
Choses apprises en 2020. Souveraineté alimentaire. Pour agir contre la faim
En 2020, les paysans français auront subi d'importantes pertes de revenus en raison des conséquences cumulées de la pandémie du coronavirus et de la sécheresse estivale. Le coronavirus a perturbé les marchés et fait chuter les prix dans de nombreuses filières. La sécheresse a réduit les rendements céréaliers, tandis que les prix restent anormalement du fait de stocks conséquents dans les pays exportateurs. Le manque d'herbe et de fourrage pour l'hiver renchérit durablement les coups de production de la viande et du lait, sans être pris en compte par les marchés. Cinq ans après la conférence de Paris sur le climat, le pilotage de l'économie mondialisée par le libre-échange et la course au profit fait toujours croître les émissions de CO2 au niveau planétaire. Deux siècles après sa mort, la théorie de l'économiste David Ricardo fondée sur les "avantages comparatifs" inspire toujours les économistes et les décideurs politiques alors qu'elle ruine les paysans et favorise comme jamais le gaspillage des ressources renouvelables et fossiles. Pour assurer notre souveraineté alimentaire, l'agriculture doit promouvoir sans attendre des méthodes de production qui préservent la fertilité des sols. Cela passe par l'agro-écologie, l'agro-foresterie, la gestion intelligente de l'eau, les circuits courts, une moindre consommation de protéines animales. Cela suppose aussi une meilleure rémunération du travail de paysans. Cette voie est praticable dans notre pays, en Europe et au-delà. C'est une question de volonté politique.
| Nombre de pages | 220 |
|---|---|
| Date de parution | 12/01/2021 |
| Poids | 270g |
| Largeur | 140mm |
| SKU: | 9782365122894 |
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| EAN | 9782365122894 |
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| Titre | Choses apprises en 2020. Souveraineté alimentaire. Pour agir contre la faim |
| Auteur | Le Puill Gérard |
| Editeur | CROQUANT |
| Largeur | 140 |
| Poids | 270 |
| Date de parution | 20210112 |
| Nombre de pages | 220,00 € |
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Grandir sa vie durant grâce à l'engagement politique
Le Puill GérardL'année 2023 a été celle de ma 60ème carte au Parti Communiste de Français. J'ai adhéré au PCF au début du printemps de l'année 1964, quelques semaines avant que Waldeck Rochet ne succède à Maurice Thorez comme secrétaire général de ce parti. J'habitais alors dans le département des Côtes du Nord en Bretagne, dont le nom sera changé en 1990 pour devenir les Côtes d'Armor. J'étais "aide familial" sur une exploitation agricole de 36 hectares à laquelle mes parents avaient accédé comme fermier huit ans plus tôt. Sans être encarté au PCF, je m'étais engagé six mois plus tôt dans le concours d'abonnements que l'hebdomadaire agricole "La Terre" , créé en 1937 par Waldeck Rochet, organisait chaque année pour gagner de nouveaux lecteurs parmi les paysans. Sans cette adhésion au Parti Communiste Français, mon parcours de vie aurait été très différent de ce qu'il a été. Commencé en milieu agricole, mon engagement en politique s'est poursuivi quand je suis devenu ouvrier caoutchoutier chez Kléber-Colombes dans la ville du même nom à partir du 16 décembre 1965. Dans cette usine, les communistes éditaient chaque mois un journal imprimé dont le titre était "Le Pneu" . Il dénonçait l'exploitation du personnel et faisait connaître les propositions du PCF en faveur d'une amélioration des conditions de travail et d'une meilleure rémunération des salariés, hommes et femmes. Ecrire régulièrement dans ce petit mensuel de quatre pages fut mon école de journalisme durant les 18 années où j'ai travaillé dans cette usine, sans jamais avoir pensé que j'exercerai un jour le métier de journaliste. Ce livre parle de mon parcours professionnel, politique et syndical. Mais je ne l'ai pas écrit dans le but de parler de ma personne. Comme moi, des centaines de milliers d'hommes et de femmes ont décidé un jour d'adhérer au PCF dans la seconde moitié du XXème siècle pour faire reculer les injustices et changer la société. Ils ont milité, et militent encore pour beaucoup d'entre eux, afin d'en finir avec l'exploitation de l'homme par l'homme. Raconter ce que j'ai appris dans mon parcours de militant est aussi une manière de leur rendre hommage. En France, comme dans le monde, beaucoup d'évènements ont marqué mes 60 années de militantisme au PCF. Ce ne fut pas toujours dans le sens que souhaitaient les communistes, loin s'en faut. Pourtant, je n'ai jamais regretté mon engagement, bien au contraire. Il a structuré au fil des ans ma réflexion de militant et de citoyen. Tout au long de ma vie, j'ai rencontré et côtoyé dans ce parti des femmes et des hommes dont le dévouement au service des autres était la véritable motivation, sans rechercher le moindre intérêt pour soi-même. Dans mon département d'origine, je n'ai assisté à qu'a une seule journée d'étude au siège de la Fédération du PCF à Saint-Brieuc entre la date de mon adhésion en mars 1964 et mon départ pour l'Ile-de-France en décembre 1965. Elle était consacrée à la situation du monde paysan et présidée par Edouard Quemper, lequel fut longtemps le premier secrétaire de cette fédération du PCF. En 1996, j'ai lu les "Mémoires" de cet homme né en 1925 à l'Ile-Grande sur la côte nord de la Bretagne, entre la baie de Lannion et Perros-Guirec. Il a vécu jusqu'en septembre 2015 et il avait adhéré au PCF au moment de s'engager dans la résistance alors qu'il était encore adolescent. Dans le chapitre 17 de ses mémoires, il nous livrait ce sentiment que je partage totalement : "Si ne n'avais pas connu le PCF, ma vie aurait été sans doute insignifiante. Avec le Parti, j'ai appris à devenir un combattant, j'ai appris que rien ne s'obtient sans lutte. Ce ne fut pas difficile car j'en avais le tempérament. J'ai enrichi mes connaissances. J'ai sans doute appris plus que sur les bancs de l'école, en lisant, en discutant, en participant à des conférences, des réunions, qui approfondissaient les réalités de la vie en luttant. Cela ne signifie nullement qu'il faut se désintéresser de l'école, lorsque l'on est élève, lycéen ou étudiant. Mais pour parfaire sa formation d'homme et de citoyen, il faut un complément. Je l'ai trouvé en militant. Cela ne signifie nullement que nous sommes supérieurs aux autres. Il faut toujours apprendre" . Ce ressenti est aussi le mien, après 60 ans de militantisme au PCF et le passage par trois métiers. De même, je me retrouve totalement dans les propos que tenait Henri Malberg, ancien secrétaire de la fédération de Paris, dans "Incorrigiblement communiste" , un livre d'entretiens paru en 2014 aux éditions de l'Atelier sur son parcours de militant : "L'engagement tel que je le conçois n'est pas une contrainte, mais une forme de liberté. C'est un formidable atout pour être bien dans sa peau et dans sa tête. Et bien avec les autres. C'est le refus de s'engager qui appauvrit. L'engagement enrichit les personnes et les rend heureuses, c'est le cas pour des millions de gens" , lisait-on en page 87. En page 154, Henri Malberg ajoutait à propos des communistes : "Ce sont des femmes et des hommes comme tout le monde, des jeunes, des vieux, des Français et des étrangers , des ouvriers, des ingénieurs des paysans et des profs de fac(...) Nous sommes une forte collectivité de personnes volontaires, associées parce qu'elle veulent travailler à rendre la société meilleure. Des personnes qui cherchent à peser sur les choix de la société. Je suis convaincu que mon parti fait assez bien ce boulot" . Personnellement, j'aimais le métier de paysan, son rôle nourricier et ses liens avec la nature. Mais le passage de la ferme à l'usine fut pour moi une nécessité économique, comme pour de nombreux enfants d'agriculteurs quand la mécanisation des travaux agricoles a considérablement réduit les besoins en main d'oeuvre dans les fermes ; surtout que la création du marché commun agricole intervint en 1962, introduisant une forte concurrente entre les six pays membres, accentuait la tendance à la mécanisation en réduisant les emplois. Durant mes 18 années d'usine, j'ai consacré beaucoup de mon temps à militer au PCF. Ecrire des articles pour "Le Pneu" , coller des affiches, vendre l'Humanité et distribuer des tracts devant la porte de l'usine chaque fois que de besoin ; organiser les réunions de cellule, vendre les vignettes pour la fête de L'Humanité. Il y avait toujours quelque chose à faire et on le faisait avec motivation. Il en allait de même à la CGT dont je fus un délégué du personnel, élu et réélu par le vote des salariés du collège ouvrier chaque année de 1967 à 1983, date de la fermeture de l'usine de Colombes sur ordre du groupe Michelin, actionnaire unique de sa filiale Kléber. Quand l'usine a été fermée en 1983 malgré deux années de lutte, les syndicalistes dont je faisais partie furent privés de la moindre proposition de reclassement par l'employeur. Ma pratique rédactionnelle de militant ouvrier m'a alors permis d'obtenir un stage d'été à la rédaction de l'Humanité à la fin du mois de mai sur une proposition faite au journal par la fédération des Hauts-de-Seine du PCF. J'ai été embauché en septembre 1983 à l'issue de ce stage. Six mois plus tard, la Commission d'attribution de la carte délivrée aux journalistes professionnels m'attribuait la mienne sous le numéro 52. 622 après étude de mon dossier. Le renouvellement de cette carte s'effectue tous les ans pour les actifs qui restent dans la profession. En juillet 2001, au moment de mon départ officiel en retraite, j'ai demandé et obtenu une carte permanente de journaliste honoraire. Le numéro H 5. 382 est alors venu s'ajouter au 52. 622 avec les mentions "honoraire" et "carte officielle permanente" . Mon choix fut alors de continuer à collaborer de manière libre et bénévole au groupe de presse Humanité sur les dossiers comme l'agriculture, le tourisme, l'environnement et les enjeux climatiques. Au moment où j'écris cet ouvrage, je suis donc journaliste depuis 40 ans dont 22 ans comme journaliste honoraire. Je me suis souvent demandé dans quelle misérable voie professionnelle j'aurais pu m'engager quand l'usine Kléber de Colombes a fermé, si je n'avais pas acquis cette pratique rédactionnelle entre 1966 et 1983. Tout comme mon passé à la ferme, mon long passage en usine a beaucoup contribué à structurer ma réflexion de journaliste sur une grande diversité de sujets. Mes origines paysannes ne sont pas pour rien dans le fait que j'ai obtenu deux prix en 1997 et 1998, tout en n'ayant concouru qu'à trois reprises en tout et pour tout. En 1997, le prix "Artémis" me fut décerné par la Fédération nationale des chasseurs pour un article consacré au biotope du tétras-lyre dans les départements de Savoie et de Haute-Savoie. Le 10 février 1999, de devins le lauréat du "Grand prix du journalisme agricole" 1998 décerné par le jury de l'Association française des journalistes agricoles (AFJA) que présidait alors Alain Rollat, du quotidien Le Monde. Ce fut pour un reportage paru dans l'Humanité du 29 septembre 1998 et titré "La grande solitude du vigneron à l'aube de la vendange" . Il était consacré à Joël Gigou, un homme sur le stand duquel j'avais découvert les vins de Jasnières, lors des salons de vignerons à Paris. Ces vins blancs issus du cépage chenin furent produits dès le Moyen-âge sur des coteaux bien orientés au sud du département de la Sarthe par les moines qui avaient ainsi découvert un bon terroir pour leurs vins de messe. Ce prix me fut ensuite remis par Jean Glavany, ministre de l'Agriculture dans le gouvernement dirigé par Lionel Jospin sous la présidence de Jacques Chirac. J'ai vu dans l'attribution de ces deux prix, décernés par un jury de chasseurs pour l'un, par des membres d'une association de journalistes agricoles pour l'autre, la preuve que le militantisme politique et syndical est également formateur sur le plan professionnel. J'ai aussi connu des militantes et de militants communistes qui ne pensaient nullement devenir maire, député, voire ministre plus tard, quand ils ont été élus pour la première fois dans un conseil municipal. Elles et ils le sont pourtant devenus et ont montré de grandes compétences dans l'exercice de leurs mandats. J'ai toujours fait mien un vieux dicton selon lequel "c'est en forgeant qu'on devient forgeron" . Mon parcours professionnel stimulé par le militantisme en témoigne. Depuis que je suis officiellement retraité, je n'ai jamais interrompu mon activité rédactionnelle, à l'Humanité, à La Terre, puis au site Internet de l'Humanité. Parallèlement, je collabore depuis une vingtaine d'années au magazine bimestriel "Vie Nouvelle" qui compte 55. 000 abonnées chez les retraités encartés à la CGT. J'ai également rédigé huit essais entre 2008 et 2022. Quatre furent consacrés à l'agriculture, les quatre autres davantage centrés sur les batailles qu'il est urgent de mener pour freiner le réchauffement climatique en cours. Sur ce sujet aussi, l'énorme gâchis que fut la fermeture de l'usine où j'ai travaillé pendant 18 ans m'a fait beaucoup réfléchir. Surtout que les deux usines où furent transférées la quasi-totalité des pneus produits à Colombes jusqu'en 1983 ont été fermées depuis. Ce fut le cas en 2005 pour le site de Sank-Ingbert dans la Sarre et en 2009 pour celui de Toul en Meurthe-et-Moselle. La firme Michelin bénéficiait de salaires trois fois plus bas qu'en Allemagne et en France en transférant la production en Serbie ! Depuis ces dates, comme avant, les transferts de productions industrielles et agricoles des pays capitalistes développés vers les pays à bas coûts de main d'oeuvre n'ont jamais cessé. Ils sont déjà en train de repartir vers les pays à très bas salaires avec un bilan carbone désastreux dans le cadre de la conversion à la voiture électrique. Au-delà d'un bilan carbone en forte hausse, cela se traduira encore et toujours par une précarisation constante de l'emploi et de la rémunération des salariés dans un pays comme la France. 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