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Le dédoublement
Leccia Jean-Baptiste
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782343244624
Mais qui donc est Marcel Farlin ? Un résistant héroïque ou un mystifi cateur de talent ? Il part rejoindre de Gaulle à Londres en novembre 1942 sous une fausse identité. Son fils Jacques et sa femme Jacqueline, traumatisés par son absence, ne vivent que dans l'espoir de son retour au pays... Marcel Farlin, confiant dans son destin, réapparait fortuitement dix ans plus tard pour retrouver progressivement sa place auprès des siens. Comment renoncer aux méandres des affabulations sans mentir davantage ? L'auteur nous raconte la vie insolite de Marcel de 1942 à 2000, aux prises avec les événements du temps entre le Maroc et les Alpes de Haute-Provence, et de son fils Jacques qui l'aura suivi sur les chemins hasardeux du mensonge, au risque de se perdre.
Ambroise Crespaud parcourt au hasard les routes de France enquête de solitude et de Liberté. Car on ne peut être que seul pour être libre. Il finit par faire halte dans la Drôme où les ruines d'un hameau jadis ensorcelé lui semblent être le refuge pour se construire. De son côté, Laurence Saint-Laurent cherche à résoudre le mystère de ses racines en redonnant vie à ce hameau qui porte son nom. Emportés par leurs fantasmes, Ambroise et Laurence finiront par conclure une alliance paradoxale, au risque d'en oublier le sens de leurs espérances et de leurs vies. Dans une ruralité en léthargie où le bar est le seul lieu de sociabilité, le drame se noue dans la perversité de l'enfermement, source de tous les obscurantismes et de toutes les malveillances, en une quête pathétique des racines perdues.
L'auteur de cet essai s'attache à montrer, par l'étude des grands penseurs du XVIe et du XVIIe siècle —- Ficin, Nicolas de Cues, Galilée, Pascal, Descartes, Luther, Calvin, Leibniz -—, que l'histoire n'est pas livrée au hasard mais obéit à des déterminismes complexes auxquels l'homme moderne peut d'autant moins échapper qu'il pense, contre maints bons esprits des siècles passés, être libre et voué au bonheur, alors que l'accomplissement sans fin de l'Occident ne peut avoir que des conséquences tragiques. Un livre d'Estienne et Liébault —- L'Agriculture et Maison rustique -— qui parut pour la première fois en 1564 et dont la dernière édition date de 1689 est ici le contrepoint qui permet d'aborder, à travers science, religion, philosophie et hermétisme, les mondes —- Renaissance, Grand Siècle - qui tournent autour de la Maison rustique des mouches à miel dont les chapitres sont reproduits à la fin de l'ouvrage. Les idées de ces mondes, d'où sont-elles venues ? D'ici et d'ailleurs ? D'une procession allant des principes aux techniques, du nombre aux mathématiques utilitaires, du temps cyclique au temps de l'histoire, ce dont témoignerait l'hexagone de cire des abeilles que Kepler tenait pour un archétype ? En recourant à la doctrine de la prédestination, version théologique du déterminisme scientifique, l'auteur entend mettre en évidence le caractère inéluctable du paradigme qui se cristallise à la Renaissance pour rendre manifeste aujourd'hui notre peu de possibles, sinon celui de nous regarder être agis.
Pourquoi et comment devient-on architecte ? " Pendant plus de quarante ans, le ministère de la Culture, la vingtaine d'écoles françaises et la profession d'architecte vont jouer chacun leur partition en guise de réponse. Dans ce microcosme où mai 1968, en toute déraison, n'a rien inventé mais tout révélé, les préoccupations intellectuelles et idéologiques sur fond de conflits d'intérêts et de pouvoirs ne seront pas toujours à la hauteur des enjeux de la demande sociale. Jean-Baptiste Leccia nous fait vivre le film de sa vie à l'école d'architecture de Marseille, d'abord comme sous-directeur (1968-1970) puis comme enseignant de sciences humaines (1973-2008), à travers gouvernance, enseignement, recherche, pratiques opérationnelles et quelques détours aux logiques bien différentes, tant en France que dans de lointains théâtres d'opérations... En tant qu'ancienne école régionale, refusant l'héritage de la vieille Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, boudée par l'Université, tentée par le professionnalisme, l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Marseille va-t-elle savoir trouver un avenir ? Malgré les pratiques déroutantes des uns et des autres - directeurs, professeurs et élèves - Jean-Baptiste Leccia veut y croire ! En tout cas, il en rêve.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.