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CHANTICOQ
LE QUINTREC CHARLES
ALBIN MICHEL
16,85 €
Épuisé
EAN :9782226026446
Chassé par sa mère, brutalisé par son parrain, le jeune Yann rencontre Maljean et le suit . Commence une aventure douloureuse et bouleversante dans une Bretagne encore plongée dans le drame de la séparation de l'Eglise et de l'Etat et de ce qu'on a appelé les Inventaires. Les longs chemins de Yann et Maljean, de La Jatte et de Marité, de Jeanne Thérèse et de ses enfants sont ceux de la grande pauvreté de ce temps-là, de la joie de vivre malgré tout, de l'amour qui n'osait guère s'exprimer, et de la mort. Ici, les passions sont le ressort même d'une quête qui ressemble à une terrible initiation. C'est toute une époque que Charles Le Quintrec fait revivre à travers des personnages émouvants, vrais, d'un charme prenant ou d'une truculence folle, qui collent à une terre qui ne saurait mentir. Une prodigieuse joie de conter soulève ce beau roman : un roman qui fait rire et pleurer comme il sied qu'on rie et qu'on pleure quand arrive pour chacun de nous le temps de comprendre et d'aimer.
Ces pages devraient non pas expliciter, mais ajourer mes poèmes, mais vivifier mes romans. Voici le récit de mes livres et plus encore celui du livre que je suis. Encore que n'ayant personne à ménager, il m'est apparu que les jugements que j'étais amené à émettre sur les uns et les autres pèseraient de toute façon dans les balances célestielles et qu'il était plus honnête de les mettre dans le public de mon vivant. Si tu juges ton frère, fais-le en face. Il ne peut t'en vouloir de ton humeur, de ton humour... On le verra tout au long de ces pages, je ne suis pas à la recherche de l'originalité pour l'originalité, mais de la ferveur, cette ferveur qui fut promise à Nathanaël. Pour moi, le jeu littéraire n'a jamais été un jeu. Je n'aime pas les acrobaties des funambules et des bateleurs dans un métier de grande rigueur, qui devrait être d'amour. Je suis attentif au monde. J'ai mal au monde. Je n'ai pas trop de toute ma ferveur pour essayer de l'aimer. Et puis, à quoi servirait-il d'écrire, si on n'entendait parfois vibrer les mots dans le désert, ces mots codés, décodés, qui permettent au désert de fleurir ? "
Le jeune Blaise Lamour rêve d'une nouvelle Chevalerie, fait le serment de rester fidèle à la jeunesse du monde, à sa jeunesse. Blaise ne se plaît qu'à cheval. Mais il lui arrive fréquemment de chevaucher sur deux plans, de passer du dos de son fidèle Fangio à celui d'un cheval d'imagination qui se moque bien des obstacles de cette terre d'amertume. Cette longue chevauchée mène Blaise de sa douzième à sa dix-huitième année, de l'amitié de Quatorge, l'homme de nulle part et des Vaucouleurs, à l'amour de la tendre Louisa, la fille du maquignon Lebrec. Blaise, Louisa, Quatorge, Lebrec, Finette, la Mulotte, Baptiste Lamour : l'oncle au grand caeur, maire du village des Belléans, autant de personnages vrais, pittoresques, baignés par une lumière d'arbres et d'aube susceptible de les sauver malgré leurs misères, leurs imperfections. Avec ce roman, Charles Le Quintrec a écrit un livre d'amour en même temps qu'une chronique villageoise, aussi à l'aise dans le quotidien que dans le fantastique. Ceux qui ont aimé Les Chemins de Kergrist trouveront dans ce nouvel ouvrage les mêmes qualités de pudeur, de fraîcheur, le même don d'enfance et de poésie.
Une fois de plus les hommes se sont installés dans la violence. Du Caucase à la Bretagne, c'est la guerre. Pendant plus d'un an encore l'ennemi va bétonner le mur de la mer, se retrancher derrière lui... Lorsqu'enfin les chars de Patton arriveront, une autre guerre naîtra de la guerre moribonde, celle qu'on se fait de père à fils, de famille à famille. Ce sera la fin d'un cauchemar dans un cauchemar. Seul, Mathurin Laurent, le maître du Moustoir, travaille pour que l'aurore des épis mûrs et des blés moissonnés revienne, que le domaine échappe à la destruction. Folie ou pas folie, la terre doit tenir. La Maison du Moustoir, c'est quelque part sur la côte le lieu virgilien où le bonheur serait possible. Mais il faut compter avec les événements, avec les hommes. Et soudain, Français, Anglais, Allemands, Russes, Américains, ils sont tous là, à deux pas de chez Mathurin Laurent, pour un drame à résoudre. Aussi à l'aise dans la réalité que dans le fantastique, mêlant constamment le quotidien et l'imaginaire, Charles Le Quintrec a refait avec vingt ans de recul le chemin difficile et souvent cruel de notre délivrance. Rien de folklorique ici à moins que le sang ne soit mensonge, mais le ton du témoignage et l'émouvante clarté d'un style transcendé par la poésie.
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Résumé : En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".