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Les chroniques de Montreuil
Leclanche Jean-Fabien
DE JUILLET
35,00 €
Épuisé
EAN :9782365100731
Le loup s'est avancé sans être reconnu car, ce jour-là, le loup portait le masque de l'agneau. C'est ainsi que le Grand Paris est entré dans Montreuil ce dimanche de juillet. L'après-midi touche à sa fin, la dolce vita du Bal Rital de la Girandole enivre les murs à pêches de mélodies sucrées et vaguement suran- nées. Les enfants grouillent et tintamarrent autour des roulottes à lampions, les mamans rayonnent dans leurs jolies robes à fleurs, des couples énamou- rés grignotent des spécialités du sud sur de petites tables en fer, disposées ça et là dans le Théâtre de Verdure. L'accordéon ruisselle en feux follets légers, des notes qui sautillent dans le dédale des arbres fins à la pousse rectiligne. Un peu à l'écart, une grande scène attend sagement son heure dans le silence des instruments posés à même le sol". Jean-Fabien Leclanche (extrait) Les Chroniques de Montreuil, second livre de Jean-Fa- bien Leclanche, s'inscrit dans la continuité du travail entamé en 2015 avec Good Morning Montreuil, un premier livre publié aux Editions de Juillet, et désor- mais épuisé. Cet ouvrage s'articule autour de 8 textes, 8 entrées thématiques pour raconter cette ville de la banlieue rouge aux prises avec les grandes transformations imposées par l'avancée des chantiers du Grand Paris et les nouveaux impératifs du vivre ensemble dans un hyper territoire en interrogeant la place de l'humain dans l'environnement urbain. Jean-Fabien développe ainsi sa pratique autour de la mémoire éphémère des lieux et se place autant dans une optique narrative que documentaire. C'est par des chemins détournés que Jean-Fabien Leclanche est arrivé en photographie. Journaliste et enseignant, issu de la presse écrite traditionnelle, il s'est très tôt intéressé au web puis aux réseaux sociaux.
Résumé : Travaux 1967-1992 : " Ce volume rassemble mes principaux articles, parus dans diverses revues depuis 1967. Dans leur succession, on ne trouvera pas de rupture, mais on pourra reconnaître un mouvement que j'aime à figurer par une spirale : passer, de façon cyclique, à la verticale de certains points problématiques, chaque spire prenant un peu plus de distance par rapport à la précédente et dessinant plus nettement les options et les différences. C'est au sein de l'expérience inaugurée par Freud, expérience indissolublement clinique et théorique - je dirai : philosophique - que se situe ma pensée ; non pas pour en polir les angles ou en perfectionner les détails mais pour la faire travailler, et, au plein sens des mots, lui faire " rendre l'âme ". Tâche évidemment infinie et que le texte inaugurant ce volume ne peut avoir pour objet de conclure : il est au contraire une méditation sur la nécessité de sans cesse rouvrir la brèche originaire, jadis ouverte par l'étrangeté de l'autre. Si ce n'était là le vif de notre pratique et le nouveau de son (re)commencement, la psychanalyse ne serait qu'une pauvre et déjà obsolète ingénierie de l'âme. " JEAN LAPLANCHE
Poursuivant l'analyse critique de la pensée freudienne, oeuvrant pour un retour aux sources, Jean Laplanche s'attaque à la vision de la sexualité par Freud et selon lui le "fourvoiement" de sa conception initiale : "fourvoiements de Freud et à la suite de Freud". Cet ouvrage reprend le texte du cours prononcé dans le cadre d'un DEA de psychanalyse en 1991-1992 "Dénoncer un fourvoiement biologisant de Freud n'est nullement dénoncer la biologie dans l'être humain. C'est au contraire lui restituer une place positive et non plus mythologique ; c'est permettre des recherches précises sur la façon dont les fantasmes sexuels viennent habiter, dévier et reprendre en "sous-oeuvre" un fonctionnement biologique que l'éthologie humaine commence à mieux décrire."
Je suis courage " est né sous l'impulsion de Joseph Aimard, étudiant et bénévole au Secours catholique. Ce travail photographique s'inscrit dans un mouvement par-delà les frontières, un mouvement d'errance dans un Paris de contrastes : on y croise des visages, dans des lieux tantôt reconnaissables et touristiques, tantôt mystérieux et intimes. Ce travail a été réalisé à l'aide d'appareils argentiques jetables utilisés par huit photographes migrants qui racontent leurs quotidiens, leurs solitudes, leurs combats et leurs espoirs. A ces images ont été associés des mots, choisis par les photographes pour illustrer ce qui les frappe, les amuse, les habite et les incite à appuyer sur le déclencheur. Ce qui unit la pluralité de ces narrations est bel et bien un jeu de contradictions : la détresse du mal-logement, de l'exclusion et de la précarité se pose face au calme et au silence du refuge. Etrangers en France selon la loi, ils s'approprient pourtant le territoire qu'ils photographient et en deviennent de la sorte une partie intégrante. Submergés par d'interminables et impersonnelles démarches administratives, ils retrouvent une voix et une singularité dans la création artistique. Freinés par le besoin et la pauvreté, par l'irrégularité de leur situation juridique, par l'incertitude qui caractérisent leur futur, ils se projettent vers l'avant, malgré l'assurance des difficultés à venir. Ce livre âpre et emprunt de tendresse, par le biais d'un regard franc et nouveau, met en lumière ce que la distance, linguistique, culturelle, sociale, empêche souvent de saisir dans la réalité de l'exil. Il témoigne du déracinement raconté par ceux qui le vive. Le collectif " Cèdre Photographe " est né en Janvier 2022 d'un projet de témoignage visant à mettre l'outil photographique au service de personnes exilées. Cette initiative, proposée par Joseph Aimard, a été mise en place avec le concours du Centre d'Entraide pour les Demandeurs d'asile et les Réfugiés, une antenne du Secours Catholique dans le 19ème arrondissement de Paris. Le collectif compte aujourd'hui huit membres : Harouna S., Khalid M., Mamadou Lamine D., Ousmane B., Riadh D., Richard C., Seydou D. et Tidjane D.
Première monographie consacrée à ce grand photojournaliste, Journal d'un photographe nous fait traverser les secousses du monde, du Nicaragua au conflit israélo-palestinien, de la Tchétchénie à la Pologne, de la Chine à la Slovaquie. Ses photos emblématiques de l'histoire récente s'accompagnent de son travail personnel, sensible et intimiste, regard émouvant sur son histoire familiale. Cet ouvrage, riche d'un corpus de plus de 200 photographies , comprendra des textes issus du blog éponyme du photographe. "Jeune, j'allais au bout des pistes de l'aéroport d'Orly regarder les avions atterrir. Ils me faisaient rêver de toutes ces terres lointaines qui remplissaient mes livres de géographie et qui me paraissaient inatteignables. Mon premier vol m'amena en Scandinavie, début d'aventures à venir. Mais ce fut le vendredi 30 août 1968, à 23h53 à la gare de Lyon, qui restera comme le jour de la vraie rupture. C'est dans un train à destination d'Istanbul que je quittais la France, bien décidé à ne jamais revenir. Après avoir photographié pendant de très nombreuses années le tumulte du monde, j'éprouvais un besoin d'un retour sur l'intime, en me rapprochant de mes parents vieillissants. C'est à ce moment que ma mère perdit la mémoire. Mémoire, disparition, identité sont les thèmes qui tissent ce travail photographique sur les traces de mes origines. L'image est un moyen de maintenir la vie en fixant pour toujours des évènements, petits ou grands, proches ou lointains dont nous sommes témoins et parfois acteurs. Que reste-t-il de notre mémoire, si ce n'est une photographie ? "
Résumé : Réalisé dans les Côtes-d'Armor en 2001 puis 2008, ce travail photographique témoigne de la relation du médecin de famille à ses patients. Denis Bourges suit au plus près son père, médecin de campagne, dans sa dernière année d'exercice, jusqu'à la relève, Christophe, sur les traces de son aîné. Ces photographies racontent ce qui est habituellement tenu au secret médical : une intimité, une écoute, un lien social. La relation entre le patient et son médecin s'expérimente à chaque visite. Elle est à la fois universelle et subjective. Se joue alors le rapport que nous entretenons à notre corps, à la maladie, à la vie, mais aussi à notre disparition... Proches de ce road movie, nous suivons les médecins dans leurs visites. Christophe reproduit les gestes de son prédécesseur, avec la même humanité et la même passion pour son métier, soigner. Les deux hommes incarnent leur métier et nous racontent par la chaleur de leur présence combien elle est indispensable.
Le 22 janvier 1933, Méheut est invité à la Ciotat pour lelancement du paquebot Président-Doumer. Il adresse alors à sa collaboratriceYvonne Jean- Haffen cinq croquis à la gouache qui constituent une petitechronique en images de l'événement (Dinan, musée de la Grande Vigne). En 2020, une autre oeuvre en lien, plus grande et plus aboutie, est acquise par le muséeMathurin Méheut. Cette gouache, remarquable par ses qualités decomposition et son chromatisme, sera présentée pour la première fois au publicdans le nouveau musée. A cette occasion, l'exposition d'inauguration seraconsacrée aux paquebots, en hommage à ces machines géantes que Méheut areprésentées, décorées, et sur lesquelles il a aussi voyagé. Entre 1923 et 1950, Méheut réalise des travaux de décors et d'illustrations pour une vingtaine depaquebots des deux grandes compagnies maritimes françaises : les MessageriesMaritimes (lignes du Moyen et de l'Extrême-Orient, des océans Indien etPacifique) et la Compagnie générale transatlantique. Outre laréalisation de décors, Méheut collabore de diverses manières avec les compagniesmaritimes. En 1927, il participe à l'Album édité par les Messageries Maritimes àl'occasion du 75e anniversaire de la compagnie et réalise plusieurs études surle thème de la licorne, son emblème. En 1928, il crée le carton pour la mosaïqueau sol du hall de l'hôtel des Messageries Maritimes à Paris, réalisée par Gentil& Bourdet. Enfin, Méheut travaille à des illustrations destinées auxcartes-menus ainsi qu'aux plaquettes et brochures publicitaires des deuxcompagnies. La composition du Président-Doumer est très originale auregard de son sujet principal, le paquebot. Dans un format panoramique, Méheutdéploie l'imposante masse rouge minium au second plan. Cette coque encore viergede tout équipement apparaît, statique, comme coincée entre les rochers de laCiotat et le quai où des pêcheurs s'activent dans la plus totaleindifférence. Dans cette représentation, Méheut laisse de côté cequi est mis en avant dans l'iconographie habituelle du paquebot : la majesté, legigantisme, le modernisme, la puissance conquérante et l'imaginaire du voyage, le tout servi par des compositions dynamiques. Dans ses croquisréalisés en tant que passager à bord de l'Ile-de-France, Méheut préfères'arrêter sur des scènes anecdotiques plutôt que sur les très chics voyageurs, ou sur le détail d'un hublot plutôt que sur le cadre somptueux des premièresclasses. La singularité de son regard sur la vie à bord se mesure àl'aune des images, très mises en scène, données par la photographie et lesdessins promotionnels de l'époque. Ce ne sont pas tant le luxe, l'élégance etl'art de vivre qui intéressent Méheut que des petits instants de vie saisis à lavolée.