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Artistes chinois à Paris
Lefebvre Eric
PARIS MUSEES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782759601752
En réaction aux pressions militaires, politiques et économiques subies par la Chine depuis les guerres de l?opium, une partie des élites intellectuelles chinoisesa pris la décision de se tourner vers l?occident pour moderniser le pays. A partir des années 1920, de plus en plus d?artistes se rendirent en Europe: Paris devait accueillir un grand nombre d?entre eux. Du séjour parisien résulta une profonde rupture avec les traditions artistiques chinoises, non seulement du point de vue technique (adoption de la peinture à l?huile ou de la sculpture en ronde-bosse), mais aussid u point de vue des sujets représentés notamment du corps et les recherches sur le nu, dont l?oeuvre de Sanyu (Chang Yu) témoigne de manière emblématique. Si des tempéraments artistiques très différents se sont affirmés parmi les étudiants chinois présents à Paris, un certain nombre d?expériences communes permettent d?envisager ces années de formation comme une aventure collective. Tout d?abord, l?influence déterminante du contexte dans lequel lespeintres firent leur apprentissage: l?enseignement académique dispensé par l?Ecole des beaux-arts marqua durablement les artistes, qui, comme Xu Beihong, y firent leurs études, tandis que les peintresinscrits dans les académies indépendantes, tel PangXunqin, semblent avoir été sensibles plus tôt à l?influencedes avant-gardes. Il faut enfin rappeler que Paris était aussi un point de départ vers l?Europe. Après leur passage par la capitale française, Xu Beihong et Lin Fengmian séjournèrent en Allemagne, Pan Yuliang étudia la sculpture à Rome et Wu Zuoren s?établit à Bruxelles. Au-delà de la formulation d?une oeuvre personnelle, l?expérience parisienne a eu des répercussions indirectes sur la formation de toute une génération d?artistes chinois. A leur retour en Chine, Xu Beihong et Lin Fengmian, tous deux anciens étudiants de l?Ecole des beaux-arts, ont joué un rôle décisif dans la fondation de l?enseignement de la peinture en Chine. Leurs recherches aboutirent à des formes contrastées de synthèse entre les deux traditions artistiques. Parallèlement, la transposition des techniques de création occidentales et du système des beaux-arts en Chine a permis de former la génération d?artistes qui sont venus à Paris après 1945: parmi lesétudiants formés par Lin Fengmian figuraient Zao Wou-ki(Zhao Wuji), Chu Teh-chun (Zhu Dequn) et Wu Guanzhong.
Les oeuvres rapportées d'Orient par Henri Cernuschi en 1873 témoignent du premier regard porté par les amateurs européens sur la peinture chinoise. Elles constituent le coeur d'une collection de peintures anciennes, qui, à la suite d'une campagne de restauration de plus de quinze ans, sont ici publiées pour la première fois.La collection du musée Cernuschi permet en effet d'évoquer de nombreux peintres de la Chine impériale, actifs dans les cercles lettrés de l'époque Ming (1368-1644) ou à la cour des empereurs Qing (1644-1911). Grâce aux liens qui unissent le musée aux artistes depuis les années 1940, la collection est surtout associée aux noms des grands créateurs qui ont écrit l'histoire de la peinture chinoise du XXe siècle. Reflets d'une Chine républicaine (1911-1949) secouée par les mutations historiques et travaillée parla modernité, ces oeuvres nous montrent également le destin des artistes tentés par l'Occident, qui ont choisi Paris comme espace de création. Cet ouvrage réunit un ensemble de cent vingt peintures présentées par Éric Lefebvre, conservateur du Patrimoine et responsable du cabinet d'Arts graphiques du musée Cernuschi.
Lefebvre Eric ; Moscatiello Manuela ; Hidalgo Anne
La côte du Japon est encore invisible, mais déjà les neiges du volcan s'élèvent dans les nuages comme une féerique apparition. [...] Nous voici arrivés à l'extrémité de l'Asie ; nous venons de faire la moitié du tour du monde ; nous commençons la visite des pays d'Orient par le Japon, celui de tous qui est resté le plus longtemps fermé aux Européens." (Théodore Duret, Voyage en Asie,1874) Ainsi commence l'aventure qui va faire d'Henri Cernuschi l'un des collectionneurs les plus importants de son temps. Du Japon à l'Inde en passant par la Chine, l'Indonésie et le Sri Lanka, le périple qu'il effectue en compagnie de Théodore Duret est ponctué de découvertes qui lui inspireront le projet visionnaire de créer l'un des premiers musées dédiés aux arts asiatiques en France. Publié à l'occasion du 150e anniversaire du retour d'Asie d'Henri Cernuschi en 1873, cet ouvrage invite à redécouvrir l'itinéraire du voyageur et collectionneur dont la contribution novatrice a permis l'émergence en Europe de la révolution du goût connue sous le nom de japonisme.
Mouchoirs imprégnés de larmes, veille sans sommeil. Nuit profonde, son des chants du palais de devant. Femme au teint encore rose et déjà délaissée, Penchée sur son brûle-parfum, en attendant l'aube.
De la chute de Napoléon à la révolution de 1848, Paris, refusant tout repli identitaire, s'impose comme le carrefour culturel de l'Europe. Cet ouvrage met en scène l'extraordinaire foisonnement artistique qui anime Paris durant cette période. En dépit des aléas politiques, la capitale épouse l'anglophilie littéraire comme vestimentaire, se passionne pour l'Espagne, soutient la cause grecque et pleure la Pologne, découvre l'Allemagne sans pour autant renoncer à l'opéra italien. Elle attire aussi bien Rossini que Liszt et Chopin, se délecte des batailles littéraires, et s'étourdit de luxe et de raffinement. A travers une iconographie abondante accompagnée de nombreux essais et commentaires d'oeuvres, l'ouvrage nous entraîne dans les hauts lieux parisiens du romantisme : des galeries du Palais-Royal au Salon, de la Comédie-Française à la bohème du Quartier latin, de la Nouvelle Athènes aux Grands Boulevards. Loin de se limiter à la peinture et à la sculpture, cette promenade englobe l'architecture, la littérature, le théâtre, la musique, l'opéra et la danse, sans oublier la mode et les arts décoratifs, offrant ainsi au lecteur un panorama saisissant de l'effervescence de l'époque romantique.
Comptant plus de cinq mille oeuvres, fresques ou tableaux, la production de Luca Giordano (1634-1705) est immense. Virtuose du pinceau, sa capacité d'adaptation lui valut des commandes prestigieuses, tant à Naples qu'à Florence, mais aussi en Espagne, où il séjourna dix années à la cour de Charles II. Son oeuvre est abondamment présente dans les musées français — que ce soit au Louvre, à Ajaccio, Amiens, Brest, Chambéry, ou encore Rouen —, un pays où il exerça une profonde influence sur les peintres du XVIIIe siècle. Cette monographie, premier ouvrage en français sur l'artiste, dessine le portrait d'un homme exceptionnel, indifférent aux codes et aux règles, doué pour les affaires, et essentiel pour comprendre le paysage artistique du XVIIe siècle européen.
Champy-Vinas Cécilie ; Pingeot Anne ; Leribault Ch
A la fin du XIXe siècle, la sculpture est partout : dans les musées, mais aussi dans les rues, sur les façades, sur les places et dans les jardins. la "statuomanie" triomphe. Par ses commandes, la ville de paris a largement contribué à faire de la capitale un vaste musée de sculptures à ciel ouvert. Fait exceptionnel, elle a conservé les modèles en plâtre des statues qu'elle a alors fait exécuter pour orner la ville. A l'occasion du réaménagement de la galerie nord du petit palais, cet ouvrage présente les sculptures monumentales du musée, témoins de l'âge d'or de la statuaire publique à Paris.
La collection révolutionnaire du musée Carnavalet, musée de l'Histoire de Paris, est sans équivalent au monde. L'abondance, comme la variété des ?uvres conservées - peintures, dessins, sculptures, mobilier, faïences et porcelaines, reliques de la vie quotidienne permet une extraordinaire moisson d'images. Avec autant de science que de curiosité, Philippe de Carbonnières s'est penché sur les pièces les plus riches de souvenirs: une toile d'Hubert Robert, une maquette de la Bastille, le nécessaire de toilette de Danton, le portrait de l'Incorruptible, la chambre de la famille royale au Temple... Mieux qu'un guide, ce sixième titre de la collection "Petites Capitales" est une invitation à prêter l'oreille à la voix des choses, à retrouver les grands acteurs comme les temps forts d'une histoire décisive.