We Archi propose un cadre original pour présenter la production d'un architecte, d'un urbaniste, d'un paysagiste... bref, de tout créateur influent de l'urbanité. L'objet est de révéler sa pensée, sa posture, son engagement militant ou poétique, dans un rapport dynamique à l'éditorial et au graphisme et dans une édition bilingue. We Archi propose un cadre original pour présenter la production d'un architecte, d'un urbaniste, d'un paysagiste... bref, de tout créateur influent de l'urbanité. L'objet est de révéler sa pensée, sa posture, son engagement militant ou poétique, dans un rapport dynamique à l'éditorial et au graphisme et dans une édition bilingue. Méditerranéenne née au Maroc et exerçant à Marseille, Corinne Vezzoni développe une oeuvre qui conjugue la sobriété des Modernes et l'exubérance du Sud. Dans son agence située dans la Cité radieuse de Le Corbusier, elle mène avec ses associés, Pascal Laporte et Maxime Claude, un travail exigeant marqué par deux constantes : l'ouverture aux autres arts et le rapport au mouvement. Corinne Vezzoni a été lauréate du prix Femmes architectes 2015.
Au travers de ces conversations avec Frédéric Lenne, Paul Chemetov aborde son rapport autemps et à la postérité ; ses engagements ; sa vision de l'évolution de la commande enarchitecture ; son intérêt pour la technique, le détournement et le réemploi des matériaux,comme des bâtiments.Être Paul Chemetov, c'est avoir le souci de construire et de transmettre en possédant le sensde l'engagement.Au travers de ces conversations avec Frédéric Lenne, Paul Chemetov aborde son rapport autemps et à la postérité ; ses engagements ; sa vision de l'évolution de la commande enarchitecture ; son intérêt pour la technique, le détournement et le réemploi des matériaux,comme des bâtiments.Frédéric Lenne dessine l'itinéraire non seulement professionnel mais aussi intellectuel etmoral d'un grand architecte célèbre à la fois par sa production féconde et par ses prises depositions vigoureuses dans le débat public.Conçu comme une conversation à voix nue, ce livre dit en quoi et pour quoi Paul Chemetovest, avant tout, architecte.Paul Chemetov est né en 1928. On lui doit de nombreux logements sociaux et deséquipements, aussi bien que des grands travaux comme ceux des Halles ou le ministère desFinances, à Paris.
Philippe Madec est le pionnier, en France, du développement durable en urbanisme et architecture. Pour son 4e numéro, la revue We Archi retrace le parcours atypique et remarqué de cet artiste résolument engagé en faveur de l'écologie, depuis l'ouverture de son atelier à la fin des années 1980 jusqu'au lancement de l'appel Pour une frugalité heureuse en 2018. Formé à Paris au cours des années 1970, Philippe Madec poursuit sa formation à Columbia University dans le séminaire de Kenneth Frampton sur le régionalisme critique à la fin des années 1980. Formation qu'il parachève par la découverte de la dimension territoriale en enseignant la conception spatiale dans deux importantes du paysage (Versailles puis à la Graduate School of Design d'Harvard University). Il ouvre son atelier à Paris à la fin des années 1980 et commence une pratique simultanée des métiers d'architecte et d'urbaniste dans des contextes variés : première oeuvre au bord du périphérique parisien, puis de longs projets dans les bourgs, les " Plou " finistériens. Son oeuvre s'élargit à des territoires plus lointains (Antilles, Réunion, Nouvelle-Calédonie), plus larges (Val de la Durance) et aussi métropolitains (Montreuil, Montévrain, Montpellier). Au Maroc, il préfigure une nouvelle ville écologique (Bab Drâa près de Tan Tan) et conçoit à Casablanca les quartiers Sindibad, première réalisation marocaine ayant reçu la certification HQE. Il ne met jamais fin à son engagement auprès de petites communes qui justifie l'ouverture d'un atelier à Rennes début 2000. Ses engagements en faveur de l'écologie et du développement durable lui valent la Légion d'honneur au titre de son apport au développement durable. Il est membre titulaire du European Chapter du Club of Rome et il a reçu leGlobal Award for Sustainable Architecture en 2012. Il a été membre du Grenelle de l'environnement, et expert de l'Onu pour le sommet Habitat III à Quito en 2016. La nécessité de construire une culture partagée de l'action écoresponsable l'a amené à l'écriture, à l'enseignement et l'organisation de nombreuses conférences et d'échanges avec la société civile. Enseignant nomade dès la fin des années 1980 (Columbia, Montréal, Harvard, Vienne, La Réunion), il crée en 2000, à Lyon le Département Architecture et Développement durable et équitable, première expérience pédagogique et coresponsable dans la formation initiale des étudiants. Il a fondé en 2014 l'association Team Solar Bretagne / Skipailh Breizh qui associe douze institutions interdisciplinaires autour de l'émergence du bâtiment durable breton et de son territoire. L'écriture n'est jamais loin (quinze livres édités et de nombreux articles et livres collectifs). Elle alimente sa posture critique et donne à son oeuvre le recul nécessaire pour inventer de nouveaux concepts (génétique urbaine, analogon, ménagement, ville de la pantoufle, bio-îlot, pollinisation des territoires, réhabilitation urbaine comme retour en estime, etc.). Il est l'initiateur de l'appel Pour une frugalité heureuse lancé en 2018 et signé par des milliers de personnes.
Son nom est flamand, sa vie parisienne. Thierry Van de Wyngaert est de ces architectes qui, peu publiés, ont néanmoins déployé une oeuvre d'une grande virtuosité, sur de nombreux équipements publics. Qu'il s'agisse de sièges administratifs, de centres d'archives, de programmes scolaires ou universitaires, il est sensible à la fluidité des parcours, à la flexibilité des espaces, à la lumière en abondance, pour un meilleur confort des usagers. Thierry Van de Wyngaert est de surcroît un architecte engagé à travers ses actions à l'Académie d'architecture qu'il a présidé.
Jodidio Philip ; Pérez Annie ; Milverton Henry ; M
Résumé : L'histoire d'Architecture-Studio commence à Paris, en 1973. La naissance de l'agence est fortement associée aux courants majeurs qui ont agité l'univers de l'architecture dans la France des années 1970. Les premiers associés ont participé, avec Jean Nouvel, au mouvement Mars 76, qui dénonçait la rigidité corporatiste de l'architecture et de l'urbanisme, imputée à la mise en place de la Charte d'Athènes par Le Corbusier, en 1943. Ce mouvement visait également à encourager l'implication des habitants dans la conception de leur environnement résidentiel et architectural. Le studio emploie aujourd'hui environ 200 personnes, encadrées par ses 12 associés. L'équipe, qui rassemble 25 nationalités, se compose d'architectes, d'urbanistes, de designers et d'architectes d'intérieur. L'Institut du Monde Arabe à Paris, le Parlement Européen de Strasbourg, le masterplan de l'Exposition Universelle de Shanghai en 2010 et l'église Notre-Dame de l'Arche d'Alliance à Paris figurent parmi les réalisations les plus célèbres d'Architecture-Studio qui, plus récemment, a également pris en charge la réhabilitation de la Maison de la Radio et du Campus de Jussieu à Paris. Installée à Paris près de la Bastille, l'agence possède désormais des bureaux à Shanghai, Pékin, Venise et Saint-Pétersbourg. Ces dernières années, Architecture-Studio a renforcé sa présence sur la scène internationale, en particulier en Chine et au Moyen-Orient. Le centre culturel régional de Jinan, la Fondation Onassis à Athènes, la tour de l'Hôtel Rotana à Amman, le centre culturel de Mascate au Sultanat d'Oman, et le Théâtre National du Bahreïn comptent parmi les derniers grands projets d'Architecture-Studio.
Il est des cartes qui disent non. Des cartes radicales, qui dévoilent et dénoncent, qui protestent. Pour comprendre ces cartes rebelles, leur fonctionnement, leurs forces, leurs possibilités, ce livre entreprend un voyage d'exploration au c?ur de la création cartographique. Que se passe-t-il exactement quand nous élaborons une carte, qu'elle soit radicale, expérimentale (on parle aussi de cartographie critique ou de contre-cartographie) ou conventionnelle ? Quelles intentions président à sa fabrication et à sa mise en oeuvre ?La première fonction des cartes est de nous aider à nous repérer dans l'espace et à nous déplacer d'un point à un autre. Elles permettent aux bateaux de naviguer et aux avions de voler. Avec des cartes, on fait la guerre, puis éventuellement la paix. Elles sont aussi de formidables machines à rêves, qui façonnent notre image du monde, en fixent la mémoire et finissent par fabriquer notre réalité. Qu'est-ce qui motive cet acte très particulier de mise en forme symbolique du monde, de Strabon à l'anarchiste Élisée Reclus, de la bénédictine Hildegard von Bingen à l'explorateur Alexander von Humboldt, des portulans à la carte d'état-major ? Quelle part de fantaisie créatrice, quelle part de fantasme faustien d'une possible maîtrise de notre environnement, quelle part de sincérité scientifique sont-elles à l'oeuvre ?Entre l'émergence de la cartographie thématique audacieuse de l'ingénieur Charles-Joseph Minard, ou celle des designers d'information Otto et Marie Neurath, et l'approche sémiologique conceptuelle de Jacques Bertin, se situe un point de rupture avec les conventions de la représentation cartographique. Un point libérateur qui a ouvert le champ de l'expérimentation et rendu possible la démocratisation des cartes. Autour des années 1900, le sociologue W. E. B. du Bois et son équipe inventaient de nouvelles façons graphiques de représenter des données statistiques sur la situation des personnes noires aux États-Unis. Quelque soixante ans plus tard, c'était pour dénoncer le même racisme culturel et économique qu'un petit institut de géographie de Détroit, animé par William Bunge et Gwendolyn Warren, donnait ses contours à ce qui deviendra la géographie radicale : une géographie engagée.Alors, le rapport à l'objet carte change. S'opère une prise de conscience quant à son usage et à ses possibilités. La cartographie radicale va spatialiser les données économiques et sociales, produire des cartes délibérément politiques qui montrent et dénoncent les situations d'inégalités de vie et de droits, les compromissions politico-économiques, les accaparements de terres, la destruction des milieux par l'agro-industrie, la pollution de la planète et tout ce qui hypothèque, d'une façon ou d'une autre, le bonheur et l'avenir de l'humanité. Les cartes, qui jouent traditionnellement le jeu du pouvoir, se font outils de la contestation et instruments d'émancipation politique et sociale quand la société civile se les approprie. Politique, art et science entrent alors en dialogue permanent pour proposer une image non convenue et libre du monde.Prix Georges Erhard de la Société de géographie, 2022Table des matières : Prologue1. Quel monde !Dess(e)insLe spectacle du mondeTrois conceptsDistorsions2. La face du mondeUn monde systémiqueCirculationsCartographier la complexité3. La carte comme volontéLe geste cartographiqueLa plume et le pouvoirTransformer l'espaceLes cartes " si "4. Sous la carteLa liberté des cartographesScience, com' ou propagande ?5. La fabrique du mondeLa réalité par les cartesOù sont les femmes ?6. L'autre regardPourquoi faire autrement ?Contre-cartographierUne affaire de polis7. Géométries. Le laboratoireUne science des formesÉlaborations8. De l'artLe musée aime les cartes radicalesL'objet du débatL'art de la carteÉpilogueAnnexes.Prix Georges Erhard de la Société de géographie, 2022
Contrairement à d'autres effets du changement climatique qui ne sont pas vécus de manière tangible à grande échelle, l'élévation du niveau de la mer est un indicateur visible et implacable du réchauffement climatique, dont les conséquences se font sentir à l'échelle mondiale. Quelques-uns sont encore sceptiques, mais rien ne permet de nier que l'élévation du niveau de la mer, renforcée par les tempêtes et les ondes de tempête, provoque érosion, inondations, dislocations et entraîne des dommages catastrophiques le long des côtes, et bien à l'intérieur des terres. L'élévation du niveau de la mer est aussi un facteur de déstabilisation des marchés financiers et immobiliers, en particulier à cause du renchérissement des coûts d'assurance. Le livre se présente comme une sorte d'enquête pour montrer, d'une manière frappante et concrète, les perturbations environnementales, économiques et sociales liées à la montée des mers. L'auteur a documenté la côte est américaine (du Maine à la Floride) et le Golfe du Mexique (de la Floride au Texas) à titre d'exemple de notre vulnérabilité au changement climatique. Les images illustrent les différents états des territoires survolés au cours de différentes saisons, avant et après la survenue d'événements météorologiques majeurs (tempêtes, ouragans), lorsque la géographie et le paysage changent de façon spectaculaire. Alex MacLean a établi une liste de thèmes à photographier : les espaces naturels, et leur peuplement désordonné, les moyens de défense publics ou privés, mais aussi les projets d'infrastructure côtière tels que les aéroports, les centrales nucléaires, les autoroutes et les usines de traitement des eaux usées. La liste comprend également des zones naturelles telles que les " forêts fantômes " asphyxiées par les infiltrations d'eau salée. Pour raconter cette histoire, il était aussi important d'équilibrer le récit des risques et des destructions avec une vision plus positive. Le livre fait donc également état des stratégies de résilience comme les systèmes naturels pour dissiper les ondes de tempête, ou les aménagements de parcs et de " terres de conservation " pouvant accepter les eaux de crue sans subir de dégâts durables, toutes stratégies qui ont pour nous valeur d'exemple alors que la prise de conscience du phénomène de la montée des eaux n'est pas encore est loin d'être acquise en Europe. Le livre est introduit par une brillante prise de parole de Bill McKibben, un des acteurs majeurs de l'activisme en faveur du climat.
Résumé : We Archi propose un cadre original pour présenter la production d'un architecte, d'un urbaniste, d'un paysagiste... bref, de tout créateur influent de l'urbanité. L'objet est de révéler sa pensée, sa posture, son engagement militant ou poétique, dans un rapport dynamique à l'éditorial et au graphisme et dans une édition bilingue. Installé à Paris, très actif sur la scène française, François Leclercq s'est construit une stature d'urbaniste qui masque une oeuvre architecturale pourtant solide. D'Euralille à Marseille, de Nantes à Bordeaux et Lyon, il pose un regard aiguisé quelle que soit l'échelle de ses interventions, osant s'immerger dans le réel le plus prestigieux comme le plus décalé, à la recherche de solutions viables pour tous.