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Splendeurs des Han. Essor de l'empire céleste
Lefebvre Eric ; Tsao Huei-Chung
FLAMMARION
19,90 €
Épuisé
EAN :9782081348844
Plus de 200 oeuvres provenant de 27 institutions et musées chinois, parmi lesquelles figurent nombre de trésors nationaux et des découvertes archéologiques inédites, lèvent le voile sur l'art et la société des Han. Cette dynastie, qui s'est épanouie pendant quatre siècles (206 av. J.-C.-220 apr. J.-C.) est décisive dans l'histoire de la Chine : ces temps d'innovation artistique et technique qui ont aussi vu naître chefs-d'oeuvre littéraires et sommes historiques, en font l'un des moments les plus brillants. Grâce à la richesse et à la diversité de ces oeuvres, issues principalement de la sphère funéraire, tous les éléments fondateurs de cette société sont révélés : l'art de vivre aristocratique, la politique impériale, l'économie, la diplomatie et les échanges commerciaux, notamment par la route de la soie qui naît à cette époque, l'écriture ainsi que les activités du quotidien - la cuisine, le jeu, la musique, la danse, les parures et les costumes. Ce vaste panorama de la création sous l'empire des Han constitue enfin un précieux témoignage des conceptions de l'au-delà prévalant à cette époque.
Chu 'eh·Chun (Zhu Dequn) fut un artiste chinois majeur de la seconde moitié du XXe siècle. Né en 1920, il suit les cours de l'Ecole des Beaux-Arts de Hangzhou, dirigée par Lin Fengmian, l'un des principaux hérauts d'une synthèse entre la tradition chinoise et la modernité occidentale. A la fin de ses études, il devient lui-même professeur à Nanjing, puis Taipei, où il sert de modèle à plusieurs générations d'artistes abstraits. En 1955, il embarque pour la France où il fréquente, comme tant d'autres artistes chinois, la Grande Chaumière. Toutefois, l'événement majeur pour l'évolution de son art est la découverte en 1956 de l'oeuvre de Nicolas de Staël. Il passe alors définitivement à l'abstraction. Il intègre rapidement et mêle dans ses toiles plusieurs éléments du vocabulaire plastique de l'école de Paris, des aplats de couleur de Nicolas de Staël (1914-1955) à l'expressivité gestuelle de Hans Hartung (1904-1989). Toutefois, l'inscription de son oeuvre au sein de l'école de Paris est dès le début des années 1960 enrichie de références à la tradition artistique chinoise, que ce soit dans les titres ou dans l'évocation de paysages esquissés, dont les modulations rappellent les lavis d'encre ainsi que, parfois, les compositions picturales de son pays d'origine. C'est l'élaboration de cette nouvelle synthèse qui lui vaut sa célébrité et son statut sur la scène contemporaine. Pour la première fois un ouvrage rassemble une magnifique sélection d'oeuvres sur papier de l'artiste, effectué par son fils.
De la fin de l'empire à la Seconde Guerre mondiale, de la révolution de 1949 à l'ouverture des années 1980, la Chine du XXe siècle est le théâtre de profondes mutations. En phase avec ces changements, la peinture chinoise - caractérisée depuis des siècles par l'usage de l'encre - se réinvente au contact de techniques nouvelles, mais aussi grâce à la redécouverte de son propre passé. Le voyage des artistes joue un rôle moteur dans ce renouvellement. D'une génération à l'autre, les échanges s'étendent de l'Asie à l'Europe et à l'Amérique. Profondément marquée par ce dialogue interculturel, la peinture à l'encre est au centre de débats théoriques, qu'il s'agisse de la définition d'une peinture nationale, de la question du réalisme ou de l'abstraction. Chronique d'un siècle de création artistique, cet ouvrage d'une grande richesse iconographique met particulièrement en lumière les chefs-d'oeuvre de la collection du musée Cernuschi, l'une des rares à réunir de nombreuses oeuvres d'artistes actifs en Chine ou issus de la diaspora.