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La villa du jouir
Leclair Bertrand
SERGE SAFRAN
17,00 €
Épuisé
EAN :9791090175259
A Berlin, Marc rencontre l?une de ses lectrices, Hannah, belle jeune femme d?une trentaine d?années. Une liaison se noue entre eux, d?un érotisme envoûtant. Mais il lui faut vite admettre qu?il a été manipulé. Hannah avait mission de le séduire pour le compte d?une "princesse" mariée à un richissime oligarque russe. La curiosité et son attrait pour Hannah l?entraînent à accepter une invitation sur une petite île grecque dont il ne doit connaître ni le nom ni la localisation. Cette princesse y dirige une somptueuse Villa du Jouir, sorte de phalanstère moderne ?ou bordel de luxe ?? au centre d?enjeux politiques et économiques internationaux. Les hommes invités y sont initiés au partage d?une nouvelle dimension du plaisir. Echange véritable ? Autre chemin de l?amour ? Un grand texte érotique, dans la lignée de L?Anglais décrit dans le château fermé, du Roi des fées, du Château de Cène?
Edouard, collectionneur et libraire d'ancien, possède un précieux cahier d'apprentissage datant du XVIIe siècle qui aurait été tenu par un certain Melchior Soubeyran. Lorsqu'il le confie au narrateur, qui s'y plonge, celui-ci se trouve précipité à Moscou, en 1689, au chevet de Jean-Baptiste Tavernier agonisant sous les yeux de son jeune apprenti. A plus de quatre-vingts ans, l'auteur protestant des Six Voyages en Turquie, en Perse et aux Indes, qui fut le pourvoyeur de Louis XIV en diamants d'exception, a été contraint de reprendre la route de l'Orient. Ce septième départ est une conséquence des persécutions déchaînées par la révocation de l'édit de Nantes, mais aussi des manigances de son flamboyant beau-frère, soi-disant prince du sang persan et assurément escroc de la plus belle eau. Tandis que son maître délire et menace des fantômes qu'il est seul à voir, le jeune Melchior s'enfonce dans son cahier d'écriture comme un animal traqué dans une terre trop meuble. La fièvre contamine les pages, dans la nuit moscovite, et le narrateur, happé à son tour, n'y échappera pas...
... L'ambivalence me tenaillait, ces jours-là, dans l'attente d'une nouvelle paternité, et tout autant la peur de ne plus écrire, la crainte des nuits trouées, cet au-delà de la dépense. J'ajoute ces lignes au milieu de la nuit, le 27 novembre à 4 heures du matin, après m'être péniblement extrait du lit pour répondre aux appels de Kateb affamé dans son berceau, celui que nous avons décidé de nommer K. et pourquoi pas Kateb avant d'apprendre ce que signifie ce nom venu de la nuit des temps, ce que signifient ces trois consonnes, K.T.B., ainsi associées en arabe comme en hébreu pour désigner celui qui écrit, celui qui écrit et tient la main du scribe, Katébé. Oui, j'ajoute ces lignes à 4 heures du matin, euphorique, alors qu'en criant pour m'arracher à la réparation des rêves Kateb vient de me tendre une nouvelle clé ; j'ajoute ces lignes euphoriques après qu'en titubant dans le brouillard du demi-sommeil, transportant léger ce petit corps somnolent dans mes bras trop lourds, j'ai compris comment donner une nouvelle impulsion à ce manuscrit sur le chemin qui mène du " Fracas des tôles mentales " à la lumière d'une nouvelle " Paternité " - compris qu'en portant ainsi Kateb dans la nuit, je portais celui qui tient la main du scribe qui porte dans ses bras celui qui tient la main du scribe ...
Quatrième de couverture «Me voilà lancé dans un "petit éloge de la paternité". Un éloge de la paternité, énoncé du point de vue d'un père, quand j'en suis un, vaille que vaille ? Certes, je me sens protégé par l'adjectif "petit" qui m'autorise à m'emparer librement d'un aussi grand sujet où tout se mêle, où tout s'emmêle, à commencer par mes enfants, bien sûr, dont les deux plus jeunes jouent aux Indiens, à l'instant, derrière moi, dans les hurlements et le fracas des chaises renversées. Embarras des mercredis, ambivalences folles de la pensée que décuple le geste d'écrire, quand j'écris sur la paternité avant de réclamer hors de moi un peu de calme et de respect pour mon travail, grands dieux !, sachant bien cependant qu'il serait plus efficace de suspendre mon geste le temps d'une sortie ou d'un jeu en commun qu'ils réclament à leur manière forcenée.»
Qui est jamais vraiment revenu de cette Algérie en guerre où ont été expédiés plus d'un million de circonscrits ? Et qui peut aujourd'hui se croire indemne de ce qu'a vécu en Algérie la génération précédente ? La rencontre d'un manchot, le récit d'une histoire d'amour avortée et quelques hasards objectifs ont précipité le narrateur sur les traces des commandos de chasse qui crapahutaient dans les Aurès ou ne Kabylie. Il y a découvert le destin tragique des irradiés de Reggane, victimes innocentes des premiers essais nucléaires français, réalisés au Sahara en 1960. En remontant le cours d'existences contemporaines jusqu'à cette époque de crimes et de tromperies, Une guerre sans fin ranime une mémoire enfouie dans le sable mais qui peut toujours, cinquante ans plus tard, contaminer les destins individuels... C'est en cela qu'il est aussi un roman de transmission : sur les pères, les fils et les secrets tragiques qui minent leur relation.
Dans cet essai original, Patricia de Pas s'attaque à un sujet sensible : la dépression. Pour commencer, elle distingue les notions de dépression et de mélancolie puis les développe en analysant des oeuvres d'auteurs ou de personnages littéraires. Du fameux spleen de Baudelaire à la "mélancolie érotique" de Phèdre chez Racine, en passant par Goethe, Perec, Fernando Pessoa ou William Styron, Patricia De Pas dépeint les mille et un visages de la tristesse. Elle s'attache tout d'abord à définir cet insaisissable vague à l'âme puis à décrire ses causes et ses manifestations, en s'appuyant sur des extraits d'oeuvres, sur la médecine ou encore sur la psychanalyse.
Deux siècles en arrière. 24 mars 1905. Louis Capelle voit sa scierie réduite en cendres suite à un incendie ravageur. Endetté, il décide alors de partir à l'aventure en Patagonie, terre qui regorgerait de richesses minières et en laquelle il a de grands espoirs. C'est sur ce début d'aventure ambitieuse que la narratrice du même patronyme commence son enquête dans la maison familiale suite au décès de son père. C'est en se plongeant dans ces correspondances épistolaires partagées entre deux continents qu'elle retrace les pas de cet homme. Périple, solitude, pauvreté, amour à sens unique, son histoire singulière en apparence se trouve être le véritable puzzle généalogique, dont l'aboutissement n'élucide pas tous les mystères
1934. Bérénice, adolescente juive, entre au Conservatoire contre la volonté familiale. La jeune fille, au prénom prédestiné, entame sa formation théâtrale dans la classe de Louis Jouvet. Sa vie est désormais rythmée par l?apprentissage des plus grands rôles du répertoire, elle croise Jean Gabin, Jacques Copeau, Jean-Louis Barrault? Admise à la Comédie-Française, Bérénice de Lignières devient une comédienne de renom. La montée du fascisme en Europe, les tensions politiques en France, les rivalités professionnelles, les intrigues amoureuses, rien n?entache le bonheur de Bérénice. Mais au tout début de l?Occupation, avant même la promulgation des lois raciales, la maison de Molière exclut les Juifs de sa troupe. La brillante sociétaire, qui avait dissimulé ses origines, est alors rattrapée par son passé. Sous les ors et les velours de la Comédie-Française, au c?ur du Paris de l?Occupation, vont se jouer les actes d?un drame inédit : celui d?une actrice célèbre prise au piège d?une impitoyable réalité. Une trajectoire captivante de femme et d?artiste qui rend justice, à sa façon, aux destins brisés par la folie meurtrière de la Seconde Guerre mondiale.
Paris, 1967, le Quartier latin devient la scène des beatniks débarquant place Saint-Michel. Essaims de chevelus et de minettes en minijupes, entre la rue Saint-Jacques, l?église Saint-Séverin et la rue de Seine. Autour du Mazet, où l?on boit, fume, drague, gratte la guitare, écoute les Stones, Antoine ou LSD des Pretty Things dans les juke-box, le Quartier est envahi par toute une jeunesse livrée à la défonce, au cinéma et même à la littérature. Le roman, habité par le fantôme d?une jeune fille morte, s?arrête au début de 1968, avec "l?affaire Langlois". Paradis artificiels, pop music, psychédélisme. Une pléiade de personnages plus vrais que nature : Liliane, Sonny, Dora (les LSD), mais aussi Chico, Cybèle, Gégé, JF, Doudou? Incursion dans le passé d?un Paris médiéval, gothique, touchant au fantastique sous l?effet des hallucinogènes. LSD 67, entre chronique historique et journal intime, a tous les parfums d?une époque révolue de jouissances immédiates, de mendiants et orgueilleux plongés dans des nuits sans fin pour vivre tous leurs désirs. Sans oublier Dylan, Hendrix, Burroughs ou Bukowski, l?auteur retrouve le pavé parisien sur les traces de Huysmans ou Rétif de la Bretonne?