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Retour d’Asie. Henri Cernuschi, un collectionneur au temps du japonisme
Lefebvre Eric ; Moscatiello Manuela ; Hidalgo Anne
PARIS MUSEES
35,00 €
En stock
EAN :9782759605576
La côte du Japon est encore invisible, mais déjà les neiges du volcan s'élèvent dans les nuages comme une féerique apparition. [...] Nous voici arrivés à l'extrémité de l'Asie ; nous venons de faire la moitié du tour du monde ; nous commençons la visite des pays d'Orient par le Japon, celui de tous qui est resté le plus longtemps fermé aux Européens." (Théodore Duret, Voyage en Asie,1874) Ainsi commence l'aventure qui va faire d'Henri Cernuschi l'un des collectionneurs les plus importants de son temps. Du Japon à l'Inde en passant par la Chine, l'Indonésie et le Sri Lanka, le périple qu'il effectue en compagnie de Théodore Duret est ponctué de découvertes qui lui inspireront le projet visionnaire de créer l'un des premiers musées dédiés aux arts asiatiques en France. Publié à l'occasion du 150e anniversaire du retour d'Asie d'Henri Cernuschi en 1873, cet ouvrage invite à redécouvrir l'itinéraire du voyageur et collectionneur dont la contribution novatrice a permis l'émergence en Europe de la révolution du goût connue sous le nom de japonisme.
Résumé : Plus de 200 oeuvres provenant de 27 institutions et musées chinois, parmi lesquelles figurent nombre de trésors nationaux et des découvertes archéologiques inédites, lèvent le voile sur l'art et la société des Han. Cette dynastie, qui s'est épanouie pendant quatre siècles (206 av. J.-C.-220 apr. J.-C.) est décisive dans l'histoire de la Chine : ces temps d'innovation artistique et technique qui ont aussi vu naître chefs-d'oeuvre littéraires et sommes historiques, en font l'un des moments les plus brillants. Grâce à la richesse et à la diversité de ces oeuvres, issues principalement de la sphère funéraire, tous les éléments fondateurs de cette société sont révélés : l'art de vivre aristocratique, la politique impériale, l'économie, la diplomatie et les échanges commerciaux, notamment par la route de la soie qui naît à cette époque, l'écriture ainsi que les activités du quotidien - la cuisine, le jeu, la musique, la danse, les parures et les costumes. Ce vaste panorama de la création sous l'empire des Han constitue enfin un précieux témoignage des conceptions de l'au-delà prévalant à cette époque.
En réaction aux pressions militaires, politiques et économiques subies par la Chine depuis les guerres de l?opium, une partie des élites intellectuelles chinoisesa pris la décision de se tourner vers l?occident pour moderniser le pays. A partir des années 1920, de plus en plus d?artistes se rendirent en Europe: Paris devait accueillir un grand nombre d?entre eux. Du séjour parisien résulta une profonde rupture avec les traditions artistiques chinoises, non seulement du point de vue technique (adoption de la peinture à l?huile ou de la sculpture en ronde-bosse), mais aussid u point de vue des sujets représentés notamment du corps et les recherches sur le nu, dont l?oeuvre de Sanyu (Chang Yu) témoigne de manière emblématique. Si des tempéraments artistiques très différents se sont affirmés parmi les étudiants chinois présents à Paris, un certain nombre d?expériences communes permettent d?envisager ces années de formation comme une aventure collective. Tout d?abord, l?influence déterminante du contexte dans lequel lespeintres firent leur apprentissage: l?enseignement académique dispensé par l?Ecole des beaux-arts marqua durablement les artistes, qui, comme Xu Beihong, y firent leurs études, tandis que les peintresinscrits dans les académies indépendantes, tel PangXunqin, semblent avoir été sensibles plus tôt à l?influencedes avant-gardes. Il faut enfin rappeler que Paris était aussi un point de départ vers l?Europe. Après leur passage par la capitale française, Xu Beihong et Lin Fengmian séjournèrent en Allemagne, Pan Yuliang étudia la sculpture à Rome et Wu Zuoren s?établit à Bruxelles. Au-delà de la formulation d?une oeuvre personnelle, l?expérience parisienne a eu des répercussions indirectes sur la formation de toute une génération d?artistes chinois. A leur retour en Chine, Xu Beihong et Lin Fengmian, tous deux anciens étudiants de l?Ecole des beaux-arts, ont joué un rôle décisif dans la fondation de l?enseignement de la peinture en Chine. Leurs recherches aboutirent à des formes contrastées de synthèse entre les deux traditions artistiques. Parallèlement, la transposition des techniques de création occidentales et du système des beaux-arts en Chine a permis de former la génération d?artistes qui sont venus à Paris après 1945: parmi lesétudiants formés par Lin Fengmian figuraient Zao Wou-ki(Zhao Wuji), Chu Teh-chun (Zhu Dequn) et Wu Guanzhong.
Lefebvre Eric ; Bellec Maël ; Laurent Cédric ; Bik
La collection Chih Lo Lou ("le pavillon de la félicité parfaite"), conservée au musée d'Art de Hong Kong, rassemble des chefs-d'oeuvre de la peinture des dynasties Ming (136g-1644) et Qing (1644-1912). Créées à un moment clé de l'histoire de la Chine, ces oeuvres d'une grande poésie reflètent les aspirations des lettrés à se retirer du monde, pour vivre parmi les collines boisées et les montagnes inaccessibles. Cet ouvrage est une invitation à contempler un bosquet d'automne, des pêchers en fleur et des montagnes baignées dans la brume où jaillit une source, autant qu'à découvrir et comprendre l'histoire de ces artistes majeurs aux oeuvres exceptionnelles.
Comptant plus de cinq mille oeuvres, fresques ou tableaux, la production de Luca Giordano (1634-1705) est immense. Virtuose du pinceau, sa capacité d'adaptation lui valut des commandes prestigieuses, tant à Naples qu'à Florence, mais aussi en Espagne, où il séjourna dix années à la cour de Charles II. Son oeuvre est abondamment présente dans les musées français — que ce soit au Louvre, à Ajaccio, Amiens, Brest, Chambéry, ou encore Rouen —, un pays où il exerça une profonde influence sur les peintres du XVIIIe siècle. Cette monographie, premier ouvrage en français sur l'artiste, dessine le portrait d'un homme exceptionnel, indifférent aux codes et aux règles, doué pour les affaires, et essentiel pour comprendre le paysage artistique du XVIIe siècle européen.
Rosenberg Pierre ; Lhinares Laurence ; Rombout Côm
Débutée dans les années 1970, la collection de Véronique et Louis-Antoine Prat est devenue l'un des ensembles privés de dessins parmi les plus prestigieux au monde. Ce catalogue révèle toute la puissance de cette sélection, qui se concentre sur l'école française avant 1900, et offre un panorama particulièrement représentatif de trois siècles d'art du dessin, de Callot à Seurat. La collection Prat résulte d'une rare alchimie : la rencontre d'un goût raffiné, d'un sens affuté de la chasse au trésor et, ici plus que jamais, d'une érudition sans faille.
Manzini Charlotte ; Kopp Robert ; Farigoule Jérôme
Le premier ouvrage que signe le jeune Charles Baudelaire est le Salon de 1845. Il nous propose, au travers des écrits esthétiques qu'il publie jusqu'en 1863, de parcourir le paysage artistique d'une période qui voit l'apparition de nouvelles formes concomitamment à la permanence des grands maîtres : cette quinzaine d'années cumule les derniers feux du romantisme, l'apogée du réalisme de Courbet et les débuts d'Edouard Manet, alors que Delacroix et Ingres sont devenus des phares. A côté de ces figures tutélaires, Baudelaire s'attache à des artistes moins en vue, William Haussoullier, George Catlin, Antoine Chazal ou Constantin Guys, dont les oeuvres reflètent autant l'éclectisme de la production de l'époque que l'ambition du poète de proposer une vision originale de la beauté moderne. Il s'agit non seulement de définir un art qui témoigne de la façon la plus accomplie du présent - comme l'atteste son attrait pour les caricaturistes et Daumier, promus au rang de grands peintres - mais aussi de définir une forme qui conjugue "naïveté", "sincérité" et imagination, qualités qui caractérisent en grande partie la sensualité artistique qu'il développe dans le célèbre passage où il en appelle à un musée de l'amour. C'est à la découverte de ces nombreux croisements que vous invite ce livre.
Champy-Vinas Cécilie ; Pingeot Anne ; Leribault Ch
A la fin du XIXe siècle, la sculpture est partout : dans les musées, mais aussi dans les rues, sur les façades, sur les places et dans les jardins. la "statuomanie" triomphe. Par ses commandes, la ville de paris a largement contribué à faire de la capitale un vaste musée de sculptures à ciel ouvert. Fait exceptionnel, elle a conservé les modèles en plâtre des statues qu'elle a alors fait exécuter pour orner la ville. A l'occasion du réaménagement de la galerie nord du petit palais, cet ouvrage présente les sculptures monumentales du musée, témoins de l'âge d'or de la statuaire publique à Paris.