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Le petit bout du L
Le Drian Marie
PART COMMUNE
17,00 €
Épuisé
EAN :9782844182135
Comme chaque année, au mois d'août, Claire se lance dans des travaux de couture frénétiques pour enrayer l'agitation que provoque le départ en vacances de ses enfants. Patiemment, elle coud des coussins, seule dans le petit bout de la maison en forme de L qu'elle habite en pleine région humide. Et ses souvenirs se déroulent : mère morte au carmel, père disparu, le mari qui s'en est allé, l'amant qui ne s'attarde jamais. Elle ne s'insurge pas contre le vide de son existence, mais elle aimerait tant que quelqu'un lui dise "Claire" plutôt que ces appellations interchangeables "Maman", "Madame", "ma pauvre chérie"... Elle aimerait aussi voir une fois la couleur du ciel en zone sèche, là où il ne pleut jamais. Alors, elle rassemble ses affaires et se lance dans ce qui ne peut être qu'une modeste aventure. Marie Le Drian nous livre ici un récit tendre, ironique où les phrases brèves et les mots simples épousent parfaitement l'état d'esprit de l'héroïne. Le petit bout d'une vie qui remplit le lecteur d'une allégresse vaguement coupable.
Résumé : Le ministre de la Défense prend la plume pour définir notre combat contre Daesh, et livre, au passage, des réflexions personnelles sur l'avenir de la guerre dans un monde où la figure de l'ennemi a radicalement changé.
Relevant de la direction des Archives du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, le Centre des Archives diplomatiques de Nantes conserve les archive du réseau diplomatique français à l'étranger de la fin du XVIe siècle à nos jours - ambassade et légations, consulats, services culturels et de coopération -, ainsi que les archives des protectorats français en Tunisie et au Maroc, et du mandat français en Syrie et au Liban. Ces fonds sont mis à disposition du public dans sa salle de lecture.
Résumé : Charles Bugnet, officier d'ordonnance de Foch (1851-1929) après l'armistice, offre dans ce livre, inédit depuis sa première publication chez Grasset en 1929, un portrait capital du généralissime des armées alliées pendant la Grande Guerre. Non pas une statue cavalière, mais un portrait vivant. On y trouve tous les éléments biographiques indispensables de la carrière du maréchal dits par lui. L'authenticité se joint à la verdeur. Foch apparaît, plein de vigueur et d'esprit. On le suit sur le champ de bataille de la Marne ("A la Marne ? Oui, ça allait fort, nous n'avons pas trop mal tenu"). On s'amuse avec lui de son absence de vanité ("J'ai plus de vingt grands cordons. Me voyez-vous avec cela ?"). On se répète ses maximes ("On ne réussit que par ce qu'on vaut"). Surtout, on admire "ce pouvoir de produire", intellectuel et pratique, qui frappe à chaque page par sa netteté et son courage. Comme l'écrit dans sa préface inédite celui qui a été l'un des plus grands ministres de la Défense de la Ve République, Jean-Yves Le Drian, aujourd'hui ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, "écouter Foch tel que Bugnet nous le donne à lire, c'est découvrir une admiration sincère, une affection presque filiale que l'officier d'ordonnance éprouve pour le maréchal de France. Ce qu'il admire le plus peut-être, ce qu'il nous révèle à coup sûr, c'est la concentration de toutes les facultés, morales autant qu'intellectuelles, chez cet homme qui assuma les responsabilités historiques les plus écrasantes. Car y a-t-il décisions plus graves que celles dont les conséquences, la victoire ou la défaite, engagent le salut même de la patrie ?".
Le Drian Jean-Yves ; Védrine Hubert ; Saunier Geor
Thème central des deux septennats de François Mitterrand, la défense de la France a suscité des débats qui restent aujourd'hui d'une vive actualité. Pour la première fois, historiens et acteurs politiques confrontent leurs points de vue à l'égard de la politique mitterrandienne dans la période charnière de 1981 à 1995. François Mitterrand et la Défense : comment, à partir de 1971, les socialistes firent-ils évoluer leur doctrine à l'égard de la Défense ? Comment, une fois au pouvoir à partir de 1981, les nouvelles autorités purent-elles composer avec le monde militaire ? Quelle vision animait François Mitterrand dans ces domaines ? La gestion de la guerre froide et de la fin du monde bipolaire : comment les changements historiques ont-ils été négociés ? La désintégration de l'empire soviétique mais aussi la réunification allemande en ont été l'une des conséquences, sans oublier l'éclatement de la Yougoslavie, qui fit l'objet de nombreux débats et de controverses. Les opérations extérieures : elles ont caractérisé les mandats de François Mitterrand puisqu'il en ordonna plus que ses prédécesseurs réunis, sous la Ve République. La plupart sont intervenues pendant les deux cohabitations. Certaines font encore l'objet de vifs débats... Etaient-elles justifiées ? Aurait-on pu intervenir autrement ? La dissuasion : le président Mitterrand s'y identifia au point de déclarer que la dissuasion c'était lui, et que tout le reste n'était qu'objets inertes. Il y eut alors des décisions à prendre, aussi bien sur la définition, voire la clarification des concepts, que sur la réaction de la France à un mouvement de désarmement initié par Mikhaïl Gorbatchev et Ronald Reagan. Le débat demeure aujourd'hui quant à la raison d'être de la dissuasion nucléaire, comme on le lira en découvrant ces échanges.
C'est Sous-Offs, paru en 1889, qui a fait connaître Lucien Descaves : un scandale a éclaté à la parution de ce roman franchement antimilitariste, qui a valu au jeune auteur et à son éditeur un procès retentissant pour injures contre l'armée. Descaves y dresse le portrait satirique et sans concession de la vie d'une caserne à Dieppe. Une galerie de sous-officiers s'offre à nous, médiocres, souvent ridicules, donnant de l'univers militaire une image à la fois dérisoire et étriquée. Par son naturalisme - qui n'exclut pas une écriture artiste - ce roman nous plonge, grâce à l'évidente jubilation de son auteur, dans un certain pan de la société française de cette fin de XlXème siècle. Proche de certaines idées qu'on qualifierait aujourd'hui de libertaires, Lucien Descaves, par la généreuse virulence de sa plume, devrait trouver aujourd'hui un écho chez nos contemporains.
Sans aucun doute le livre le plus personnel de Léon Bloy, Le Sang du Pauvre est aussi celui dont la maturation fut la plus longue et la plus sourde. Ce sang du pauvre dont il est ici question n est autre que l argent, transfiguration audacieuse du sang versé par le Rédempteur: « Il est exécrable et adora-ble, symbole flagrant et ruisselant du Christ Sauveur. La force de Bloy est de nous happer dans son imaginaire intuitif, pour offrir une vision à charge du monde industriel. Mais un siècle après Sueur de Sang a paru en 1908 ce discours violent contre le matérialisme reste d une lucide actualité: l argent est la nouvelle foi des hommes, encline aux mêmes excès, au même fanatisme et au même dévoiement. Bloy se livre à une diatribe contre cette civilisation inhumaine régie par les seules lois de l économie. En somme, Bloy est, dans sa dénonciation de la société matérialiste, un précurseur de l altermondia-lisme qui aurait les emportements oratoires des prophètes de l Ancien Testament.
Il aimait faire le clown, dans la vie comme dans son oeuvre. Se mettre en scène, se raconter, de lui-même faire un personnage à la fois tragique et dérisoire. Ainsi le vit-on paraître en pornographe provocateur des années d'après-guerre, en prophète annonçant une apocalypse américaine, en gourou d'une Californie jouissive, en vieillard lubrique... Mais le personnage ne doit pas masquer l'oeuvre, abondante, puissante, généreuse: le nombril de Henry Miller était l'oeilleton magique par lequel il voyait sans oeillères le monde. Son oeuvre est une autobiographie narcissique, monumentale, puissante, généreuse, dramatique, ironique et toujours en grand chant païen. Au centre il y a les deux Tropiques et les trois volumes de la Crucifixion en rose, grands romans, lyriques autant que philosophiques, chants d'un moderne et rigolard Dostoïevski en lesquels le clown montre qu'il est une autre face de l'ange. Et Miller n'a pas manqué, en sa longue vie et en ses nombreux autres livres, faits de souvenirs, témoignages, réflexions, correspondances, qu'Auguste au centre du cirque est un ange dont les ailes ne demandent qu'à se déployer.
Panaït Istrati (1884-1935) est un écrivain roumain d'expression française, fils d'un haïdouk, qui, sur les conseils de Romain Rolland, s'est mis à écrire une oeuvre unique, foisonnante, exaltant la vie, la fraternité, la simplicité. Citoyen du monde, homme libre, chantre d'une langue pure et gorgée de sève, avec Pour avoir aimé la terre - que suit une courte autobiographie - il compose une ode à la liberté et aux hommes, aux espérances qu'ils portent et qui les portent, et livre son testament spirituel. Ecrit peu avant sa mort, ce texte lumineux, vibrant est avant tout un acte de résistance d'un homme généreux contre les tyrannies de tout ordre.