Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Six siècles de peintures chinoises. Oeuvres restaurées du musée Cernuschi
Lefebvre Eric
PARIS MUSEES
44,00 €
Épuisé
EAN :9782759600755
Les oeuvres rapportées d'Orient par Henri Cernuschi en 1873 témoignent du premier regard porté par les amateurs européens sur la peinture chinoise. Elles constituent le coeur d'une collection de peintures anciennes, qui, à la suite d'une campagne de restauration de plus de quinze ans, sont ici publiées pour la première fois.La collection du musée Cernuschi permet en effet d'évoquer de nombreux peintres de la Chine impériale, actifs dans les cercles lettrés de l'époque Ming (1368-1644) ou à la cour des empereurs Qing (1644-1911). Grâce aux liens qui unissent le musée aux artistes depuis les années 1940, la collection est surtout associée aux noms des grands créateurs qui ont écrit l'histoire de la peinture chinoise du XXe siècle. Reflets d'une Chine républicaine (1911-1949) secouée par les mutations historiques et travaillée parla modernité, ces oeuvres nous montrent également le destin des artistes tentés par l'Occident, qui ont choisi Paris comme espace de création. Cet ouvrage réunit un ensemble de cent vingt peintures présentées par Éric Lefebvre, conservateur du Patrimoine et responsable du cabinet d'Arts graphiques du musée Cernuschi.
Lefebvre Eric ; Bellec Maël ; Laurent Cédric ; Bik
La collection Chih Lo Lou ("le pavillon de la félicité parfaite"), conservée au musée d'Art de Hong Kong, rassemble des chefs-d'oeuvre de la peinture des dynasties Ming (136g-1644) et Qing (1644-1912). Créées à un moment clé de l'histoire de la Chine, ces oeuvres d'une grande poésie reflètent les aspirations des lettrés à se retirer du monde, pour vivre parmi les collines boisées et les montagnes inaccessibles. Cet ouvrage est une invitation à contempler un bosquet d'automne, des pêchers en fleur et des montagnes baignées dans la brume où jaillit une source, autant qu'à découvrir et comprendre l'histoire de ces artistes majeurs aux oeuvres exceptionnelles.
En réaction aux pressions militaires, politiques et économiques subies par la Chine depuis les guerres de l?opium, une partie des élites intellectuelles chinoisesa pris la décision de se tourner vers l?occident pour moderniser le pays. A partir des années 1920, de plus en plus d?artistes se rendirent en Europe: Paris devait accueillir un grand nombre d?entre eux. Du séjour parisien résulta une profonde rupture avec les traditions artistiques chinoises, non seulement du point de vue technique (adoption de la peinture à l?huile ou de la sculpture en ronde-bosse), mais aussid u point de vue des sujets représentés notamment du corps et les recherches sur le nu, dont l?oeuvre de Sanyu (Chang Yu) témoigne de manière emblématique. Si des tempéraments artistiques très différents se sont affirmés parmi les étudiants chinois présents à Paris, un certain nombre d?expériences communes permettent d?envisager ces années de formation comme une aventure collective. Tout d?abord, l?influence déterminante du contexte dans lequel lespeintres firent leur apprentissage: l?enseignement académique dispensé par l?Ecole des beaux-arts marqua durablement les artistes, qui, comme Xu Beihong, y firent leurs études, tandis que les peintresinscrits dans les académies indépendantes, tel PangXunqin, semblent avoir été sensibles plus tôt à l?influencedes avant-gardes. Il faut enfin rappeler que Paris était aussi un point de départ vers l?Europe. Après leur passage par la capitale française, Xu Beihong et Lin Fengmian séjournèrent en Allemagne, Pan Yuliang étudia la sculpture à Rome et Wu Zuoren s?établit à Bruxelles. Au-delà de la formulation d?une oeuvre personnelle, l?expérience parisienne a eu des répercussions indirectes sur la formation de toute une génération d?artistes chinois. A leur retour en Chine, Xu Beihong et Lin Fengmian, tous deux anciens étudiants de l?Ecole des beaux-arts, ont joué un rôle décisif dans la fondation de l?enseignement de la peinture en Chine. Leurs recherches aboutirent à des formes contrastées de synthèse entre les deux traditions artistiques. Parallèlement, la transposition des techniques de création occidentales et du système des beaux-arts en Chine a permis de former la génération d?artistes qui sont venus à Paris après 1945: parmi lesétudiants formés par Lin Fengmian figuraient Zao Wou-ki(Zhao Wuji), Chu Teh-chun (Zhu Dequn) et Wu Guanzhong.
De la fin de l'empire à la Seconde Guerre mondiale, de la révolution de 1949 à l'ouverture des années 1980, la Chine du XXe siècle est le théâtre de profondes mutations. En phase avec ces changements, la peinture chinoise - caractérisée depuis des siècles par l'usage de l'encre - se réinvente au contact de techniques nouvelles, mais aussi grâce à la redécouverte de son propre passé. Le voyage des artistes joue un rôle moteur dans ce renouvellement. D'une génération à l'autre, les échanges s'étendent de l'Asie à l'Europe et à l'Amérique. Profondément marquée par ce dialogue interculturel, la peinture à l'encre est au centre de débats théoriques, qu'il s'agisse de la définition d'une peinture nationale, de la question du réalisme ou de l'abstraction. Chronique d'un siècle de création artistique, cet ouvrage d'une grande richesse iconographique met particulièrement en lumière les chefs-d'oeuvre de la collection du musée Cernuschi, l'une des rares à réunir de nombreuses oeuvres d'artistes actifs en Chine ou issus de la diaspora.
Lefebvre Eric ; Bellec Maël ; Bianchi Alice ; Peng
L'itinéraire de Walasse Ting (1928-2010), artiste inclassable né près de Shanghai et actif tour à tour à Paris, New York et Amsterdam, préfigure l'internationalisation de l'art contemporain chinois. Au début des années 1950, Walasse Ting gagne Paris où ses créations expressives le rapprochent du groupe CoBrA. Si sa prédilection pour Matisse s'affirme pendant ses années parisiennes, c'est à New York qu'il construit son univers, fait d'allers et retours entre l'encre et la couleur pure, entre les codes de la peinture chinoise et la spontanéité de l'action painting. Tout en retraçant le parcours de Walasse Ting, cet ouvrage présente pour la première fois le fonds exceptionnel du musée Cernuschi, révélant une oeuvre d'une incroyable vitalité, chargée d'érotisme, ainsi que la figure fascinante d'un artiste se désignant lui-même sous le nom symbolique du "voleur de fleurs". Cet ouvrage est publié sous la direction d'Eric Lefebvre et Mael Bellec.
Commandé à Raoul Dufy pour le hall du palais de la Lumière et de l'Electricité construit par Robert Mallet-Stevens pour l'Exposition internationale des arts et techniques dans la vie moderne de 1937, "le plus grand tableau du monde" qu'est La Fée Electricité était promis à l'existence éphémère d'un décor de pavillon d'exposition universelle... Et pourtant, elle est toujours là: son commanditaire, la Compagnie parisienne de distribution d'électricité, la conserva soigneusement, puis la donna après la guerre à la Ville de Paris, qui ne put entreprendre qu'en 1964 les travaux qu'exigeait son installation au coeur du musée d'Art moderne auquel elle semble désormais indissolublement liée. Apogée des recherches que poursuivait Dufy depuis sa période fauve sur ce qu'il appelait la "couleur-lumière', La Fée Electricité fut aussi pour le peintre l'amorce d'un nouveau commencement. A travers l'hymne à l'électricité et à la vie moderne, c'est un véritable hommage à la lumière et aux peintres qui ont cherché à en saisir les multiples variations que Raoul Dufy rend en filigrane. Biographie de l'auteur Martine Contensou est responsable du Service des publics au musée Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris, après avoir été attachée de conservation au musée d'Art moderne de la Ville de Paris, à la maison de Balzac et à la maison de Victor Hugo."
S'il n'y avait pas eu l'Ecole de bijouterie, la joaillerie française ne serait pas telle qu'elle est, en France, depuis plus de cent cinquante ans. L'Ecole l'a toujours accompagnée dans ses besoins, dans son essor, et elle continuera." Michel Baldocchi, directeur général
Comptant plus de cinq mille oeuvres, fresques ou tableaux, la production de Luca Giordano (1634-1705) est immense. Virtuose du pinceau, sa capacité d'adaptation lui valut des commandes prestigieuses, tant à Naples qu'à Florence, mais aussi en Espagne, où il séjourna dix années à la cour de Charles II. Son oeuvre est abondamment présente dans les musées français — que ce soit au Louvre, à Ajaccio, Amiens, Brest, Chambéry, ou encore Rouen —, un pays où il exerça une profonde influence sur les peintres du XVIIIe siècle. Cette monographie, premier ouvrage en français sur l'artiste, dessine le portrait d'un homme exceptionnel, indifférent aux codes et aux règles, doué pour les affaires, et essentiel pour comprendre le paysage artistique du XVIIe siècle européen.
Manzini Charlotte ; Kopp Robert ; Farigoule Jérôme
Le premier ouvrage que signe le jeune Charles Baudelaire est le Salon de 1845. Il nous propose, au travers des écrits esthétiques qu'il publie jusqu'en 1863, de parcourir le paysage artistique d'une période qui voit l'apparition de nouvelles formes concomitamment à la permanence des grands maîtres : cette quinzaine d'années cumule les derniers feux du romantisme, l'apogée du réalisme de Courbet et les débuts d'Edouard Manet, alors que Delacroix et Ingres sont devenus des phares. A côté de ces figures tutélaires, Baudelaire s'attache à des artistes moins en vue, William Haussoullier, George Catlin, Antoine Chazal ou Constantin Guys, dont les oeuvres reflètent autant l'éclectisme de la production de l'époque que l'ambition du poète de proposer une vision originale de la beauté moderne. Il s'agit non seulement de définir un art qui témoigne de la façon la plus accomplie du présent - comme l'atteste son attrait pour les caricaturistes et Daumier, promus au rang de grands peintres - mais aussi de définir une forme qui conjugue "naïveté", "sincérité" et imagination, qualités qui caractérisent en grande partie la sensualité artistique qu'il développe dans le célèbre passage où il en appelle à un musée de l'amour. C'est à la découverte de ces nombreux croisements que vous invite ce livre.