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Enfances & psy N° 56 : Conflits de loyauté
Le Run Jean-Louis ; Maximy Martine de
ERES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782749234885
Editorial de Jean-Louis Le RunAdoption homoparentale: il ne faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvagesLe débat sera tranché, lorsque ces lignes paraîtront la loi sera votée et le mariage et l'adoption deviendront possibles pour les couples homosexuels. On peut se réjouir de cette avancée démocratique ou s'inquiéter de sa pertinence selon ses propres convictions. En effet, deux logiques se sont affrontées depuis l'annonce de la volonté de faire évoluer le droit, l'une s'appuyant sur l'évolution de la société et de la famille, prenant en compte l'existence des couples homosexuels et de leurs revendications concernant le droit du conjoint et des enfants. L'autre considérant que l'intérêt de l'enfant est d'avoir deux parents de sexe opposé, conformément à la réalité biologique et à une tradition quasi universelle. La polémique sur cette loi a pris un tour tellement passionnel qu'elle a radicalisé les positions, réduit les enjeux, interdit le doute et occulté à cette occasion la réalité de l'adoption. Celle-ci n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît, et elle se trouve confrontée à des évolutions dont les nouvelles dispositions ne sont qu'un aspect.Mais revenons un instant sur le débat que la sagesse populaire illustre de quelques dictons.«Le pire n'est jamais sûr»Les opposants au projet de loi ont prédit des difficultés majeures pour les enfants issus de ces unions, une dérive de la société, voire, dans les propos les plus outranciers, la porte ouverte à l'inceste et à la pédophilie. Lorsqu'ils ne s'appuient par sur la religion ou la tradition, ils s'appuient sur la psychologie et la psychanalyse, notamment le bon vieux conflit oedipien qui se noue entre papa, maman et leur rejeton, et qui serait la garantie d'un développement identitaire harmonieux. Manquer à ce schéma serait la certitude de troubles majeurs dans l'organisation de la personnalité. Nous avons été élevés au biberon freudien et nombre de nos repères cliniques et théoriques s'articulent sur ce schéma des complexes familiaux. Encore ne sont-ils pas à prendre au pied de la lettre et la réalité s'avère beaucoup plus complexe. Avec le développement du divorce, des familles monoparentales, de l'adoption, etc., nous sommes amenés à rencontrer quantité de situations sortant de ce schéma et qui auraient, si l'on se fie aux augures, du entraîner des problèmes majeurs. Et pourtant, les enfants de ces familles différentes sont souvent parfaitement équilibrés, autant en tout cas que bon nombre d'enfants ayant deux parents de sexe différents. De sorte qu'il est impossible de prédire, à partir d'une question d'orientation sexuelle des parents, d'éventuelles difficultés. Celles-ci sont, bien plus souvent, tributaires de critères que nous connaissons bien comme les ruptures affectives, la maltraitance, l'absence de tiers dans une relation fusionnelle ou d'emprise...(...)
Le statut des pères a bien changé au cours des siècles et il demeure bien différent selon les civilisations et les cultures. Les pères assument des fonctions souvent complémentaires à celles des mères, qui ne sont pas immuables et qui évoluent. La littérature les a parfois trop blâmés, disqualifiés. Etre père, transmettre ses valeurs et faire grandir ses enfants n'est pas si aisé , certains y excellent. Quels regards nouveaux pouvons-nous porter sur eux ? Ils sont maintenant très présents dès la naissance et la plus tendre enfance de leurs descendants. Ils assurent non seulement une fonction d'autorité, mais savent aussi prendre du plaisir à jouer, à partager des activités agréables, sportives, culturelles ou intellectuelles. Ils sont de plus en plus présents dans les institutions (prévention, soins, école, justice...). Nous en sommes sûrs, ils aiment voir grandir leurs petits.
Menteur, affabulateur, imaginatif, inventif, délirant, mythomane... Ces termes témoignent de la diversité des représentations que peuvent avoir les adultes à propos du " mensonge " d'un enfant ou d'un adolescent, selon leur place, leur histoire ou leur métier. Elles varient bien évidemment selon l'âge, la fréquence avec laquelle l'enfant recourt au " mensonge ", et le contexte dans lequel celui-ci intervient. La question du mensonge qui pose en négatif celle de la vérité et du " il faut tout dire " érigés en idéal, provoque ou inquiète les parents et les enseignants, met en difficulté les travailleurs sociaux et ceux de la justice, et intrigue les médecins et les psys. Depuis Freud, nous connaissons la force des fantasmes qui peuvent conduire à mentir sincèrement, comme nous rencontrons chaque jour dans notre pratique clinique les raisons souterraines, à visée défensive par exemple, qui président à un tel discours. Notre époque, qui privilégie la transparence, ne facilite pas la prise en compte individualisée de la fonction de ce qui est nommé mensonge et de la culpabilité qui en découle souvent : il n'y aurait que du visible ou du dissimulé, du vrai ou du faux. Ce numéro visera à démêler ces enjeux, à partir des questions qui se posent dans les pratiques des professionnels de l'enfance et de l'adolescence.
Le Run Jean-Louis ; Brisset Claire ; Choulot Jean-
Au-delà de la quête difficile des parents adoptifs, souvent développée dans les medias, ce numéro d?enfances et Psy portera la réflexion sur ce que vit l?enfant dans l?adoption : un parcours qui commence par un abandon, des ruptures, avant la rencontre avec ses futurs parents. Comment l?enfant traverse-t-il toutes ces étapes, quel travail psychologique nécessite cette nouvelle filiation, quelles questions se posent à lui concernant son identité, mais aussi son narcissisme, la reconstruction de son histoire ou la quête de ses origines ? Comment est-il accompagné dans ce périple par les divers professionnels de l?enfance amenés à croiser son chemin et celui de sa famille ?
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
Mellier Denis ; Bompard Vincent ; Colas Nathalie ;
Comment l'observation du bébé peut-elle devenir un outil pour les professionnels de la petite enfance? Comment peut-elle être une aide pour accueillir un bébé et prendre soin de lui? Cet ouvrage montre que la valeur de l'observation résulte surtout du travail que les équipes peuvent réaliser à cette occasion pour percevoir toute la complexité de la vie psychique. Les travaux d'Esther Bick et ceux d'Emmi Pikler (Loczy) trouvent ici un prolongement pratique pour les lieux d'accueil des bébés et de leurs parents. Sous certaines conditions, le dispositif de l'observation permet d'instaurer une véritable médiation pour percevoir, recevoir, contenir et penser tout l'impact de la vie émotionnelle du bébé dans son environnement, et garder ainsi vivante l'attention à son égard. Biographie de l'auteur Denis Mellier, psychologue clinicien (Lyon), professeur de psychologie clinique et psychopathologie, université de Franche-Comté.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.