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Grandir sa vie durant grâce à l'engagement politique
Le Puill Gérard
CROQUANT
12,00 €
Épuisé
EAN :9782365124362
L'année 2023 a été celle de ma 60ème carte au Parti Communiste de Français. J'ai adhéré au PCF au début du printemps de l'année 1964, quelques semaines avant que Waldeck Rochet ne succède à Maurice Thorez comme secrétaire général de ce parti. J'habitais alors dans le département des Côtes du Nord en Bretagne, dont le nom sera changé en 1990 pour devenir les Côtes d'Armor. J'étais "aide familial" sur une exploitation agricole de 36 hectares à laquelle mes parents avaient accédé comme fermier huit ans plus tôt. Sans être encarté au PCF, je m'étais engagé six mois plus tôt dans le concours d'abonnements que l'hebdomadaire agricole "La Terre" , créé en 1937 par Waldeck Rochet, organisait chaque année pour gagner de nouveaux lecteurs parmi les paysans. Sans cette adhésion au Parti Communiste Français, mon parcours de vie aurait été très différent de ce qu'il a été. Commencé en milieu agricole, mon engagement en politique s'est poursuivi quand je suis devenu ouvrier caoutchoutier chez Kléber-Colombes dans la ville du même nom à partir du 16 décembre 1965. Dans cette usine, les communistes éditaient chaque mois un journal imprimé dont le titre était "Le Pneu" . Il dénonçait l'exploitation du personnel et faisait connaître les propositions du PCF en faveur d'une amélioration des conditions de travail et d'une meilleure rémunération des salariés, hommes et femmes. Ecrire régulièrement dans ce petit mensuel de quatre pages fut mon école de journalisme durant les 18 années où j'ai travaillé dans cette usine, sans jamais avoir pensé que j'exercerai un jour le métier de journaliste. Ce livre parle de mon parcours professionnel, politique et syndical. Mais je ne l'ai pas écrit dans le but de parler de ma personne. Comme moi, des centaines de milliers d'hommes et de femmes ont décidé un jour d'adhérer au PCF dans la seconde moitié du XXème siècle pour faire reculer les injustices et changer la société. Ils ont milité, et militent encore pour beaucoup d'entre eux, afin d'en finir avec l'exploitation de l'homme par l'homme. Raconter ce que j'ai appris dans mon parcours de militant est aussi une manière de leur rendre hommage. En France, comme dans le monde, beaucoup d'évènements ont marqué mes 60 années de militantisme au PCF. Ce ne fut pas toujours dans le sens que souhaitaient les communistes, loin s'en faut. Pourtant, je n'ai jamais regretté mon engagement, bien au contraire. Il a structuré au fil des ans ma réflexion de militant et de citoyen. Tout au long de ma vie, j'ai rencontré et côtoyé dans ce parti des femmes et des hommes dont le dévouement au service des autres était la véritable motivation, sans rechercher le moindre intérêt pour soi-même. Dans mon département d'origine, je n'ai assisté à qu'a une seule journée d'étude au siège de la Fédération du PCF à Saint-Brieuc entre la date de mon adhésion en mars 1964 et mon départ pour l'Ile-de-France en décembre 1965. Elle était consacrée à la situation du monde paysan et présidée par Edouard Quemper, lequel fut longtemps le premier secrétaire de cette fédération du PCF. En 1996, j'ai lu les "Mémoires" de cet homme né en 1925 à l'Ile-Grande sur la côte nord de la Bretagne, entre la baie de Lannion et Perros-Guirec. Il a vécu jusqu'en septembre 2015 et il avait adhéré au PCF au moment de s'engager dans la résistance alors qu'il était encore adolescent. Dans le chapitre 17 de ses mémoires, il nous livrait ce sentiment que je partage totalement : "Si ne n'avais pas connu le PCF, ma vie aurait été sans doute insignifiante. Avec le Parti, j'ai appris à devenir un combattant, j'ai appris que rien ne s'obtient sans lutte. Ce ne fut pas difficile car j'en avais le tempérament. J'ai enrichi mes connaissances. J'ai sans doute appris plus que sur les bancs de l'école, en lisant, en discutant, en participant à des conférences, des réunions, qui approfondissaient les réalités de la vie en luttant. Cela ne signifie nullement qu'il faut se désintéresser de l'école, lorsque l'on est élève, lycéen ou étudiant. Mais pour parfaire sa formation d'homme et de citoyen, il faut un complément. Je l'ai trouvé en militant. Cela ne signifie nullement que nous sommes supérieurs aux autres. Il faut toujours apprendre" . Ce ressenti est aussi le mien, après 60 ans de militantisme au PCF et le passage par trois métiers. De même, je me retrouve totalement dans les propos que tenait Henri Malberg, ancien secrétaire de la fédération de Paris, dans "Incorrigiblement communiste" , un livre d'entretiens paru en 2014 aux éditions de l'Atelier sur son parcours de militant : "L'engagement tel que je le conçois n'est pas une contrainte, mais une forme de liberté. C'est un formidable atout pour être bien dans sa peau et dans sa tête. Et bien avec les autres. C'est le refus de s'engager qui appauvrit. L'engagement enrichit les personnes et les rend heureuses, c'est le cas pour des millions de gens" , lisait-on en page 87. En page 154, Henri Malberg ajoutait à propos des communistes : "Ce sont des femmes et des hommes comme tout le monde, des jeunes, des vieux, des Français et des étrangers , des ouvriers, des ingénieurs des paysans et des profs de fac(...) Nous sommes une forte collectivité de personnes volontaires, associées parce qu'elle veulent travailler à rendre la société meilleure. Des personnes qui cherchent à peser sur les choix de la société. Je suis convaincu que mon parti fait assez bien ce boulot" . Personnellement, j'aimais le métier de paysan, son rôle nourricier et ses liens avec la nature. Mais le passage de la ferme à l'usine fut pour moi une nécessité économique, comme pour de nombreux enfants d'agriculteurs quand la mécanisation des travaux agricoles a considérablement réduit les besoins en main d'oeuvre dans les fermes ; surtout que la création du marché commun agricole intervint en 1962, introduisant une forte concurrente entre les six pays membres, accentuait la tendance à la mécanisation en réduisant les emplois. Durant mes 18 années d'usine, j'ai consacré beaucoup de mon temps à militer au PCF. Ecrire des articles pour "Le Pneu" , coller des affiches, vendre l'Humanité et distribuer des tracts devant la porte de l'usine chaque fois que de besoin ; organiser les réunions de cellule, vendre les vignettes pour la fête de L'Humanité. Il y avait toujours quelque chose à faire et on le faisait avec motivation. Il en allait de même à la CGT dont je fus un délégué du personnel, élu et réélu par le vote des salariés du collège ouvrier chaque année de 1967 à 1983, date de la fermeture de l'usine de Colombes sur ordre du groupe Michelin, actionnaire unique de sa filiale Kléber. Quand l'usine a été fermée en 1983 malgré deux années de lutte, les syndicalistes dont je faisais partie furent privés de la moindre proposition de reclassement par l'employeur. Ma pratique rédactionnelle de militant ouvrier m'a alors permis d'obtenir un stage d'été à la rédaction de l'Humanité à la fin du mois de mai sur une proposition faite au journal par la fédération des Hauts-de-Seine du PCF. J'ai été embauché en septembre 1983 à l'issue de ce stage. Six mois plus tard, la Commission d'attribution de la carte délivrée aux journalistes professionnels m'attribuait la mienne sous le numéro 52. 622 après étude de mon dossier. Le renouvellement de cette carte s'effectue tous les ans pour les actifs qui restent dans la profession. En juillet 2001, au moment de mon départ officiel en retraite, j'ai demandé et obtenu une carte permanente de journaliste honoraire. Le numéro H 5. 382 est alors venu s'ajouter au 52. 622 avec les mentions "honoraire" et "carte officielle permanente" . Mon choix fut alors de continuer à collaborer de manière libre et bénévole au groupe de presse Humanité sur les dossiers comme l'agriculture, le tourisme, l'environnement et les enjeux climatiques. Au moment où j'écris cet ouvrage, je suis donc journaliste depuis 40 ans dont 22 ans comme journaliste honoraire. Je me suis souvent demandé dans quelle misérable voie professionnelle j'aurais pu m'engager quand l'usine Kléber de Colombes a fermé, si je n'avais pas acquis cette pratique rédactionnelle entre 1966 et 1983. Tout comme mon passé à la ferme, mon long passage en usine a beaucoup contribué à structurer ma réflexion de journaliste sur une grande diversité de sujets. Mes origines paysannes ne sont pas pour rien dans le fait que j'ai obtenu deux prix en 1997 et 1998, tout en n'ayant concouru qu'à trois reprises en tout et pour tout. En 1997, le prix "Artémis" me fut décerné par la Fédération nationale des chasseurs pour un article consacré au biotope du tétras-lyre dans les départements de Savoie et de Haute-Savoie. Le 10 février 1999, de devins le lauréat du "Grand prix du journalisme agricole" 1998 décerné par le jury de l'Association française des journalistes agricoles (AFJA) que présidait alors Alain Rollat, du quotidien Le Monde. Ce fut pour un reportage paru dans l'Humanité du 29 septembre 1998 et titré "La grande solitude du vigneron à l'aube de la vendange" . Il était consacré à Joël Gigou, un homme sur le stand duquel j'avais découvert les vins de Jasnières, lors des salons de vignerons à Paris. Ces vins blancs issus du cépage chenin furent produits dès le Moyen-âge sur des coteaux bien orientés au sud du département de la Sarthe par les moines qui avaient ainsi découvert un bon terroir pour leurs vins de messe. Ce prix me fut ensuite remis par Jean Glavany, ministre de l'Agriculture dans le gouvernement dirigé par Lionel Jospin sous la présidence de Jacques Chirac. J'ai vu dans l'attribution de ces deux prix, décernés par un jury de chasseurs pour l'un, par des membres d'une association de journalistes agricoles pour l'autre, la preuve que le militantisme politique et syndical est également formateur sur le plan professionnel. J'ai aussi connu des militantes et de militants communistes qui ne pensaient nullement devenir maire, député, voire ministre plus tard, quand ils ont été élus pour la première fois dans un conseil municipal. Elles et ils le sont pourtant devenus et ont montré de grandes compétences dans l'exercice de leurs mandats. J'ai toujours fait mien un vieux dicton selon lequel "c'est en forgeant qu'on devient forgeron" . Mon parcours professionnel stimulé par le militantisme en témoigne. Depuis que je suis officiellement retraité, je n'ai jamais interrompu mon activité rédactionnelle, à l'Humanité, à La Terre, puis au site Internet de l'Humanité. Parallèlement, je collabore depuis une vingtaine d'années au magazine bimestriel "Vie Nouvelle" qui compte 55. 000 abonnées chez les retraités encartés à la CGT. J'ai également rédigé huit essais entre 2008 et 2022. Quatre furent consacrés à l'agriculture, les quatre autres davantage centrés sur les batailles qu'il est urgent de mener pour freiner le réchauffement climatique en cours. Sur ce sujet aussi, l'énorme gâchis que fut la fermeture de l'usine où j'ai travaillé pendant 18 ans m'a fait beaucoup réfléchir. Surtout que les deux usines où furent transférées la quasi-totalité des pneus produits à Colombes jusqu'en 1983 ont été fermées depuis. Ce fut le cas en 2005 pour le site de Sank-Ingbert dans la Sarre et en 2009 pour celui de Toul en Meurthe-et-Moselle. La firme Michelin bénéficiait de salaires trois fois plus bas qu'en Allemagne et en France en transférant la production en Serbie ! Depuis ces dates, comme avant, les transferts de productions industrielles et agricoles des pays capitalistes développés vers les pays à bas coûts de main d'oeuvre n'ont jamais cessé. Ils sont déjà en train de repartir vers les pays à très bas salaires avec un bilan carbone désastreux dans le cadre de la conversion à la voiture électrique. Au-delà d'un bilan carbone en forte hausse, cela se traduira encore et toujours par une précarisation constante de l'emploi et de la rémunération des salariés dans un pays comme la France. Notre engagement militant au Parti Communiste Français est indispensable pour combattre ces politiques motivées par la course au profit et pour faire triompher une autre orientation en ce XXIème siècle marqué par l'accélération du réchauffement climatique en cours.
Résumé : Tout pour réussir et avoir confiance en soi ! Ce cahier, conçu par une orthophoniste et des enseignantes expérimentées, propose une pédagogie spécialement adaptée, notamment dans sa mise en pages (police de caractères ajustée et davantage d'espace entre les mots et les lettres), pour aider votre enfant dans son apprentissage tout au long de l'année. Il regroupe trois matières : français, maths et anglais. Vous y trouverez : des leçons claires et illustrées de nombreux exemples ; un exercice corrigé pas à pas, pour montrer comment bien appliquer la leçon ; des exercices de difficulté progressive ; un exercice-bilan pour que l'enfant évalue lui-même ses progrès. Inclus : Un livret détachable avec tous les corrigés et des conseils pratiques. Retrouvez également les fichiers audio de l'anglais gratuits, à télécharger sur notre site.
En 2020, au moment où paraissait la première édition de ce livre, la pandémie du Covid-19 imposait des contraintes nombreuses et variées dans presque tous les pays du monde. Elle provoquait aussi de multiples ruptures dans les chaînes de production et d'âapprovisionnement mondialisées. Combinée à la sécheresse, la politique gouvernementale a eu pour résultat de diminuer comme jamais auparavant le revenu des agriculteurs. Depuis un an, les conséquences de la guerre en Ukraine ont rebattu partiellement les cartes pour les consommateurs comme pour les paysans français. Elles ont aggravé la situation. Cela a conduit l'auteur à revoir et à augmenter de façon substantielle le contenu de la première édition. Sans changer les analyses proposées dans les 14 chapitres rédigés alors, qu'il estime avoir gardé toute leur pertinence, il a ajouté pour cette réédition cinq chapitres nouveaux.
Le Thanh Taï-Marc ; Dautremer Rébecca ; Rostand Ed
Cyrano avait un gros pif. Quand il fumait, il se brûlait toujours le bout du nez, mais quand la pluie tombait, sa moustache n?était jamais mouillée.Il était aussi très amoureux de Roxane, sa cousine, qui, elle, était amoureuse de Christian. Comme Cyrano était laid mais intelligent, et Christian, beau mais stupide, ils décidèrent de s?allier pour séduire Roxane?Notes Biographiques : Né le 5 juillet 1967 à Antony (92), il s?oriente tout d?abord vers des études scientifiques, pour finalement étudier les arts graphiques, en premier lieu à L?atelier de Sèvres (Paris 6), puis aux Beaux-Arts de Rueil-Malmaison et enfin à l?EMSAT (école municipale supérieure des arts et techniques de la ville de Paris) où il passe son diplôme en 1995. Il intègre alors un groupe de presse informatique en tant qu?assistant de fabrication pendant 5 mois puis continue à travailler avec eux, mais cette fois en tant que graphiste indépendant. De fil en aiguille, il rencontre les Éditions Eyrolles avec lesquels il travaille de nombreuses années toujours en tant que graphiste pour finalement écrire un premier ouvrage sur le logiciel Photoshop. Rien à voir avec l?écriture pour enfants, pourtant c?est ce livre qui lui pose le pied à l?étrier. C?est à la même époque que Rébecca Dautremer lui propose d?écrire Babayaga. Il se lance et obtient un avis positif de l?éditeur mais surtout de l?illustratrice. Malgré le handicap d?une scolarité en français pas bien terrible, il persiste et finit par dire quand on lui demande son travail qu?il est aussi auteur de livre pour enfants. Il écrit ensuite « Le Voleur et le magicien » avec Aurélia Fronty (une commande qui devait être à l?origine une adaptation d?Aladdin) puis « Avalanche le terrible » et sa suite : « l?Odyssée d?Avalanche », fruit de sa rencontre avec Èlodie Nouhen. Il persiste aussi avec Rébecca Dautremer en adaptant « Cyrano » et avec un ouvrage plus personnel « Le grand courant d?air ».Depuis, il a écrit nombre d'albums en collaboration avec Gérald Guerlais, Benjamin Chaud, Jacques de Loustal, et Rébecca Dautremer. Rébecca Dautremer est née à Gap. Elle a suivi une formation à l?Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris (ENSAD). Ses professeurs la repèrent et l?encouragent à se tourner vers l?illustration. Elle publie son premier album en 1996 chez Gautier Languereau (La chèvre aux loups) et par la suite connaît de nombreux succès tel que Princesses oubliées et inconnues en 2004 et Alice au pays des merveilles en 2010. Passionné par la photographie, son style unique est caractérisé par des points de vue toujours très originaux et une maitrise de la gouache et de la mine de plomb. Grâce à ses succès et la qualité de ses ouvrages, elle a réussi à dépasser les frontières de l?univers jeunesse et de toucher et atteindre un public plus adulte.
Les élections de 2017 en France se déroulent vingt ans après la conférence de Kyoto sur le climat. Les engagements pris à l'époque contre le réchauffement climatique n'ont connu qu'une timide application à partir de 2005 dans quelques pays développés avec la mise en place d'une taxe carbone. Sans efficacité au niveau planétaire puisque 32 milliards de tonnes de CO2 ont été émises en 2015, contre 11 milliards en 1980. En 2020, les orientations contenues dans le texte adopté lors de la COP21 à Paris doivent entrer en vigueur. Ce texte, déjà ratifié par un nombre suffisant de pays, a retenu l'objectif ambitieux préconisé par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) : limiter le réchauffement en cours à +2 degrés Celsius durant ce vingt-et-unième siècle par rapport à la fin du dix-neuvième. Ce qui suppose de diviser par quatre les émissions de CO2 d'ici 2050 et de poursuivre l'effort après. Dans leur immense majorité, les hommes et les femmes qui sollicitent nos suffrages cette année mesurent mal ce que n cela représente concernant les changements à introduire dans le pilotage de l'économie du pays. Il faut donc leur mettre la pression afin d'obtenir des politiques qui laisseront une planète vivable aux générations futures. Ce livre donne aussi aux citoyens des pistes pour agir, chacun à son niveau. Car dans 20 ans, il sera trop tard pour contenir le réchauffement.
Le procès des sciences humaines et sociales (SIS) semble avoir été rouvert à l'occasion des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, quand plusieurs déclarations publiques ont dénoncé La "culture de l'excuse" qui serait implicite aux tentatives d'explication ou de compréhension du djihadisme portées par ces disciplines. Quelles sont les distinctions à opérer entre comprendre, expliquer, justifier et excuser ? Les causes dissolvent-elles les raisons ? La compréhension exclut-elle le jugement moral ou politique ? faut-il ou non considérer que les explications apportées par les sciences sociales peuvent, à l'image des savoirs psychiatriques, constituer des "circonstances atténuantes" dont les juges, et la société plus largement, auraient à tenir compte ? Comment situer cette condamnation de la "culture de l'excuse" dans l'histoire plus longue des usages politiques des théories des sciences humaines et sociales ? Et plus Largement, dans quelle mesure les sciences humaines et sociales peuvent-elles ou doivent-elles aider à comprendre "l'incompréhensible" ? Telles sont les questions posées par cet ouvrage à partir d'exemples passés et contemporains— La collaboration de scientifiques sous l'occupation nazie, les violences physiques collectives, La radicalisation ou la folie.
Dans l'espace politique français, l'Union européenne est partout. Elle planifie la libéralisation des services publics. Elle organise le libre-échange qui pousse aux délocalisations et interdit de taxer significativement les détenteurs de capitaux. Elle impose l'austérité budgétaire et monétaire tout en laissant libre cours à la concurrence fiscale. Incapable de répondre aux enjeux du siècle, et notamment de conduire la transition écologique, elle obéit aux lobbies et dépossède les peuples de leur souveraineté démocratique. Pourtant, dans le débat politique, elle est reléguée au second plan, quand son rôle n'est pas tout simplement effacé. La question européenne est pourtant essentielle. Elle hante la gauche partout en Europe. Certains défendent la réécriture à plusieurs du droit communautaire, le changement de l'intérieur. D'autres, à l'inverse, défendent la sortie de l'Union européenne, tout au moins de l'euro, et la présentent parfois comme la solution à elle seule à tous nos maux. Ce livre, dont l'orientation eurocritique est pleinement assumée, entend parler sérieusement de l'Union européenne. Il montre que le statu quo est impossible. Il examine, dans une perspective de gauche, les différentes stratégies envisageables (sortie, réforme, rupture partielle, crise permanente) sans en défendre une en particulier, mais en décrivant pour chacune d'elles les conditions nécessaires à sa réalisation, les difficultés - le cas échéant les impossibilités - et les perspectives qu'elle ouvre. A l'heure du Brexit, d'une crise politique européenne qui n'en finit pas, et à l'approche des élections européennes de 2019, ce livre constitue un outil indispensable.
A travers la construction de divers objets anthropologiques relatifs à la ville, les contributeurs à cet ouvrage développent une réflexion épistémologique sur les spécificités méthodologiques et heuristiques de leur discipline, et ce, presque vingt-cinq ans après la publication de Chemins de la ville. Enquêtes ethnologiques (CTHS, 1987), sous la direct ion de J. Gutwirth et de C. Pétonnet. Sans être un bilan à proprement parler, ce livre fait état, à travers la diversités des objets traités, des multiples regards ethnologiques portés su r un monde qui, en un quart de siècle, a considérablement changé. La pratique disciplinaire y est interrogée, tout comme la place de l'ethnologue dans sa propre société à l'heure où les sciences humaines et sociales sont politiquement ostracisées plus au nom de leur rentabilité économique hypothétique que de leur pertinence scientifique véritable. Les étudiants et les jeunes chercheurs y trouveront les échos des multiples difficultés qu'ils rencontrent sur leurs terrains respectifs, tout comme les lecteurs attentifs aux gestations de la globalisation du monde actuel feront leur miel des diverses connaissances dont témoignent ces recherches.
Lorsqu'en septembre 2015, Donald Trump, promoteur immobilier américain haut en couleur, présenta sa candidature à la primaire de l'élection présidentielle de novembre 2016 du côté républicain, très peu furent ceux qui prirent la chose au sérieux. Oui sans doute, Trump était une vedette de la télé-réalité, où ses interventions tonitruantes faisaient pouffer, mais président des Etats-Unis ? Allons donc ! Le Parti républicain se gaussait. Mais il dut très vite déchanter : le bouffon caracolait en tête. Pour Trump, tous les coups étaient permis. Suggérer que le père d'un rival avait trempé dans l'assassinat de Kennedy ? Pourquoi pas ? Il s'agissait de l'emporter et le reste comptait pour peu : les pires habitudes des milieux d'affaires furent ainsi importées dans la sphère du politique. Trump ne l'emporta pas au suffrage universel, mais bien dans le système à deux niveaux d'une élection présidentielle américaine, avec le bénéfice certainement du petit coup de pouce que lui apportèrent diverses officines liées à l'extrême-droite américaine ou dont le siège se trouvait à Saint-Pétersbourg. La victoire de Trump plongea le monde dans la stupeur. La période couverte dans ce premier tome, qui va de la candidature de Trump à la veille de l'inculpation de Michael Cohen, son avocat personnel, est celle de cette stupeur initiale. Les tomes 2 et 3 couvriront la suite : les épisodes d'une chute devenant de jour en jour plus prévisible.