Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Légitimités et légalités : des oppositions fertiles. Construire l’intérêt général par la coopération
Adam Michel ; Sibille Hugues
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782336495491
Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, Charte d'engagements réciproques entre Etat et associations en 2001, décolonisations non achevées, l'Ubuntu, respect des peuples premiers, droits émergents de la Nature et du Vivant, #MeToo, le chemin est long pour donner la légalité à des légitimités longtemps tenues pour inexistantes. Deux termes au début confondus, qui expriment au fil du temps leur spécificité conflictuelle mais potentiellement fertile, tandis que s'affirment deux autres acteurs, d'une part la légitimation par la coutume, par l'autorité et ses formes, influence, sondages, et d'autre part la force, cette énergie "maitrisée" , rappelée à nos esprits par Machiavel. Explorer alors la sémantique, le regard de l'Histoire, le droit, l'éthique et les exigences de la conscience, la politique pour l'intérêt général, l'économie et ses règles hégémoniques, la sociologie et l'attention aux collectifs, l'écologie et les menaces planétaires, la pédagogie et les réciprocités à reconnaître, c'est le chemin de cet ouvrage. Il se poursuit par des applications concrètes du principe de légitimité plurielle cher à Jean Monnet, instaurant tant de coopérations fécondes, puis par une vue épistémologique sous les regards croisés du convivialisme - s'opposer sans se massacrer - et de la complexité en action entre la partie et le Tout, entre l'éthique et la technique. Comprendre pour mieux agir et réciproquement, au sein de la multiplicité en reliance de la Vie à préserver.
Créer son entreprise, fonder une coopérative, lancer une entreprise d'insertion, quelles ressemblances ? Mais aussi quelles différences ? Depuis plusieurs dizaines d'années - l'après 68 - au moins deux générations se sont lancées dans l'aventure de la création d'entreprise sous des formes d'une immense variété. Moult réussites mais encore plus d'échecs, pourtant formateurs ! Des récits emblématiques de ces trois façons d'entreprendre nous questionnent. Comment distinguer, repérer, modéliser, relier les trois logiques de ces engagements, leurs évolutions possibles voire leurs dérives évitables, mais aussi leurs coopérations réelles et leurs hybridations innovantes ? Et si ces trois dimensions tant éthiques que juridiques structuraient les relations à l'intérieur même de toute entreprise ? Le management ne peut plus les ignorer, chacun voyant midi à sa porte... De nouvelles convergences sont à construire dans et entre des entreprises devenues soucieuses de leur emprise écologique et humaine. En fait, l'entreprendre dépasse l'entreprise grâce aux créations hors norme : créer son emploi dans une collectivité, devenir employeur malgré soi, régénérer une entreprise, inventer son métier... Un enjeu majeur de l'entreprendre aujourd'hui : lui faire droit sans le faire roi ! Un ouvrage qui plaide pour la coopération et le métissage dans une économie plurielle. Des regards en complexité pour une économie sociale solidaire, régénérée et régénérante. Il y a urgence.
La vie sur Terre va mal. Elle affronte trois problèmes majeurs le dérèglement climatique plus rapide que prévu, la pollution généralisée des sols, des eaux (océans compris), de l'air et la régression rapide de la biodiversité pillée et polluée. Bouleversements qui affectent le monde entier. Les rapports entre Etats, religions, groupes sociaux et personnes se délitent. Des évolutions divergentes sont à l'oeuvre partout. Quatre scénarios se dessinent, les vents contraires sont puissants mais des vents de travers se sont levés, moins apparents mais aussi effervescents. Les étudier impose d'abord de revisiter nos rapports à la Nature tout au long de l'Histoire. Respectée et célébrée autrefois, abandonnée et ignorée, puis méprisée et asservie, dépassée demain ou au contraire retrouvée ? Comment mieux penser la Nature, en nous et en dehors, à toutes les échelles ? Il n'y a pas d'extérieur du monde, d'écologie "hors sol". Ce livre appelle à la renaturation du monde et à l'émergence d'une géocitoyenneté à travers des réapprentissages indispensables, celui de la coopération décloisonnée entre les humains, dans, avec, par et pour la Nature, clés d'un avenir vivable. Appropriation également d'une pensée complexe, qui relie autant qu'elle distingue, pour fonder le couple conjuguer des points de vue pour concilier des intérêts différents et co-construire l'intérêt général. Retrouver enfin le sens de l'humilité, des limites, sans lequel aucune vie ne peut durer.
Beaucoup de propositions de nos contemporains renvoient à la morale; mais on n'y trouve pas le souci de justification de cette référence. Il importait donc d'interroger ces propositions pour y déceler la présence éventuelle des exigences de la morale. Dans une série d'analyses, on se demandera comment ces conduites sont fidèles à ce que réclame la morale. Si ce n'est pas le cas, il sera nécessaire de rappeler ce que peut signifier une conduite véritablement morale. Les conformismes risquent ainsi d'être mis à mal, au profit d'une interrogation sans cesse en éveil sur la signification des actions. On pourra voir dans cette démarche comment les stéréotypes axiologiques doivent être replacés sous le regard d'un sujet soucieux de vivre le dynamisme des valeurs personnelles, pour y trouver les requêtes authentiques de la morale.
Au coeur de la pensée de Jean Monnet, neuf thèmes en interaction construisent un véritable manuel d'écologie de l'action qui mériterait de figurer en bonne place dans les formations pour l'action collective et complexe à l'ENA, dans les écoles de management, d'ingénieurs et les organisations en général tant son pragmatisme est fécond, anticipateur et soucieux de la relation entre les hommes dans l'action, pour l'Europe bien trop peu politique à ses yeux. Et aux nôtres encore aujourd'hui... Inventeur pragmatique et réflexif d'un agir et penser en complexité avant que le concept ne paraisse, sensible aux conditions de la coopération, aux trois dimensions du temps, à la dialogique hommes - institutions, au rôle de l'espace, porteur infatigable d'une utopie réalisable, ce citoyen du monde n'avait qu'un seul but, la paix. "Nous unissons des hommes, nous ne coalisons pas des Etats." On oublie trop vite tant il a été calomnié que Léon Blum était son ami, qu'il vota longtemps SFIO, qu'il craignait tous les dictateurs en puissance : "la légitimité ne peut venir que de la libre expression du peuple et non d'une auto investiture". De "action" à "vue d'ensemble" en passant par "délégation de souveraineté", le texte revisite la pensée stimulante et visionnaire d'une figure immense du 20e siècle, un nomade audacieux aux neuf vies, l'inclassable Mister Jean Monnet of Cognac.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.