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Faiblesse de la volonté et maîtrise de soi. Doctrines antiques, perspectives contemporaines
Lefebvre René ; Tordesillas Alonso
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753507371
Juger qu'une action est la bonne et cependant en effectuer une autre: la chose est d'apparence si paradoxale qu'on a commencé par en nier la possibilité. Les études réunies ici traitent de la façon dont les philosophes antiques. Platon, Aristote ou les stoïciens. ont, de Socrate à Plotin, entrepris de penser l'acrasie et son opposé. la maîtrise de soi. Elles envisagent l'infléchissement ultérieur du questionnement chez les penseurs chrétiens. d'Augustin à Thomas d'Aquin et au stoïcisme moderne. et proposent des réflexions originales sur la décision et l'autonomie. La confrontation entre Takrasiu des anciens et la "faiblesse de la volonté" des contemporains constitue l'une des lignes directrices de ce recueil. Biographie de l'auteur René Lefebvre est professeur à l'université Rennes 1, où il enseigne l'histoire de la philosophie antique. Alonso Tordesillas est professeur à l'université de Provence (Aix-Marseille 1) et Directeur de l'Institut d'histoire de la philosophie (E.A. 3276).
Smith Sam ; Taplin Sam ; Chaspoul Renée ; Lefebvre
Résumé : Un carnet attrayant, à feuillets détachables, avec plus de 180 jeux pour amuser et faire réfléchir les enfants. Il ne manque plus qu'un crayon pour commencer à jouer. Des jeux avec des chiffres et des casse-têtes variés, pour faire des maths en s'amusant ! Les pages détachables permettent de partager les activités entre plusieurs enfants. Les grandes pages remplies de jeux deviennent même des sets de table originaux.
Platon engage très tôt le dialogue avec les hédonistes, dès le Protagoras, où il donne l'impression sans doute trompeuse de les rejoindre, en anticipant l'utilitarisme moderne de Bentham et de Mill. De façon générale, la réprobation de l'hédonisme est chez lui inconditionnelle, tempérée toutefois, à partir de la République, par la condamnation en vis-à-vis des esprits subtils qui identifient souverain bien et pensée. A l'endroit du plaisir, la position riche et nuancée de Platon connaît une évolution : si le Gorgias et le Phédon le dénigrent à peu près sans réserve, l'introduction de la notion de plaisirs vrais, distingués des plaisirs en trompe-l'oeil, ou l'affirmation de l'existence de rapports étroits entre plaisir et vertu, conduisent à lui réserver une meilleure place dans la vie bonne, ainsi qu'en témoignent le Philèbe et les Lois. . . René Lefebvre, né en 1954, est professeur à l'université de Rennes 1, où il enseigne l'histoire de la philosophie antique. Il est l'auteur de quelques dizaines d'articles consacrés à cette discipline. Il vient de publier avec Laurence Villard, Le plaisir. Réflexions antiques, approches modernes, aux Publications des Universités de Rouen et du Havre.
Entre la République de Platon et les grandes oeuvres de la philosophie politique moderne, on oublie parfois la Politique d'Aristote, qui paraît dater : Aristote est favorable à l'esclavage, sexiste, méprise le travail manuel, et ne reconnaît comme Etat que la cité grecque. De plus, il ne se laisse pas aisément récupérer par la pensée contemporaine, n'étant ni démocrate, ni libéral, ni égalitariste. Pourtant, quand il s'agit de distinguer entre les régimes, de comprendre la nature de chacun et les conditions de leur stabilité à tous, d'indiquer la voie du compromis entre les groupes sociaux, ou encore, dans ses rapports avec l'économie ou avec la morale, de définir et louer la politique en termes de justice, d'amitié, d'intérêt commun ou d'épanouissement humain, on ne peut se passer d'Aristote. La difficulté même qu'on éprouve à résumer sa position, faite de tensions et de nuances, est signe de la richesse du propos, à la fois plus réaliste que le propos platonicien, et cependant comme lui soucieux d'identifier le régime le meilleur.
Introduisant à la psychologie d'Aristote, mais aussi à l'histoire de la pensée philosophique sur l'imagination, que découvre Aristote, cet ouvrage entend montrer le caractère à cet égard fondateur du traité De l'âme. L'auteur a publié plusieurs articles sur les sources grecques de l'imagination dans des revues françaises et étrangères. Il est également l'auteur, chez Ellipses, d'une introduction à la Politique d'Aristote, et d'un commentaire de Métaphysique (lambda 7). Sur la collection Collection dirigée par Jean-Pierre Zarader.'Philo-textes"présente, pour les élèves des classes Terminales comme pour les étudiants, un texte bref (opuscule ou extrait d'une oeuvre majeure) qui est commenté de manière à la fois précise, rigoureuse et accessible à un lecteur non spécialiste. La vocation de"Philo-textes"est donc de s'adresser à un large public qui a le souci de lire les textes fondamentaux du corpus philosophique."
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.