caniculaire de juillet, Josée Bethléem arrive sur la place du marché, amputée de sa natte rouille et noir. Une première voix rapporte le destin de cette femme singulière, sculpteur, décoratrice : celle de Jean-Baptiste, vieil architecte animé d'une colère truculente et flanqué d'une gouvernante au langage haut en couleur. Puis une deuxième : il s'agit du choeur des habitants de N. , où Josée, l'étrangère, aura vécu dix ans. Sage ou grotesque, haineuse ou tendre, toujours intriguée, la communauté raconte ici, en attendant la pluie, une "vie à part", qui n'aura rien délivré, finalement, de son mystère. Car Josée Bethléem s'est tue. Dans son silence, pourtant, s'engouffre une troisième voix : narratrice du second récit, la femme à l'aquarium est une autre Josée, son histoire une variante de la sienne. Plantée devant un aquarium et pénétrée du caractère comique de la situation, la jeune femme, médecin légiste, se remémore les trois phases de sa vie avec un professeur d'esthétique américain, spécialiste du Quattrocento, depuis leur rencontre jusqu'au retour à une vie de solitude. Un meurtre a eu lieu. Dans l'aquarium ?
C'est un face-à-face entre le narrateur et son délateur, Alexandre Fomine, qui l'a envoyé quinze années dans un camp, quelque part en Sibérie. Entre eux, le poids de la culpabilité, du remords. Longtemps, Fomine, "sans franchir le moindre échelon dans la hiérarchie des agents de pouvoir', a fait son travail de délateur. Son portrait ouvre la seconde partie du texte, récit terrifiant des années de goulag. On y trouve là un détenu d'origine italienne, Ottavio Manucchi, à la recherche de son propre délateur, Mikhaïl, muni d'un cahier de moleskine noire, dans lequel tout est consigné ; un démographe ukrainien, passionné par le chiffre ; un physicien, expert en explosifs. Il ne s'agit pas d'une mise en scène du goulag mais du rapport entre les êtres, articulé autour de la figure d'Ottavio dans sa quête absurde, ahurissante et obsessionnelle de ce cahier de moleskine noire. Ce qui importe pour Catherine Lépront ce sont les relations entre les hommes dans un régime ou une société totalitaire. Tout ce qu'il y a de dérisoire et de ridicule, d'horreurs et de fraternité aussi. Avec ce récit halluciné, bâti sur le mode de la répétition, de variations en variations, Catherine Lépront dénonce la folie des hommes, poursuivant ainsi son oeuvre personnelle du côté de la justice ou plutôt face à l'injustice, face à l'innommable. "
Des soirées qui tombent sur la toile illuminées par les teintes jaunes d'un crépuscule de campagne, la place du marché à Greifswald, une jeune fille avec un chandelier, éclairée par une maigre lueur, blafarde, des paysages d'arbres morts survolés par des corbeaux, des navires à l'ancre, d'autres sur la Baltique... Les oeuvres à l'huile de Caspar David Friedrich (1774-1840) ont toujours une part d'irréel, qui porte, transporte le spectateur. Cette monographie, sublime, riche en reproductions, rédigée par Werner Hofmann, historien de l'art et coordonnée par Stéphanie Grégoire, éditrice, donne la pleine mesure de cet artiste allemand, aux allures de Chateaubriand, qui pourrait bien se confondre avec ce Voyageur contemplant une mer de nuages, avec cette même atmosphère d'incertitude et d'étrangeté. Une véritable tragédie du paysage, rehaussée d'une impression de désolation. Tel est le sentiment éprouvé devant la peinture de Freidrich, romantique parmi les romantiques, qui attire cette part commune à tous qui cherche à se noyer. Peintre de l'abîme, et peintre du rêve, des possibles... --Céline Darner
Chaque samedi à sept heures trente, la vieille Abilène arrive dans sa propriété de Sologne, dont s'est emparée sa belle-famille, les Guillermain. Il ne lui en reste qu'un jardin extravagant et la métairie, qu'elle loue à des jeunes gens. A la demande des Guillermain, et pour le centenaire de la propriété, elle charge ses locataires de réaliser un spectacle son et lumière. Dionelio, Thomas, Donatien et l'Egyptien partent donc en quête de récits. Ils recueillent des secrets honteux, dont est témoin l'étrange petite Louise, et que commentent le métayer Venanzio et sa truculente compagne Mathilde. Abilène leur rapporte sa propre vision, toute poétique, du monde. Une légende, enfin, passe de bouche en bouche, fruste, inlassable, depuis un siècle. Et chaque locataire a sa version des choses, imprévisible et cocasse. Mais aucune de ces multiples facettes du réel ne saurait convenir au spectacle des Guillermain...
Résumé : Trois femmes - les trois gardiennes -, chacune détentrice d'un secret, composent cette sonate à la tonalité mystérieuse. Un lien étrange unit Molly Mollibrown, prisonnière d'un souvenir atroce datant de la guerre de Sécession, engoncée dans son personnage rigide et décadent du Mississippi ; Lemtoûna, la femme d'Essendilène, qui mène une existence ténue, têtue, opiniâtre et rude aux confins du Sahara, en plein Tassili n'Ajjer, protégeant contre toute prudence et toute règle la frêle et indécise croissance d'un oranger ; et la gardienne d'un musée hollandais, veillant, telle une sentinelle, la boutique du drapier Huÿs dont l'énigme inquiète l'espace alentour. Comme dans toute sonate, plusieurs thèmes s'entremêlent, que chaque récit colore différemment et approfondit : les liens subtils de l'espace visuel et du temps, le trouble de la sensualité tantôt brutale, tantôt animale, ou plus érotiquement raffinée, le thème plus continu enfin du regard, sur lequel Catherine Lépront compose toutes les variations qui vont, jusqu'au vertige, donner l'illusion que l'art a enfin pénétré la vie.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.