Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Déposséder les possédants. La grève générale aux "temps héroïques" du syndicalisme révolutionnaire (
Chueca Miguel
AGONE
18,30 €
Épuisé
EAN :9782748900941
La grève générale exprime, d'une manière infiniment claire, que le temps des révolutions de politiciens est fini. Elle ne sait rien des droits de l'homme, de la justice absolue, des constitutions politiques, des parlements; elle nie le gouvernement de la bourgeoisie capitaliste. Les partisans de la grève générale entendent faire disparaître tout ce qui avait préoccupé les anciens libéraux: l'éloquence des tribuns, le maniement de l'opinion publique, les combinaisons de partis politiques. Ce serait le monde renversé, mais le socialisme n'a-t-il pas affirmé qu'il entendait créer une société toute nouvelle? On ne sait plus grand-chose de ce que furent les origines du syndicalisme français, et notamment du débat qui vit s'affronter les porte-parole du tout jeune mouvement syndical et ceux du socialisme politique, alors faible et divisé. Comme on a oublié la différence radicale entre le socialisme par en haut et le socialisme par en bas, fondé sur la grève générale. Ce recueil permettra de mieux connaître la nature et les mobiles d'un mouvement qui tenta de donner à la classe ouvrière le sentiment de la formidable puissance dont elle dispose. Ce même sentiment qui, dès 1879, avait inspiré à un ouvrier cette pensée: "Les patrons s'inclineront devant nous car nous sommes les producteurs, et quand les bras ne se mettent pas au travail, le capital tombe."
Les nouvelles technologies ont révolutionnées nos façons de travailler ainsi que les espaces dans lesquels nous travaillons. Bureaux design révèle comment évoluent les environnements de travail vers des formes plus agréables à travers une optimisation ingénieuse des techniques de construction, leur ergonomie, l'amélioration des systèmes de ventilation, l'utilisation de revêtements de dernière génération, des comportements écologiques plus durables et les dernières avancées en matière de contrôle de l'illumination. Des centaines de photos en couleur de ces environnements de travail, aussi bien neufs que rénovés, accompagnées d'illustrations détaillées, d'ébauches et de plans font de Bureaux design un outil de travail divertissant aussi bien pour les architectes, les designers ou encore les responsables d'entreprises.
De l'immédiat après-guerre jusqu'à son assassinat à Barcelone par les staliniens, Camillo Berneri (18971937) n'a cessé de lutter contre le fascisme par l'action et par la plume. Ce recueil rassemble toute la palette de ses écrits de combat, depuis la réflexion politique de fond avec son grand essai sur Mussolini, un grand acteur, jusqu'aux brochures qui donnaient au public, hors d'Italie, les informations brutes sur les exactions du régime. Des origines à son enracinement, on y parcourt toute l'histoire du fascisme italien. Figure parmi les plus singulières du mouvement anarchiste de l'entre-deux-guerres, Camillo Berneri est l'un des premiers convaincus d'être en face d'un phénomène inédit. Pragmatique, refusant tous les dogmes, y compris ceux de son propre camp, il n'a cependant jamais cessé de penser que la révolution sociale était la meilleure façon d'en finir avec ce nouvel ennemi.
Résumé : L'histoire, comme nous la connaissons d'après des documents originaux et telle qu'elle fut établie par les meilleurs historiens, est tissée de conspirations. Si, comme le veut la superstition moderne, les théories de la conspiration sont par nature folles, suspectes ou invraisemblables, alors l'histoire telle que nous la connaissons est un ramassis de non-sens, ce qui est fou, suspect et invraisemblable. La majeure partie de ce que nous croyons savoir de l'histoire de l'Angleterre, comme d'autres pays, serait systématiquement trop entachée de conspirations pour inspirer la confiance. Mais l'histoire n'est pas un amas de non-sens, de manière générale, elle n'est pas non plus folle, suspecte ou invraisemblable. Par conséquent, cette superstition moderne n'est qu'une superstition et il n'y a rien de fou, suspect ou invraisemblable dans la nature même des théories de la conspiration, bien qu'évidemment certaines d'entre elles soient folles, suspectes ou invraisemblables.
Ce travail monographique analyse, grâce aux exemples récents réalisés par des architectes de renom international, la difficulté d'intégrer dans les vides du puzzle suburbain de nouveaux volumes d'habitation qui abordent les contraintes avec des solutions techniques et formelles exemplaires. Magnifiquement illustré, ce volume analyse 22 projets de Pavillons de Banlieue soigneusement sélectionné pour leur créativité et leur génie dans le rapport qu'ils entretiennent avec la rue, le jardin et l'espace intime de l'intérieur. En prenant en compte la nécessité de décrire rigoureusement les projets par le biais de superbes photographies, de plans et de coupes, et de détails sur les matériaux, ce livre offre l'information indispensable sur toutes les étapes du processus de la création architecturale.
Aux Forges de Clabecq, usine sidérurgique située près de Bruxelles, pour Silvio et ses collègues, le quotidien, c'est d'abord le combat contre les attitudes de résignation et de peur. Rapidement élu délégué syndical en charge des questions d'hygiène et de sécurité, Silvio témoigne de trente ans de luttes pour améliorer les conditions de travail, pour combattre le racisme et pour empêcher la fermeture annoncée du site. Son mandat syndical, Silvio le voit comme un moyen de faire vivre "esprit de Clabecq". Pour mener leurs combats, c'est sur leurs propres forces et sur leur connaissance de leur métier que les ouvriers de Clabecq s'appuient. Quitte à mettre de côté l'appareil syndical sitôt qu'il déclare ne plus rien pouvoir pour eux. Par sa confiance jamais démentie dans le potentiel émancipateur de sa classe, Silvio donne une leçon salvatrice d'optimisme militant.
Stephen Mumford montre que la popularité universelle du football n'a rien d'accidentel et ne s'explique pas uniquement par des facteurs sociaux ou quelque contingence historique : sa popularité tient à la nature même de ce jeu. En répondant avec une rare clarté aux questions que les discussions passionnées sur le football n'ont de cesse de soulever, Football. La philosophie derrière le jeu permet de mieux comprendre le "beau jeu" : quelle place y occupe la chance ? Quelle est la relation des individualités d'une équipe à ce tout dont elles font partie ? Quel est la fonction de l'entraîneur et des schémas tactiques ? En quoi le football a-t-il particulièrement à voir avec l'espace ? En quoi consiste la beauté de ce sport ? Quelle est sa relation avec la victoire et la compétition ?
Avec les centaines de livres publiés par les combattants pour raconter les tranchées, la Grande Guerre marque l'entrée dans "l'ère du témoignage". Et Témoins est le monument fondateur de la littérature de témoignage. Cette oeuvre majeure de la littérature critique du XXe siècle a fait scandale au moment de sa première publication en 1929, et elle provoque encore aujourd'hui des débats très vifs. Sa manière de mettre au premier plan la simple vérité du témoignage heurte de plein fouet les visions enchantées de la guerre colportées par la littérature. En dressant le témoin face au littérateur de métier, en sommant les historiens de lui faire une juste part, le livre de Norton Cru dérange depuis presque cent ans les règles établies dans le monde intellectuel.
Le tour résolument punitif pris par les politiques pénales lors de la dernière décennie ne relève pas du simple diptyque " crime et châtiment ". Il annonce l'instauration d'un nouveau gouvernement de l'insécurité sociale visant à façonner les conduites des hommes et des femmes pris dans les turbulencesde la dérégulation économique et de la reconversion de l'aide sociale en tremplin vers l'emploi précaire. Au sein de ce dispositif " libéral-paternaliste ", la police et la prison retrouvent leur rôle d'origine : plier les populations indociles à l'ordre économique et moral émergent. C'est aux États-Unis qu'a été inventée cette nouvelle politique de la précarité, dans le sillage de la réaction sociale et raciale auxmouvements progressistes des années 1960 qui sera le creuset de la révolution néolibérale. C'est pourquoi ce livre emmène le lecteur outre-Atlantique afin d'y fouiller les entrailles de cet État carcéral boulimique qui a surgi sur les ruines de l'État charitable et des grands ghettos noirs. Il démontre comment, à l'ère du travail éclaté et discontinu, la régulation des classes populaires ne passe plus par le seul bras, maternel et serviable, de l'État social mais implique aussi celui, viril et sévère, de l'État pénal. Et pourquoi la lutte contre la délinquance de rue fait désormais pendant et écran à la nouvelle question sociale qu'est la généralisation du salariat d'insécurité et à son impact sur les espaces et les stratégies de vie du prolétariat urbain. En découvrant les soubassements matériels et en démontant les ressorts de la " pensée unique sécuritaire " qui sévit aujourd'hui partout en Europe, et singulièrement en France, ce livre pointe les voies possibles d'une mobilisation civique visant à sortir du programme répressif qui conduit les élites politiques à se servir de la prison comme d'un aspirateur social chargé de faire disparaître les rebuts de la société de marché.