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Leibniz, Herder, Hegel. Images et miroirs de la Chine dans la pensée allemande
Leccia Guy Pierre
L'HARMATTAN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782336550466
Pour réaliser son "commerce des lumières" , Leibniz veut intervenir dans l'Histoire, peser sur les Jésuites pour toucher le Vatican et l'empereur de Chine quand Herder et surtout Hegel ne peuvent plus que donner le sens de l'Histoire. En trois siècles, la Chine sera passée de la considération à la proie économique. Mais en trois siècle aussi, l'Europe qui juge de la Chine se sera vue jugée en ses changements par l'Histoire elle-même. On jouera du Wagner dans la Cité interdite. L'Histoire est-elle faite ou à faire ? Les événements mis en ordre par la philosophie permettent-ils de faire apparaître des notions qui justifieront ou accompagneront une mise en scène d'abord, une mise en actes du monde ensuite ? Rendre compte de l'esprit de la Chine se fait en miroir de la formation du Volksgeist. En définissant l'autre, on se définit soi-même. L'esprit d'un peuple est-il un concept discutable ou encore un mythe idéologique dont les formes réapparaissent périodiquement sous de nouveaux vêtements qui gardent les traces d'une mémoire collective ? Quoi qu'il en soit, l'auteur n'est pas persuadé que les Lettres édifiantes et curieuses des Jésuites et les Mongols venus des hauts plateaux de l'Asie aient aujourd'hui disparus des consciences d'Occident.
Pourquoi et comment devient-on architecte ? " Pendant plus de quarante ans, le ministère de la Culture, la vingtaine d'écoles françaises et la profession d'architecte vont jouer chacun leur partition en guise de réponse. Dans ce microcosme où mai 1968, en toute déraison, n'a rien inventé mais tout révélé, les préoccupations intellectuelles et idéologiques sur fond de conflits d'intérêts et de pouvoirs ne seront pas toujours à la hauteur des enjeux de la demande sociale. Jean-Baptiste Leccia nous fait vivre le film de sa vie à l'école d'architecture de Marseille, d'abord comme sous-directeur (1968-1970) puis comme enseignant de sciences humaines (1973-2008), à travers gouvernance, enseignement, recherche, pratiques opérationnelles et quelques détours aux logiques bien différentes, tant en France que dans de lointains théâtres d'opérations... En tant qu'ancienne école régionale, refusant l'héritage de la vieille Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, boudée par l'Université, tentée par le professionnalisme, l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Marseille va-t-elle savoir trouver un avenir ? Malgré les pratiques déroutantes des uns et des autres - directeurs, professeurs et élèves - Jean-Baptiste Leccia veut y croire ! En tout cas, il en rêve.
L'auteur de cet essai s'attache à montrer, par l'étude des grands penseurs du XVIe et du XVIIe siècle —- Ficin, Nicolas de Cues, Galilée, Pascal, Descartes, Luther, Calvin, Leibniz -—, que l'histoire n'est pas livrée au hasard mais obéit à des déterminismes complexes auxquels l'homme moderne peut d'autant moins échapper qu'il pense, contre maints bons esprits des siècles passés, être libre et voué au bonheur, alors que l'accomplissement sans fin de l'Occident ne peut avoir que des conséquences tragiques. Un livre d'Estienne et Liébault —- L'Agriculture et Maison rustique -— qui parut pour la première fois en 1564 et dont la dernière édition date de 1689 est ici le contrepoint qui permet d'aborder, à travers science, religion, philosophie et hermétisme, les mondes —- Renaissance, Grand Siècle - qui tournent autour de la Maison rustique des mouches à miel dont les chapitres sont reproduits à la fin de l'ouvrage. Les idées de ces mondes, d'où sont-elles venues ? D'ici et d'ailleurs ? D'une procession allant des principes aux techniques, du nombre aux mathématiques utilitaires, du temps cyclique au temps de l'histoire, ce dont témoignerait l'hexagone de cire des abeilles que Kepler tenait pour un archétype ? En recourant à la doctrine de la prédestination, version théologique du déterminisme scientifique, l'auteur entend mettre en évidence le caractère inéluctable du paradigme qui se cristallise à la Renaissance pour rendre manifeste aujourd'hui notre peu de possibles, sinon celui de nous regarder être agis.
Le Congrès international de philosophie de Bologne, en 1911, peut apparaître pour la Société théosophique comme la cristallisation de ce qui n'avait été pendant des années qu'une suite d'efforts disparates pour faire reconnaître le bien fondé de ses sources, la pertinence de ses choix philosophiques et l'intérêt de ses méthodes de recherche... . Ces événements permettront aux idées théosophiques sinon d'être mieux acceptées, du moins d'être davantage connues par l'intelligentsia du moment. Outre la conférence de Rudolf Steiner, nous avons pris en compte celle que Bergson prononça également à Bologne, auxquelles nous avons joint par leur proximité thématique, trois conférences que donna Annie Besant au siège parisien de la Société théosophique en 1907. Mais un autre aspect est à considérer...
Mais qui donc est Marcel Farlin ? Un résistant héroïque ou un mystifi cateur de talent ? Il part rejoindre de Gaulle à Londres en novembre 1942 sous une fausse identité. Son fils Jacques et sa femme Jacqueline, traumatisés par son absence, ne vivent que dans l'espoir de son retour au pays... Marcel Farlin, confiant dans son destin, réapparait fortuitement dix ans plus tard pour retrouver progressivement sa place auprès des siens. Comment renoncer aux méandres des affabulations sans mentir davantage ? L'auteur nous raconte la vie insolite de Marcel de 1942 à 2000, aux prises avec les événements du temps entre le Maroc et les Alpes de Haute-Provence, et de son fils Jacques qui l'aura suivi sur les chemins hasardeux du mensonge, au risque de se perdre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.