Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'encre en mouvement. Une histoire de la peinture chinoise au XXe siècle
Lefebvre Eric ; Bellec Maël ; Hidalgo Anne
PARIS MUSEES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782759605378
De la fin de l'empire à la Seconde Guerre mondiale, de la révolution de 1949 à l'ouverture des années 1980, la Chine du XXe siècle est le théâtre de profondes mutations. En phase avec ces changements, la peinture chinoise - caractérisée depuis des siècles par l'usage de l'encre - se réinvente au contact de techniques nouvelles, mais aussi grâce à la redécouverte de son propre passé. Le voyage des artistes joue un rôle moteur dans ce renouvellement. D'une génération à l'autre, les échanges s'étendent de l'Asie à l'Europe et à l'Amérique. Profondément marquée par ce dialogue interculturel, la peinture à l'encre est au centre de débats théoriques, qu'il s'agisse de la définition d'une peinture nationale, de la question du réalisme ou de l'abstraction. Chronique d'un siècle de création artistique, cet ouvrage d'une grande richesse iconographique met particulièrement en lumière les chefs-d'oeuvre de la collection du musée Cernuschi, l'une des rares à réunir de nombreuses oeuvres d'artistes actifs en Chine ou issus de la diaspora.
Les oeuvres rapportées d'Orient par Henri Cernuschi en 1873 témoignent du premier regard porté par les amateurs européens sur la peinture chinoise. Elles constituent le coeur d'une collection de peintures anciennes, qui, à la suite d'une campagne de restauration de plus de quinze ans, sont ici publiées pour la première fois.La collection du musée Cernuschi permet en effet d'évoquer de nombreux peintres de la Chine impériale, actifs dans les cercles lettrés de l'époque Ming (1368-1644) ou à la cour des empereurs Qing (1644-1911). Grâce aux liens qui unissent le musée aux artistes depuis les années 1940, la collection est surtout associée aux noms des grands créateurs qui ont écrit l'histoire de la peinture chinoise du XXe siècle. Reflets d'une Chine républicaine (1911-1949) secouée par les mutations historiques et travaillée parla modernité, ces oeuvres nous montrent également le destin des artistes tentés par l'Occident, qui ont choisi Paris comme espace de création. Cet ouvrage réunit un ensemble de cent vingt peintures présentées par Éric Lefebvre, conservateur du Patrimoine et responsable du cabinet d'Arts graphiques du musée Cernuschi.
Lefebvre Eric ; Bellec Maël ; Bianchi Alice ; Peng
L'itinéraire de Walasse Ting (1928-2010), artiste inclassable né près de Shanghai et actif tour à tour à Paris, New York et Amsterdam, préfigure l'internationalisation de l'art contemporain chinois. Au début des années 1950, Walasse Ting gagne Paris où ses créations expressives le rapprochent du groupe CoBrA. Si sa prédilection pour Matisse s'affirme pendant ses années parisiennes, c'est à New York qu'il construit son univers, fait d'allers et retours entre l'encre et la couleur pure, entre les codes de la peinture chinoise et la spontanéité de l'action painting. Tout en retraçant le parcours de Walasse Ting, cet ouvrage présente pour la première fois le fonds exceptionnel du musée Cernuschi, révélant une oeuvre d'une incroyable vitalité, chargée d'érotisme, ainsi que la figure fascinante d'un artiste se désignant lui-même sous le nom symbolique du "voleur de fleurs". Cet ouvrage est publié sous la direction d'Eric Lefebvre et Mael Bellec.
Chu 'eh·Chun (Zhu Dequn) fut un artiste chinois majeur de la seconde moitié du XXe siècle. Né en 1920, il suit les cours de l'Ecole des Beaux-Arts de Hangzhou, dirigée par Lin Fengmian, l'un des principaux hérauts d'une synthèse entre la tradition chinoise et la modernité occidentale. A la fin de ses études, il devient lui-même professeur à Nanjing, puis Taipei, où il sert de modèle à plusieurs générations d'artistes abstraits. En 1955, il embarque pour la France où il fréquente, comme tant d'autres artistes chinois, la Grande Chaumière. Toutefois, l'événement majeur pour l'évolution de son art est la découverte en 1956 de l'oeuvre de Nicolas de Staël. Il passe alors définitivement à l'abstraction. Il intègre rapidement et mêle dans ses toiles plusieurs éléments du vocabulaire plastique de l'école de Paris, des aplats de couleur de Nicolas de Staël (1914-1955) à l'expressivité gestuelle de Hans Hartung (1904-1989). Toutefois, l'inscription de son oeuvre au sein de l'école de Paris est dès le début des années 1960 enrichie de références à la tradition artistique chinoise, que ce soit dans les titres ou dans l'évocation de paysages esquissés, dont les modulations rappellent les lavis d'encre ainsi que, parfois, les compositions picturales de son pays d'origine. C'est l'élaboration de cette nouvelle synthèse qui lui vaut sa célébrité et son statut sur la scène contemporaine. Pour la première fois un ouvrage rassemble une magnifique sélection d'oeuvres sur papier de l'artiste, effectué par son fils.
Champy-Vinas Cécilie ; Pingeot Anne ; Leribault Ch
A la fin du XIXe siècle, la sculpture est partout : dans les musées, mais aussi dans les rues, sur les façades, sur les places et dans les jardins. la "statuomanie" triomphe. Par ses commandes, la ville de paris a largement contribué à faire de la capitale un vaste musée de sculptures à ciel ouvert. Fait exceptionnel, elle a conservé les modèles en plâtre des statues qu'elle a alors fait exécuter pour orner la ville. A l'occasion du réaménagement de la galerie nord du petit palais, cet ouvrage présente les sculptures monumentales du musée, témoins de l'âge d'or de la statuaire publique à Paris.
Manzini Charlotte ; Kopp Robert ; Farigoule Jérôme
Le premier ouvrage que signe le jeune Charles Baudelaire est le Salon de 1845. Il nous propose, au travers des écrits esthétiques qu'il publie jusqu'en 1863, de parcourir le paysage artistique d'une période qui voit l'apparition de nouvelles formes concomitamment à la permanence des grands maîtres : cette quinzaine d'années cumule les derniers feux du romantisme, l'apogée du réalisme de Courbet et les débuts d'Edouard Manet, alors que Delacroix et Ingres sont devenus des phares. A côté de ces figures tutélaires, Baudelaire s'attache à des artistes moins en vue, William Haussoullier, George Catlin, Antoine Chazal ou Constantin Guys, dont les oeuvres reflètent autant l'éclectisme de la production de l'époque que l'ambition du poète de proposer une vision originale de la beauté moderne. Il s'agit non seulement de définir un art qui témoigne de la façon la plus accomplie du présent - comme l'atteste son attrait pour les caricaturistes et Daumier, promus au rang de grands peintres - mais aussi de définir une forme qui conjugue "naïveté", "sincérité" et imagination, qualités qui caractérisent en grande partie la sensualité artistique qu'il développe dans le célèbre passage où il en appelle à un musée de l'amour. C'est à la découverte de ces nombreux croisements que vous invite ce livre.
L'histoire de Vincenzo Gemito (1852-1929) est celle d'un enfant trouvé, élevé dans les rues de Naples, qui va devenir l'un des plus grands sculpteurs de son temps, célébré dans sa ville natale puis dans le reste de l'Italie et en Europe. A vingt-cinq ans, installé à Paris, il fait sensation au Salon puis l'année suivante à l'Exposition universelle de 1878. Tour à tour décrié et adulé par la critique, il introduit le réalisme dans la sculpture italienne. Revenu à Naples, il continue son oeuvre inclassable, notamment de dessinateur, malgré des crises de folie qui l'éloignent progressivement de la scène artistique sans que son nom soit pour autant oublié. Après des décennies de réclusion volontaire, il effectue d'ailleurs un spectaculaire retour à la sculpture dans un registre plus inspiré de l'Antiquité. C'est à la redécouverte de son immense talent de sculpteur et de dessinateur que cet ouvrage invite, à l'occasion de l'exposition proposée par le Petit Palais en partenariat avec le musée de Capodimonte à Naples.
Comptant plus de cinq mille oeuvres, fresques ou tableaux, la production de Luca Giordano (1634-1705) est immense. Virtuose du pinceau, sa capacité d'adaptation lui valut des commandes prestigieuses, tant à Naples qu'à Florence, mais aussi en Espagne, où il séjourna dix années à la cour de Charles II. Son oeuvre est abondamment présente dans les musées français — que ce soit au Louvre, à Ajaccio, Amiens, Brest, Chambéry, ou encore Rouen —, un pays où il exerça une profonde influence sur les peintres du XVIIIe siècle. Cette monographie, premier ouvrage en français sur l'artiste, dessine le portrait d'un homme exceptionnel, indifférent aux codes et aux règles, doué pour les affaires, et essentiel pour comprendre le paysage artistique du XVIIe siècle européen.