Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Marie Henry, Gauguin et les autres
Le Drian Marie
PART COMMUNE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782844182418
Le bruit du souvenir ne meurt jamais parmi le vent du Pouldu. Il s'efface parfois mais revient tendre ou léger comme presque rien. Pour l'entendre, il faut avoir regardé le ciel, les couleurs de l'océan, du pain, du tablier de la voisine. Avoir connu l'odeur du sable, des dunes et du goémon. Avoir été l'ami de la cheminée, du sel, du cidre et de l'eau-de-vie. A qui goûtait tout cela, le bruit du souvenir a dit une partie de sa musique dans la brume. Alors les mots et les notes se sont accordés pour jouer en sourdine. L'écrivain de ce souvenir imaginé a touché et reconnu la plus émouvante amie de ces peintres qui vinrent un jour troubler sa vie et encombrer son auberge. C'est Marie, Marie des Grands Sables, Marie Henry, Marie Poupée, Marie des peintres du Pouldu. Trois voix de femmes pour évoquer ce souvenir: Jeanne, Marie, la mer.
Léontine est une vieille darne tranquille qui s'octroie le droit de vivre comme elle l'entend. Elle marche en chaussons sur la plage, elle téléphone parfois à ses proches en oubliant que certains ont disparu, elle met le couvert pour un festin sans invités. Cela est inquiétant. Un danger pour elle et pour les autres. Un facteur de désordre. Ça ne peut plus durer. Ses enfants, "la bande à Madeau", craignant pour sa sécurité ("un jour tu oublieras le gaz"), décident de la faire admettre au Doux Refuge, une maison de retraite. On a beaucoup écrit sur la vieillesse et la sénilité, sur la terrible maladie d'Alzheimer, mais l'auteur ici fait davantage : elle exprime la douleur, l'incompréhension du malade. Le ton parfois burlesque de ce livre n'en révèle pas moins une réalité pénible, et derrière le thème du vieillissement, on retrouve les questions chères à l'auteur sur la complexité des relations que l'individu entretien avec son entourage.
Le Drian Jean-Yves ; Védrine Hubert ; Saunier Geor
Thème central des deux septennats de François Mitterrand, la défense de la France a suscité des débats qui restent aujourd'hui d'une vive actualité. Pour la première fois, historiens et acteurs politiques confrontent leurs points de vue à l'égard de la politique mitterrandienne dans la période charnière de 1981 à 1995. François Mitterrand et la Défense : comment, à partir de 1971, les socialistes firent-ils évoluer leur doctrine à l'égard de la Défense ? Comment, une fois au pouvoir à partir de 1981, les nouvelles autorités purent-elles composer avec le monde militaire ? Quelle vision animait François Mitterrand dans ces domaines ? La gestion de la guerre froide et de la fin du monde bipolaire : comment les changements historiques ont-ils été négociés ? La désintégration de l'empire soviétique mais aussi la réunification allemande en ont été l'une des conséquences, sans oublier l'éclatement de la Yougoslavie, qui fit l'objet de nombreux débats et de controverses. Les opérations extérieures : elles ont caractérisé les mandats de François Mitterrand puisqu'il en ordonna plus que ses prédécesseurs réunis, sous la Ve République. La plupart sont intervenues pendant les deux cohabitations. Certaines font encore l'objet de vifs débats... Etaient-elles justifiées ? Aurait-on pu intervenir autrement ? La dissuasion : le président Mitterrand s'y identifia au point de déclarer que la dissuasion c'était lui, et que tout le reste n'était qu'objets inertes. Il y eut alors des décisions à prendre, aussi bien sur la définition, voire la clarification des concepts, que sur la réaction de la France à un mouvement de désarmement initié par Mikhaïl Gorbatchev et Ronald Reagan. Le débat demeure aujourd'hui quant à la raison d'être de la dissuasion nucléaire, comme on le lira en découvrant ces échanges.
Comme chaque année, au mois d'août, Claire se lance dans des travaux de couture frénétiques pour enrayer l'agitation que provoque le départ en vacances de ses enfants. Patiemment, elle coud des coussins, seule dans le petit bout de la maison en forme de L qu'elle habite en pleine région humide. Et ses souvenirs se déroulent : mère morte au carmel, père disparu, le mari qui s'en est allé, l'amant qui ne s'attarde jamais. Elle ne s'insurge pas contre le vide de son existence, mais elle aimerait tant que quelqu'un lui dise "Claire" plutôt que ces appellations interchangeables "Maman", "Madame", "ma pauvre chérie"... Elle aimerait aussi voir une fois la couleur du ciel en zone sèche, là où il ne pleut jamais. Alors, elle rassemble ses affaires et se lance dans ce qui ne peut être qu'une modeste aventure. Marie Le Drian nous livre ici un récit tendre, ironique où les phrases brèves et les mots simples épousent parfaitement l'état d'esprit de l'héroïne. Le petit bout d'une vie qui remplit le lecteur d'une allégresse vaguement coupable.
Relevant de la direction des Archives du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, le Centre des Archives diplomatiques de Nantes conserve les archive du réseau diplomatique français à l'étranger de la fin du XVIe siècle à nos jours - ambassade et légations, consulats, services culturels et de coopération -, ainsi que les archives des protectorats français en Tunisie et au Maroc, et du mandat français en Syrie et au Liban. Ces fonds sont mis à disposition du public dans sa salle de lecture.
Confié à Gustave Flaubert par sa mère Laure - qui n'est autre que la soeur d'Alfred le Poittevin, ce « coeur frère qu'on ne retrouve jamais deux fois » - Guy de Maupassant doit ses années de formation à l'écrivain qu'il appelle son Maître. Leurs véritables relations se nouent à partir de 1872. Flaubert lit les manuscrits de son protégé, le conseille, le prend comme collaborateur en le faisant participer à ses recherches pour Bouvard et Pécuchet, et l'introduit parmi ses amis écrivains. Maupassant écrira de nombreux articles sur Gustave Flaubert, voulant défendre son oeuvre, mais aussi l'homme: « Comme il avait horreur du bourgeois (et il le définissait ainsi: quiconque pense bassement), il passa parmi la plupart de ses contemporains pour une espèce de misanthrope féroce qui eût volontiers mangé du rentier à ses trois repas. C'était au contraire un homme doux, mais de parole violente, et très tendre, bien que son coeur, je crois, n'eût jamais été ému profondément par une femme.»
Maître du théâtre symboliste, Maurice Maeterlinck (1862-1949), prix Nobel de littérature en 1911, fut aussi un passionnant auteur naturaliste. Célèbre pour ses ouvrages sur les abeilles, les fourmis ou les termites, son Intelligence des fleurs (1907) est inexplicablement moins connu. Passionné de botanique et grand amateur de jardinage réalisant ses propres boutures, Maeterlinck entraîne le lecteur à la découverte de la vie secrète des plantes et des fleurs, dont il révèle les trésors d'intelligence et d'ingéniosité faisant appel aux lois de la mécanique, de la balistique et de l'aérodynamique. Pour lui, la fleur est non seulement l'organe de la reproduction, mais aussi celui de la vie et de la beauté. En refermant ce livre, on ne peut plus porter le même regard sur la nature qui nous entoure, qu'elle soit sauvage ou cultivée. Traité de sagesse, de simplicité, de bonheur, rehaussé d'encres et d'aquarelles inédites de Cécile A. Holdban, L'intelligence des fleurs est un hymne à la beauté du monde et de la nature, dont il est peut-être temps de refaire l'apprentissage, en acceptant d'y retrouver l'humble place qui est la nôtre. Candide disait qu'il fallait cultiver son jardin. Maeterlinck nous invite à l'observer avec une patience émerveillée.
C'est Sous-Offs, paru en 1889, qui a fait connaître Lucien Descaves : un scandale a éclaté à la parution de ce roman franchement antimilitariste, qui a valu au jeune auteur et à son éditeur un procès retentissant pour injures contre l'armée. Descaves y dresse le portrait satirique et sans concession de la vie d'une caserne à Dieppe. Une galerie de sous-officiers s'offre à nous, médiocres, souvent ridicules, donnant de l'univers militaire une image à la fois dérisoire et étriquée. Par son naturalisme - qui n'exclut pas une écriture artiste - ce roman nous plonge, grâce à l'évidente jubilation de son auteur, dans un certain pan de la société française de cette fin de XlXème siècle. Proche de certaines idées qu'on qualifierait aujourd'hui de libertaires, Lucien Descaves, par la généreuse virulence de sa plume, devrait trouver aujourd'hui un écho chez nos contemporains.
J'aurais pu t'aimer d'une façon plus agréable pour toi. - Me prendre à ta surface et y rester. - C'est longtemps [ce] que tu as voulu. Eh bien non. J'ai été au fond. - Je n'ai pas admiré ce que tu montrais, ce que tout le monde pouvait voir, ce qui ébahissait le public. J'ai été au-delà et j'y ai découvert des trésors. Un homme que tu aurais séduit et dominé ne savourerait pas comme moi ton c?ur aimant jusqu'en ses plus petits angles. " À Louise Colet, 6 juillet 1852.