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La main du scribe
Leclair Bertrand
MERCURE DE FRAN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782715223592
... L'ambivalence me tenaillait, ces jours-là, dans l'attente d'une nouvelle paternité, et tout autant la peur de ne plus écrire, la crainte des nuits trouées, cet au-delà de la dépense. J'ajoute ces lignes au milieu de la nuit, le 27 novembre à 4 heures du matin, après m'être péniblement extrait du lit pour répondre aux appels de Kateb affamé dans son berceau, celui que nous avons décidé de nommer K. et pourquoi pas Kateb avant d'apprendre ce que signifie ce nom venu de la nuit des temps, ce que signifient ces trois consonnes, K.T.B., ainsi associées en arabe comme en hébreu pour désigner celui qui écrit, celui qui écrit et tient la main du scribe, Katébé. Oui, j'ajoute ces lignes à 4 heures du matin, euphorique, alors qu'en criant pour m'arracher à la réparation des rêves Kateb vient de me tendre une nouvelle clé ; j'ajoute ces lignes euphoriques après qu'en titubant dans le brouillard du demi-sommeil, transportant léger ce petit corps somnolent dans mes bras trop lourds, j'ai compris comment donner une nouvelle impulsion à ce manuscrit sur le chemin qui mène du " Fracas des tôles mentales " à la lumière d'une nouvelle " Paternité " - compris qu'en portant ainsi Kateb dans la nuit, je portais celui qui tient la main du scribe qui porte dans ses bras celui qui tient la main du scribe ...
Résumé : A l'instigation de Franc ois Bon qui venait de fonder la maison Publie. net, j'ai re uni plusieurs textes consacre s au long des anne es a Paul Gauguin, a la croise e de sa vie et d'une oeuvre qui est aussi litte raire : outre son abondante correspondance, Gauguin est un me morialiste et un pamphle taire remarquable, dont l'e criture a pre et rugueuse danse face au lecteur comme les jambes du boxeur sur le ring. Le titre donne a cet ensemble de textes relevant de genres diffe rents (la fiction biographique a travers un feuilleton radiophonique, l'essai critique ou la "lecture d'image") est une invitation a le lire comme un chantier destine a rester ouvert. L'oeuvre du peintre qui revendiquait "le droit de tout oser" et affirmait avoir "voulu vouloir" est suffisamment ente tante pour qu'on y revienne sans cesse. Elle est de celles ou l'on puise e nergie et lumie re, cette lumie re si particulie re qui faisait dire a Mallarme , face aux premie res toiles tahitiennes, qu'il est extraordinaire de ge ne rer "tant de myste re dans tant d'e clat" .
A Berlin, Marc rencontre l?une de ses lectrices, Hannah, belle jeune femme d?une trentaine d?années. Une liaison se noue entre eux, d?un érotisme envoûtant. Mais il lui faut vite admettre qu?il a été manipulé. Hannah avait mission de le séduire pour le compte d?une "princesse" mariée à un richissime oligarque russe. La curiosité et son attrait pour Hannah l?entraînent à accepter une invitation sur une petite île grecque dont il ne doit connaître ni le nom ni la localisation. Cette princesse y dirige une somptueuse Villa du Jouir, sorte de phalanstère moderne ?ou bordel de luxe ?? au centre d?enjeux politiques et économiques internationaux. Les hommes invités y sont initiés au partage d?une nouvelle dimension du plaisir. Echange véritable ? Autre chemin de l?amour ? Un grand texte érotique, dans la lignée de L?Anglais décrit dans le château fermé, du Roi des fées, du Château de Cène?
Ce que ça nous fait, ce que ça peut bien nous faire, la littérature, ici et maintenant, à tous et à chacun?" Destiné à interroger les puissances de la littérature, cet essai repose sur une conviction qui restait à vérifier: les livres qui nous ont profondément marqués en savent long sur nous - et peut-être plus long que nous. Ils sont gros de tout ce que nous ne savons plus savoir, au quotidien laborieux des jours, tout ce que nous préférons enfouir par conformisme et par habitude sous la "connaissance conventionnelle". Récit d'une expérience, Dans les rouleaux du temps mobilise les oeuvres de Céline et de Mallarmé, d'Aragon et de Cixous, mais aussi Sur la route ou encore Histoire d'O. Comme le fleuve à l'embouchure, il ne pouvait que se jeter dans l'expérience proustienne, cependant: A la recherche du temps perdu est bien "le" livre des livres, le livre qui délivre - et qui délivre quoi, sinon la littérature, et donc la vie?
Ce qui lui fait peur, c'est cette violence folle que ses fils peuvent libérer à l'extérieur, d'une seconde à l'autre, métamorphosés, bouffis de haine, à terroriser tout le quartier. La violence... Depuis quand ? Voilà une question qui l'agite, tout au fond d'elle-même, là où elle ne peut pas empêcher que les mots soient encore un peu vivants. Depuis quand, elle a peur de la violence de ses garçons ? Depuis quand, tout est parti en vrille ? Une femme est seule chez elle, immobile sur un fauteuil, dans un appartement presque vide. Plus de rideaux aux fenêtres, plus de télé, plus de canapé. Elle attend qu'on vienne la jeter dehors. Puisqu'on va l'expulser. Elle le sait et elle ne veut pas, le savoir. Elle voudrait juste chasser les mots, ne plus penser, et surtout pas à ses deux enfants qu'elle ne va plus jamais voir, au parloir de la prison. Elle ne leur a rien dit de l'expulsion qui se prépare, ultime conséquence de leur condamnation pour trafic de drogue.
Johnston Reginald F. ; Thimonier Christian ; Peyre
C'est en 1919 que Johnston devint le tuteur de P'u-Yi, le dernier Empereur de la dynastie Ch'ing qui, sans aucun pouvoir politique, vivait encore dans la Cité interdite avec une cour, des serviteurs et toutes les préséances qui étaient dues à son rang. Johnston bénéficiait d'un traitement de faveur particulier auprès de l'Empereur : lorsqu'il entrait dans une pièce où se trouvait l'Empereur, ce dernier devait se lever et attendre qu'il se fût assis. Ce professeur anglais raconte ses journées d'enseignement avec P'u-Yi, certains de ses traits de caractère, son intelligence et son intérêt pour la politique de la toute nouvelle République. Johnston décrit également le mariage de l'Empereur, et d'autres scènes privées auxquelles il lui fut donné d'assister ou de participer. Il nous donne une vision très intéressante de la vie de cour à l'intérieur de la Cité interdite, toujours avec un souci d'historien de la pensée philosophique ou politique chinoise. C'est de la Cité interdite - où arrivaient jounaux et messagers de toute la Chine - que Johnston voyait se mettre en place les rivalités entre partis, factions, et personnalités diverses, jusqu'à la chute de l'Empereur.
Les écrivains aiment les chats. Certains ont même été inspirés par leurs chats au point de leur donner, parfois, la parole. A lire l'abondante littérature consacrée au chat, on perçoit bien vite que celui-ci, qu'il soit mâle ou femelle, est, par essence, défini comme exclusivement féminin - le principe masculin étant plutôt dévolu au chien. Le chat apparaît comme la quintessence de la féminité et le mythe du chat métamorphosé en femme le plus récurrent des fantasmes de nos écrivains ! Muse idéale, beauté androgyne troublante, premier lecteur indulgent ou critique sévère, le chat s'impose comme un auxiliaire indispensable de l'oeuvre et de la vie de l'écrivain. Alors, chats écrivains ou écrivains chats ? Entre caresses et ronronnements, voici quelques éléments de réponse en compagnie de Charles Baudelaire, Paul Morand, Charles Perrault, Alexandre Dumas, Edgar Poe, Lewis Carroll, Stephen King, Marcel Aymé, Anne Duperey, Paul Léautaud, Colette, Tennessee Williams et bien d'autres...
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.
Résumé : Laure avait des mots d'amour mais pas les preuves : Vincent n'évoquait jamais de date pour une prochaine rencontre. Et ce décalage entre les paroles et les actes la perturbait. Les messages maintenaient un lien entre eux, mais ils rendaient aussi la distance plus palpable et transformaient Vincent en une divinité inaccessible. Laure est tombée amoureuse de Vincent en discutant avec lui sur Facebook. Depuis des mois, ils échangent aussi des SMS à longueur de journée. Elle sait tout de lui, de ses goûts, de ses habitudes mais tout reste virtuel. Si Vincent tarde à lui répondre, l'imagination de Laure prend le pouvoir et remplit le vide, elle s'inquiète, s'agace, glisse de l'incertitude à l'obsession. Quand une rencontre réelle se profile, Laure est fébrile : est-ce le début d'une histoire d'amour ou bien une illusion qui se brise ? Subtile analyste du sentiment amoureux, Stéphanie Dupays interroge notre époque et les nouvelles manières d'aimer et signe aussi un roman d'amour intemporel sur l'éveil du désir, l'attente, le doute, le ravissement.