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Le syndicalisme révolutionnaire, la charte d'Amiens et l'autonomie ouvrière
Chueca Miguel
CNT - RP
18,00 €
Épuisé
EAN :9782915731231
L'année 2006 fut, pour les éditions CNT-RP, l'occasion de célébrer le centenaire du congrès d'Amiens - le ixe de la CGT, conduite alors, sous la houlette de Victor Griffuelhes, Emile Pouget et Georges Yvetot, par le courant syndicaliste révolutionnaire - d'où est issue, comme on le sait, la fameuse "Charte" du syndicalisme, selon le nom qui fut donné a postériori à la motion votée par la quasi-totalité des délégués ouvriers présents dans la ville picarde. Nous l'avions fait d'abord en publiant le compte rendu rédigé peu de temps après la fin du congrès par Emile Pouget pour la revue Le Mouvement socialiste, puis en organisant une rencontre autour de ce même congrès afin d'évoquer le syndicalisme révolutionnaire français d'il y a cent ans ainsi que l'influence qu'il exerça en Europe et sur le continent américain. Dans le présent volume, nous avons fait le choix d'accentuer l'aspect historique de cette rencontre, en faisant suivre les textes des interventions d'un chapitre intitulé "La controverse d'Amiens" où nous avons laissé la parole à quelques-uns des divers courants de la CGT de 1906, socialistes et libertaires, ou compagnons de route du syndicalisme, comme Hubert Lagardelle, animateur de la revue citée plus haut. Cette partie documentaire est prolongée par des documents écrits à l'occasion du congrès tenu par la CGT à Marseille en 1908, où s'opéra pour la première fois la "transmutation" de la motion rédigée par les représentants de son aile révolutionnaire en "Charte" du syndicalisme.
La grève générale exprime, d'une manière infiniment claire, que le temps des révolutions de politiciens est fini. Elle ne sait rien des droits de l'homme, de la justice absolue, des constitutions politiques, des parlements; elle nie le gouvernement de la bourgeoisie capitaliste. Les partisans de la grève générale entendent faire disparaître tout ce qui avait préoccupé les anciens libéraux: l'éloquence des tribuns, le maniement de l'opinion publique, les combinaisons de partis politiques. Ce serait le monde renversé, mais le socialisme n'a-t-il pas affirmé qu'il entendait créer une société toute nouvelle? On ne sait plus grand-chose de ce que furent les origines du syndicalisme français, et notamment du débat qui vit s'affronter les porte-parole du tout jeune mouvement syndical et ceux du socialisme politique, alors faible et divisé. Comme on a oublié la différence radicale entre le socialisme par en haut et le socialisme par en bas, fondé sur la grève générale. Ce recueil permettra de mieux connaître la nature et les mobiles d'un mouvement qui tenta de donner à la classe ouvrière le sentiment de la formidable puissance dont elle dispose. Ce même sentiment qui, dès 1879, avait inspiré à un ouvrier cette pensée: "Les patrons s'inclineront devant nous car nous sommes les producteurs, et quand les bras ne se mettent pas au travail, le capital tombe."
L'autrice de ce livre, toujours inédit en France depuis sa parution en 1934, est l'Italo-Uruguayenne Luce Fabbri (1908-2000), dont nous avons déjà édité deux courtes études en 2023. Anarchiste déclarée depuis son plus jeune âge, Luce fut poète, professeure de littérature italienne à Montevideo et animatrice, après la mort de son père Luigi, de la revue antifasciste Studi sociali fondée en 1931. Avec le présent ouvrage, dont les six chapitres reprenaient six conférences données à Rosario de Santa Fe, elle donna ce qui serait son chef-d'oeuvre sur l'avènement du fascisme et ses onze premières années d'existence, de la Marche sur Rome en 1922 jusqu'à 1933. Dans cet ouvrage qui devrait être un classique de l'historiographie du fascisme, Luce nota d'abord l'incompréhension des pays européens devant les exactions des escadrons noirs, où ils ne virent qu'une manifestation du caractère arriéré de leur pays natal, avant que la graine semée dans le sud de l'Europe germe un peu partout dans le mon
Immigré aux Etats-Unis, Joe Hill consacre sa vie à la lutte révolutionnaire pour le syndicat Industrial Workers of the World (IWW). Hobo, il va de grève en grève utilisant pour arme son talent de songwriter. Ses chansons deviennent des hymnes dans la classe prolétaire et incarnent très vite l'ensemble des IWW. En 1915, il est condamné à mort en Utah, suite à un coup monté pour lequel il est accusé de meurtre et d'un procès à charge où aucune preuve n'est établie. Joe Hill devient alors un symbole de l'oppression capitaliste et étatique. De nombreux artistes vont chanter son destin parmi lesquels, pour les plus connus par le tout public : Joan Baez, Bruce Springsteen, Tom Morello (Rage against the machine)... Franklin Rosemont écrit ici la biographie référence de Joe Hill. Mais bien plus que l'histoire du songwriter, il balaye l'ensemble des pans de la culture populaire étatsunienne : racisme, féminisme, question indienne, religion, justice, écologie... Nous faisant rencontrer nombre d'écrivains, de poètes et de dessinateurs, Rosemont remonte jusqu'aux années 70, tirant les fils de l'histoire de l'art populaire et prolétaire à travers le 20e siècle.
Résumé : Quand Olivier Pinalie investit au printemps 2000 un terrain vague, impasse Satan dans le XXe arrondissement de Paris, il n'a guère d'idée plus précise que d'en faire un jardin. Un jardin sans plan et sans maître jardinier. Mais surtout un espace collectif et autonome, ouvert à tous, autant pour la promenade que pour la plantation. Sorti d'un tas de gravats, le jardin solidaire deviendra vite une joyeuse respiration dans ce coin populaire et délaissé de Paris. Il sera aussi un poste d'observation de la vie du quartier et de ses mutations, de sa gentrification naissante et des politiques dépassés par cette expérience s'écrivant sans eux.
Au printemps 2016, en quelques mois, nos murs se sont couverts d'écrits, se sont couverts de cris, de rage, d'autodérision et d'espoir d'un autre futur. De la révolte contre le projet de loi travail, un mouvement littéraire est né sous les bombes et les marqueurs d'anonymes.
Résumé : Ce livre explore deux aspects de l'autogestion, l'un historique, l'autre actuel, vivant, vivace, fait d'expériences, de réussites et parfois de déboires. Il s'agit d'éclairer une notion essentielle de la lutte des classes : le besoin viscéral de la classe exploitée de prendre ses affaires en main, tant dans l'entreprise que dans la société. A contre-courant des renoncements actuels, il est utile et nécessaire de revenir sur cette problématique émancipatrice. L'analyse de son itinéraire historique et politique nous permet d'en donner une définition renouvelée et pragmatique. Mais l'autogestion n'est pas, loin s'en faut, une théorie figée ou un dogme. L'aspiration à ce principe se conjugue au présent aux quatre coins de la planète. C'est ce qui distingue fondamentalement cette pratique. L'autogestion doit être un fait, ici et maintenant, ou elle ne sera rien demain. Ce livre n'est pas une profession de foi. C'est un outil permettant d'enrichir notre compréhension, nos réflexions, nos luttes pour imaginer un autre futur.