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L'amant Liesse
Leclair Bertrand
CHAMP VALLON
12,50 €
Épuisé
EAN :9782876734586
Une femme attend son amant, l'amant qu'elle appelle Liesse. Il arrive, elle le sait. Libérée de son mari, de ses enfants, elle arpente son appartement sans rime ni raison, creusée d'attente, habitant le désir qui la hante. Tandis qu'elle se souvient dans l'ivresse des jours précédents, elle anticipe les heures à venir dans une projection troublante, une soif grandissante du corps fantasmé et des mots de l'amant, celui qui sublimera son désir dans le partage amoureux du verbe le plus cru, le plus libre, l'âme en liesse... A ce chant érotique aux accents de perdition s'entremêle une autre voix, celle d'un homme, non pas l'amant mais le mari. Il erre dans la ville, emporté par le ressac de la jalousie. Le doute s'insinue : et si le chant érotique qui précède et nous emporte n'était que le fruit de cette jalousie, nourri des peurs et des histoires passées d'un homme qui se débat solitaire avec ses fantômes et ses fantasmes, avec l'idée de possession et la notion d'adultère ? Les passions s'exacerbent au rythme de ces deux voix si différentes, l'une aussi âpre que l'autre est envoûtante.
Ce que ça nous fait, ce que ça peut bien nous faire, la littérature, ici et maintenant, à tous et à chacun?" Destiné à interroger les puissances de la littérature, cet essai repose sur une conviction qui restait à vérifier: les livres qui nous ont profondément marqués en savent long sur nous - et peut-être plus long que nous. Ils sont gros de tout ce que nous ne savons plus savoir, au quotidien laborieux des jours, tout ce que nous préférons enfouir par conformisme et par habitude sous la "connaissance conventionnelle". Récit d'une expérience, Dans les rouleaux du temps mobilise les oeuvres de Céline et de Mallarmé, d'Aragon et de Cixous, mais aussi Sur la route ou encore Histoire d'O. Comme le fleuve à l'embouchure, il ne pouvait que se jeter dans l'expérience proustienne, cependant: A la recherche du temps perdu est bien "le" livre des livres, le livre qui délivre - et qui délivre quoi, sinon la littérature, et donc la vie?
Qui est jamais vraiment revenu de cette Algérie en guerre où ont été expédiés plus d'un million de circonscrits ? Et qui peut aujourd'hui se croire indemne de ce qu'a vécu en Algérie la génération précédente ? La rencontre d'un manchot, le récit d'une histoire d'amour avortée et quelques hasards objectifs ont précipité le narrateur sur les traces des commandos de chasse qui crapahutaient dans les Aurès ou ne Kabylie. Il y a découvert le destin tragique des irradiés de Reggane, victimes innocentes des premiers essais nucléaires français, réalisés au Sahara en 1960. En remontant le cours d'existences contemporaines jusqu'à cette époque de crimes et de tromperies, Une guerre sans fin ranime une mémoire enfouie dans le sable mais qui peut toujours, cinquante ans plus tard, contaminer les destins individuels... C'est en cela qu'il est aussi un roman de transmission : sur les pères, les fils et les secrets tragiques qui minent leur relation.
A Berlin, Marc rencontre l?une de ses lectrices, Hannah, belle jeune femme d?une trentaine d?années. Une liaison se noue entre eux, d?un érotisme envoûtant. Mais il lui faut vite admettre qu?il a été manipulé. Hannah avait mission de le séduire pour le compte d?une "princesse" mariée à un richissime oligarque russe. La curiosité et son attrait pour Hannah l?entraînent à accepter une invitation sur une petite île grecque dont il ne doit connaître ni le nom ni la localisation. Cette princesse y dirige une somptueuse Villa du Jouir, sorte de phalanstère moderne ?ou bordel de luxe ?? au centre d?enjeux politiques et économiques internationaux. Les hommes invités y sont initiés au partage d?une nouvelle dimension du plaisir. Echange véritable ? Autre chemin de l?amour ? Un grand texte érotique, dans la lignée de L?Anglais décrit dans le château fermé, du Roi des fées, du Château de Cène?
Résumé : A l'instigation de Franc ois Bon qui venait de fonder la maison Publie. net, j'ai re uni plusieurs textes consacre s au long des anne es a Paul Gauguin, a la croise e de sa vie et d'une oeuvre qui est aussi litte raire : outre son abondante correspondance, Gauguin est un me morialiste et un pamphle taire remarquable, dont l'e criture a pre et rugueuse danse face au lecteur comme les jambes du boxeur sur le ring. Le titre donne a cet ensemble de textes relevant de genres diffe rents (la fiction biographique a travers un feuilleton radiophonique, l'essai critique ou la "lecture d'image") est une invitation a le lire comme un chantier destine a rester ouvert. L'oeuvre du peintre qui revendiquait "le droit de tout oser" et affirmait avoir "voulu vouloir" est suffisamment ente tante pour qu'on y revienne sans cesse. Elle est de celles ou l'on puise e nergie et lumie re, cette lumie re si particulie re qui faisait dire a Mallarme , face aux premie res toiles tahitiennes, qu'il est extraordinaire de ge ne rer "tant de myste re dans tant d'e clat" .
Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
Résumé : L'histoire de la clandestinité intrigue, tant sont nombreuses les zones d'ombre, parfois artificiellement entretenues, et les pages méconnues, tandis qu'une poignée de clandestins a su polariser la curiosité du public et des historiens. Mais cette histoire est-elle seulement possible ? Chaque chapitre de ce livre, à sa manière, répond par l'affirmative, en retraçant la trajectoire d'un groupe politique, d'un mouvement structuré, avec une fortune variable, dans la dissimulation et par la pratique de l'illégalité. Contrairement à une impression première, les sources les plus diverses permettent d'en brosser une histoire incarnée, une histoire de l'intérieur, sans négliger pour autant le domaine des fantasmes que la lutte clandestine suscite immanquablement. Il s'agit là d'une conviction partagée par les auteurs, la compréhension de la clandestinité en politique se doit d'articuler, d'une part, les représentations propres aux mondes clandestins, qui, malgré leur diversité, peuvent être rassemblées dans l'expérience de cette lutte radicale et secrète, avec, d'autre part, les images de la lutte clandestine qui circulent à l'extérieur des groupes, que ce soit celles diffusées par le pouvoir ou les médias ou bien celles qui se développent au sein de la société et des différents mouvements sociaux. A travers l'exploration de la clandestinité comme modalité d'action politique, cet ouvrage expérimente une comparaison entre différents mouvements politiques dont les spécialistes dialoguent d'ordinaire trop peu ? anarchismes, résistances, mouvements révolutionnaires ou anticoloniaux ? en montrant l'existence de problématiques communes malgré les différents contextes. Il ambitionne également de fournir des clés pour comprendre la persistance de la menace clandestine, toujours actuelle, mais qui plonge ses racines dans une histoire longue et multiforme.
Résumé : Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ?
Volontiers qualifiées de "favorites", de "presque reines" et même parfois de "sultanes", les maîtresses des rois de France sont parmi les femmes les plus célèbres de l'Ancien Régime. Si, depuis le début du XIXe siècle, nombre de biographies et de romans historiques leur furent consacrés, elles rencontrent un accueil plus mitigé auprès des chercheurs. Flavie Leroux vise dans cet ouvrage à dépasser l'anecdote et la "petite histoire", pour proposer une perspective plus large rendre compte du rôle central que les maîtresses ont pu tenir dans la construction de leur propre parcours, dans le devenir de certaines familles et dans le fonctionnement institutionnel de la monarchie. L'enjeu est d'étudier le phénomène de la faveur au féminin en général à l'aide de sources largement inédites. A cet effet, est considérée une période charnière dans l'histoire de France : les règnes de Henri IV (1589-1610) et de Louis XIV (1643-1715), qui marquent l'avènement et l'expansion de la monarchie dite absolue. On retrouvera des figures fameuses, telles Gabrielle d'Estrées, Mme de Montespan ou Mme de Maintenon, mais aussi des maîtresses moins connues, comme Jacqueline de Bueil, Charlotte des Essarts ou encore Marie-Angélique de Fontanges. L'étude ne s'arrête cependant pas aux femmes qui entretiennent une liaison avec le roi. Leurs enfants, leurs parents, les individus et les communautés qu'elles protègent sont également au coeur de la réflexion. Au-delà du portrait factuel, politique, tapageur ou moral, la maîtresse et les siens sont considérés dans leur réalité sociale. Filles, soeurs, tantes, mères, parfois épouses ou veuves, mais aussi dames nobles, femmes d'affaires et protectrices : autant de visages qui montrent la capacité d'action de ces femmes et leur influence dans le devenir de leurs proches, tout en éclairant le fonctionnement du pouvoir royal.