Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Paul apôtre. 2ème édition
Légasse Simon
CERF
32,00 €
Épuisé
EAN :9782204063609
Peut-on retracer la vie de saint Paul, l'" apôtre ", de la naissance à la mort, sans donner dans la fiction romanesque, ni se limiter aux reconstitutions et perspectives de l'exégèse ? De multiples auteurs s'y étaient déjà essayés. C'est avant tout en historien que Simon Légasse a entrepris de renouveler quelque peu le genre. Utilisant comme il se doit les Lettres de Paul et les Actes des Apôtres, il s'est efforcé d'en dégager une biographie. Celle-ci suit Paul depuis Tarse, où il vit le jour, jusqu'à son martyre à Rome, à travers l'existence mouvementée du missionnaire et du polémiste. Elle l'accompagne dans ses voyages à risques, l'observe durant ses luttes sur plusieurs fronts, sans rien omettre des obstacles qu'ont dressés sur sa route l'incompréhension ou l'opposition des chrétiens. Des questions discutées, telles que le milieu d'origine de Paul au sein du judaïsme, et des problèmes non encore résolus, comme celui des dates, sont l'objet d'un examen minutieux aboutissant à quelques conclusions originales. Ainsi est campé, dans un style ferme et alerte, non sans nuances, l'un des épisodes décisifs de l'épopée chrétienne à sa naissance.
Quelque peu négligées jusqu'ici, les deux épîtres de Paul aux Thessaloniciens suscitent aujourd'hui un intérêt bien mérité. Si la seconde est d'une authenticité discutée, la première, certainement authentique, est non seulement la plus ancienne lettre de Paul, mais encore le premier écrit chrétien que nous possédions. Elle nous permet de mieux connaître Paul et sa personnalité, mais aussi de nous faire une idée de ce que prêchait et enseignait un éminent apôtre du Christ, une vingtaine d'années seulement après que ce dernier eut quitté ce monde. Le lecteur et l'exégète qui abordent ces lettres y découvrent un univers nouveau et parfois déconcertant, eu égard aux perspectives qu'elles ouvrent sur la fin du monde présent et la proche venue du Christ. Sur bien des points, cependant, elles parlent aux hommes de tous les temps.
Quatrième de couverture Souvent définie comme le « testament spirituel » de saint Paul, l'épître aux Romains est en tout cas l'oeuvre magistrale où s'expriment et se défendent de la façon la plus explicite les convictions ainsi que les thèses religieuses fondamentales de son auteur. Tout en demeurant une véritable « lettre », destinée à une communauté concrète (dont Paul n'ignore ni les besoins ni les faiblesses) et sans être un exposé théologique complet, c'est bien le dernier mot de l'apôtre qui nous est communiqué. La pensée n'est pas celle d'un théologien oeuvrant à tête reposée, mais celle d'un homme d'action et de combat. Source de controverses au cours de l'histoire du christianisme, la pensée et la doctrine pauliniennes, spécialement celles qui s'expriment dans l'épître aux Romains, gagnent à être étudiées sans préjugé pour pouvoir être appréciées à leur juste mesure. Simon Légasse, respectueux, n'a pas cherché à stabiliser ce qui est en mouvement ni à réduire certaines tensions à l'intérieur de la lettre. Essayer de comprendre Paul, son langage souvent difficile, le suivre dans le déroulement parfois laborieux de son argumentation, telles sont les intentions qui ont guidé ce travail.
La lettre de Paul aux communautés chrétiennes de Galatie, en Asie Mineure, marque un tournant dans les perspectives de l'Apôtre en même temps qu'elle donne, au fond, les raisons fondamentales pour lesquelles, tôt ou tard, le christianisme naissant devait se détacher du judaïsme. Le point de départ circonstanciel de la lettre (l'intrusion de prédicateurs chrétiens judaïsants dans les communautés fondées par Paul en Galatie) donne lieu à des prises de positions, traduites en langage abrupt, qui montrent que pour le juif Paul, nul compromis n'est possible entre une religion dont la médiation est la loi de Moïse et le christianisme qui se définit par la foi au Dieu sauvant le monde en Jésus-Christ. Les argumentations en série que Paul développe pour soutenir sa thèse sont pour une bonne part obsolètes aux yeux d'un lecteur moderne. La thèse subsiste qui ne peut qu'interroger tous ceux qui aujourd'hui travaillent, au rapprochement entre juifs et chrétiens, entre deux religions, l'une issue de l'autre. De cette recherche les thèses de Paul, la crudité de ses formules ainsi que leur influence dans la pensée chrétienne ultérieure ne peuvent être écartées sans manquer à l'honnêteté que les chrétiens doivent à eux-mêmes et à ceux qui ne partagent pas leur foi. La lettre de Paul aux Romains, rédigée un peu plus tard dans un climat plus serein, montre que, malgré les atténuations opérées, la pensée de Paul n'a pas changé sur le fond. Ce commentaire en langue française n'entend pas se substituer à ceux qui l'ont précédé. Sa nouveauté consiste en une mise à jour touchant en particulier la structure de l'épître, son genre littéraire et la bibliographie qui s'y rapporte.
Les récits de la Passion, qui aboutissent à la proclamation de Jésus ressuscité, sont le coeur des évangiles ; ils méritent une lecture attentive et une étude rigoureuse. D'autant plus qu'ils soulèvent bon nombre de questions historiques délicates que l'exégète se doit d'aborder en historien impartial. Le P. Simon Légasse de Toulouse, qui a longuement étudié ces textes, sait aussi les lire en théologien et montrer l'originalité et la richesse de chacun des quatre récits, car ils ne sont pas du tout interchangeables, comme on le croit trop souvent. Il apprend à lire et à écouter chacun des quatre témoignages pour lui-même.
Résumé : "Il y avait, proche de nos vignes, un poirier, chargé de fruits qui n'étaient alléchants ni par leur apparence, ni par leur saveur. Entre jeunes vauriens, nous allâmes secouer et dépouiller cet arbre, par une nuit profonde - après avoir, selon une malsaine habitude, prolongé nos jeux sur les places -, et nous en retirâmes d'énormes charges de fruits. Ce n'était pas pour nous en régaler, mais plutôt pour les jeter aux porcs : même si nous y avons goûté, l'important pour nous, c'était le plaisir que nous procurait un acte interdit". Une captivante invitation au recueillement et à la méditation.
Lepori Mauro-Giuseppe ; Scola Angelo ; Ferracci Ma
Le prince des apôtres raconté par l'abbé général des cisterciens : un portrait intime, psychologique, humain de celui qui avait rêvé de ne jamais douter, mentir, trahir. Une histoire d'amour avec Dieu, vécue de l'intérieur. Comment la même personne a-t-elle pu tout quitter pour suivre un homme qu'elle ne connaissait pas, puis le renier après avoir reconnu en lui le messie ? Comment comprendre l'énigmatique " Quo vadis " et le martyr de l'Apôtre Pierre ? Ce parcours n'exprime-t-il pas le paradoxal désir infini d'amour qui réside en chaque homme ? Car le propos de Mauro Giuseppe Lepori est bien de montrer que la vie de Pierre est à l'image de la nôtre. A partir de 14 passages du Nouveau Testament, donc beaucoup sont des paroles de Pierre directement adressées à Jésus, nous entrons dans une proximité inédite avec le prince des Apôtres. Ses limites et ses qualités, ses péchés et sa sainteté, sa psychologie et son caractère sont révélés par les évangiles avec une précision étonnante. Bien plus qu'une énième biographie, l'étude de Mauro Giuseppe Lepori se lit comme une méditation sur l'existence.
Ces deux maîtres spirituels, Thérèse (1515-1582) et Jean (1542-1591), sont aussi deux écrivains de premier plan. Ils furent deux individus engagés dans leur siècle, liés dans la contemplation comme dans l'action, et résolus, pour réformer le Carmel, à affronter le monde auquel ils appartenaient. C'est Thérèse qui initie la Réforme. Elle rédige le Livre de la vie pour y exposer son existence, ses péchés, pour y consigner aussi les «faveurs» que le Seigneur lui a accordées, autrement dit ses expériences mystiques, dont la célèbre «transverbération» : il importe de démontrer aux adversaires de la Réforme et aux tribunaux de l'Inquisition qu'il ne s'agit là ni des simulations d'une illuminée ni de manifestations du démon. Son Livre des fondations décrit non sans humour les difficultés qui émaillent l'installation des couvents de carmélites déchaussées, tandis que Le Château intérieur expose dans une prose empreinte de poésie sa conception du cheminement de l'âme jusqu'à l'union avec Dieu. Quant à Jean de la Croix, dont Thérèse perçut très vite le rayonnement spirituel et dont elle fit son confesseur, c'est pendant son incarcération dans un cachot, alors qu'il est soumis à la solitude la plus absolue et à un traitement inhumain par les opposants à la réforme du Carmel, qu'il compose l'essentiel du Cantique spirituel. Splendide poème du désir et de l'extase, dans lequel expérience poétique et expérience mystique ne sauraient être dissociées, c'est, comme Nuit obscure et Flamme d'amour vive, l'un des textes les plus intenses de la poésie universelle.
Résumé : "Revenons donc maintenant à notre château aux multiples demeures. Vous ne devez pas vous représenter ces demeures à la queue leu leu, comme en enfilade ; portez plutôt vos regards vers le centre, c'est là qu'est la salle où se tient le Roi, et imaginez cela comme un coeur de palmier auquel il faut ôter, avant d'arriver à ce qui est comestible, plusieurs couches d'écorce qui protègent la chair savoureuse." Dans une langue simple et chaleureuse, Thérèse d'Avila nous exhorte avec émotion à un détachement bienfaisant.