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Ca ne peut plus durer
Le Drian Marie
PART COMMUNE
17,00 €
Épuisé
EAN :9782844182593
Léontine est une vieille darne tranquille qui s'octroie le droit de vivre comme elle l'entend. Elle marche en chaussons sur la plage, elle téléphone parfois à ses proches en oubliant que certains ont disparu, elle met le couvert pour un festin sans invités. Cela est inquiétant. Un danger pour elle et pour les autres. Un facteur de désordre. Ça ne peut plus durer. Ses enfants, "la bande à Madeau", craignant pour sa sécurité ("un jour tu oublieras le gaz"), décident de la faire admettre au Doux Refuge, une maison de retraite. On a beaucoup écrit sur la vieillesse et la sénilité, sur la terrible maladie d'Alzheimer, mais l'auteur ici fait davantage : elle exprime la douleur, l'incompréhension du malade. Le ton parfois burlesque de ce livre n'en révèle pas moins une réalité pénible, et derrière le thème du vieillissement, on retrouve les questions chères à l'auteur sur la complexité des relations que l'individu entretien avec son entourage.
Comme chaque année, au mois d'août, Claire se lance dans des travaux de couture frénétiques pour enrayer l'agitation que provoque le départ en vacances de ses enfants. Patiemment, elle coud des coussins, seule dans le petit bout de la maison en forme de L qu'elle habite en pleine région humide. Et ses souvenirs se déroulent : mère morte au carmel, père disparu, le mari qui s'en est allé, l'amant qui ne s'attarde jamais. Elle ne s'insurge pas contre le vide de son existence, mais elle aimerait tant que quelqu'un lui dise "Claire" plutôt que ces appellations interchangeables "Maman", "Madame", "ma pauvre chérie"... Elle aimerait aussi voir une fois la couleur du ciel en zone sèche, là où il ne pleut jamais. Alors, elle rassemble ses affaires et se lance dans ce qui ne peut être qu'une modeste aventure. Marie Le Drian nous livre ici un récit tendre, ironique où les phrases brèves et les mots simples épousent parfaitement l'état d'esprit de l'héroïne. Le petit bout d'une vie qui remplit le lecteur d'une allégresse vaguement coupable.
De la Noël au jour de l'an, les jours sont longs pour les solitaires. Dans son hameau perpétuellement envahi par le brouillard, Hélène se doit cependant de meubler ce temps à la fois irréel et inéluctable. Harcelée par les sarcasmes désespérants et désopilants de sa mère morte, elle commence par la démarche obligée : l'achat (les langoustines. Et nous voici. lecteurs ahuris, embarqués dans une traversée comico-épique où aucune illusion. aucun faux-semblant. aucune aberration de la vie en société ne nous sont épargnés. Le ton de Marie Le Drian fait merveille. On s'émeut, et on rit.Marie Le Drian a publié cinq romans dont la Cabane d'Hippolyte (Julliard), Prix Bretagne 2001, Prix Breizh du Roman 2001. et Ça ne peut plus durer (Julliard), Prix. du Roman (le la ville de Carhaix, et plusieurs recueils de nouvelles ou récits.
Résumé : Il y a plusieurs décennies, les philosophes post-modernes préparèrent le terrain à l'émancipation du réel. Les chercheurs en sciences sociales, les activistes, accueillirent avec bienveillance les théories qui leur procuraient une licence pour dire tout et son contraire et surtout imposer leurs propres idéologies. Depuis, les relativismes en tout genre n'ont cessé de s'infuser dans la société. Les esprits entrainés de longue date à ne plus détecter l'inconsistance et/ou l'invraisemblance sont désormais gouvernables par des platitudes. En ce début de XXIe siècle, les effets délétères de la pensée dite "? post-moderne ? " sont encore observables. Puisque tous les jugements se valent, les croyances délirantes ou erronées sont à l'abri de tout jugement de valeur et peuvent ainsi prospérer jusqu'à l'absurde. Ce paradigme, l'auteur le critique durement et démontre qu'il mène à une impasse cognitive. Il traite notamment des rapports ambigus entre l'activisme, la science et le concept de scientificité. Il empoigne le concept d'identité collective, simple fiction au service des entrepreneurs de l'identité, qu'il s'efforce de déconstruire méthodiquement. Les titres des parties de ce livre parlent d'eux même : "? L'idéologie à l'assaut de la science ? ", "? l'activisme à l'assaut du répertoire culturel ? ", "? l'activisme et ses techniques de manipulation ? ", "? l'activisme, ses inconsistances et ses coûts humains ? ". L'auteur propose une véritable révolution intellectuelle, un nouveau modèle à même de soutenir l'accroissement permanent du libre arbitre, de la pensée indépendante, l'émancipation individuelle vis-à-vis des déterminismes sociaux et culturels, ainsi qu'une vision naturaliste inédite du perfectionnement individuel.
Résumé : Au vu des enjeux contemporains de durabilité, la pierre massive comme matériau de construction connaît depuis les années 2010 un intérêt indéniablement renouvelé. "Dans les discussions actuelles sur les pionniers de l'architecture contemporaine en pierre massive, un protagoniste de l'architecture d'après-guerre est devenu incontournable : Fernand Pouillon. Ainsi, les architectes qui construisent aujourd'hui en pierre massive se réfèrent presque inévitablement à son exemple. Ce faisant, ils renvoient non seulement au célèbre maître, mais aussi indirectement à l'âge d'or de l'extraction mécanisée de la pierre massive en France. Cette branche de l'industrie du bâtiment s'est fondamentalement modernisée pendant la période des "Trente Glorieuses" et a développé de grandes capacités de production qui ont permis à de nombreux architectes de réaliser de grands projets de logement grâce à la mise au point de la pierre prétaillée". Ce livre est le premier dédié exclusivement à ce sujet et propose un nouveau regard sur la construction en pierre massive moderne à travers la documentation d'oeuvres "anonymes" mais intemporelles, ancrées dans le quotidien des quartiers et banlieues parisiens. Il en ressort un portrait, qui met à la fois en lumière les conditions de l'émergence de cette industrie et expose les qualités de l'architecture de pierre quotidienne de la seconde moitié du XXe siècle.
Il aimait faire le clown, dans la vie comme dans son oeuvre. Se mettre en scène, se raconter, de lui-même faire un personnage à la fois tragique et dérisoire. Ainsi le vit-on paraître en pornographe provocateur des années d'après-guerre, en prophète annonçant une apocalypse américaine, en gourou d'une Californie jouissive, en vieillard lubrique... Mais le personnage ne doit pas masquer l'oeuvre, abondante, puissante, généreuse: le nombril de Henry Miller était l'oeilleton magique par lequel il voyait sans oeillères le monde. Son oeuvre est une autobiographie narcissique, monumentale, puissante, généreuse, dramatique, ironique et toujours en grand chant païen. Au centre il y a les deux Tropiques et les trois volumes de la Crucifixion en rose, grands romans, lyriques autant que philosophiques, chants d'un moderne et rigolard Dostoïevski en lesquels le clown montre qu'il est une autre face de l'ange. Et Miller n'a pas manqué, en sa longue vie et en ses nombreux autres livres, faits de souvenirs, témoignages, réflexions, correspondances, qu'Auguste au centre du cirque est un ange dont les ailes ne demandent qu'à se déployer.
Publiés respectivement en 1917 et 1919, ces deux articles, qui sont à l'origine des commandes, célèbrent deux auteurs américains dont on commémore les centenaires respectifs. S'ils font aujourd'hui figures de classiques, il n'en était pas de même un siècle plus tôt. Et c'est là que la sagacité de Virginia Woolf montre toute son ampleur et sa justesse. Critique subtile, pénétrante, percutante, elle sait saisir le sens d'une oeuvre, ses fondations comme ses ramifications. Sa grande finesse psychologique, son érudition et sa recherche formelle, qui font d'elle l'une des plus grands écrivains de langue anglaise, sont ici au service de deux auteurs, deux oeuvres, dont les préoccupations peuvent, au prime abord, paraître éloignées des siennes, mais qui la rejoignent dans la revendication d'une liberté, d'une libération conquise de haute main.
Ces baigneuses, c'est pour Mariano Otero le bonheur de peindre au grand air et de le partager, c'est aussi la liberté prise avec les silhouettes, les proportions, le relief ou encore la perspective. Ces femmes, il les a saisies parfois d'un seul trait sur la plage ou apprivoisées en silence dans son atelier. Elles nous disent son territoire, son itinéraire et, conjuguées ensemble, sa table des matières, celle de toutes les nuances, amoureuses, généreuses, joueuses, oublieuses, infiniment contemporaines en somme. Chaque peintre, et Mariano le premier, a son vocabulaire et sa grammaire de formes et de couleurs afin de nous livrer l'essentiel d'un regard. Alors comment ne pas s'arrêter ici, pour le plaisir, sur les ombres penchées dans ses encres et ses dessins et là, sur ses aquarelles, ses gouaches, ses pastels, pour les couleurs des corps s'oubliant au soleil ou repliés dans leurs rêves comme pour mieux les traduire.
Sans aucun doute le livre le plus personnel de Léon Bloy, Le Sang du Pauvre est aussi celui dont la maturation fut la plus longue et la plus sourde. Ce sang du pauvre dont il est ici question n est autre que l argent, transfiguration audacieuse du sang versé par le Rédempteur: « Il est exécrable et adora-ble, symbole flagrant et ruisselant du Christ Sauveur. La force de Bloy est de nous happer dans son imaginaire intuitif, pour offrir une vision à charge du monde industriel. Mais un siècle après Sueur de Sang a paru en 1908 ce discours violent contre le matérialisme reste d une lucide actualité: l argent est la nouvelle foi des hommes, encline aux mêmes excès, au même fanatisme et au même dévoiement. Bloy se livre à une diatribe contre cette civilisation inhumaine régie par les seules lois de l économie. En somme, Bloy est, dans sa dénonciation de la société matérialiste, un précurseur de l altermondia-lisme qui aurait les emportements oratoires des prophètes de l Ancien Testament.