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Pas de sang sur les mains. Incarcéré le 14 septembre 1975, libérable le 14 août 2032
Le Coq Vincent ; Todorov Tzvetan ; Pavlowitch Paul
DU ROCHER
21,30 €
Épuisé
EAN :9782268075471
Philippe El Shennawy, est l'un des rares, sinon le seul prisonnier français, condamné à perpétuité en absence de preuves, alors qu'il n'a pas de sang sur les mains. Il a été condamné le 28 janvier 1977 à la réclusion criminelle à perpétuité pour un braquage spectaculaire qu'il a toujours nié avoir commis. Il avait vingt-trois ans. Libéré sous condition une première fois, il brave une interdiction de séjour. Emprisonné pour rupture de ban, il est enfermé dans un hôpital psychiatrique dont il s'évade... Repris et jugé pour de nouveaux délits, il est encore condamné. Agé aujourd'hui de cinquante-neuf ans, il aura passé trente-sept ans derrière les barreaux. S'il purge la totalité de sa peine, il sera libéré en 2032, âgé de soixante-dix-huit ans, dont cinquante-six en réclusion. Chacune de ses condamnations est formulée avec une extrême sévérité dont l'addition aboutit à une peine d'élimination. Le cas d'El Shennawy est l'exemple même d'une justice excessive, qui dans son fonctionnement normal oublie parfois que derrière les articles de la loi se tiennent des êtres humains. Préface de Tzvetan Todorov, essayiste, philosophe et historien français d'origine bulgare. Postface de Paul Pavlowitch, écrivain et journaliste.
Chapitre ILa défense des commerçants et l'aménagement de l'espaceLa loi Royer s'assignait deux objectifs éminents avec la défense du petit commerce et l'aménagement harmonieux de l'espace. Il tombe sous le sens que le dispositif mis en place par la loi manque depuis son entrée en vigueur avec une belle constance chacun de ses deux buts.La défense alléguée des petits commercesEn avril 1969, Gérard Nicoud, à la tête d'une violente manifestation d'artisans et de petits commerçants a été arrêté et incarcéré. À sa libération en septembre 1972, il déclare à ses partisans: «Mobilisation générale, maintenant c'est la guerre!»Antérieurement au développement de la grande distribution, le modèle économique assurant au petit commerçant sa retraite était assez rustique, mais efficace. Le commerçant retiré percevait une retraite très faible et complétait celle-ci par le capital tiré de la vente de son fonds de commerce. Dès la fin des années soixante, ce modèle n'a plus fonctionné en raison de la perte de valeur des fonds de commerce causée par l'apparition de la grande distribution. «La fermeture des commerces fut ressentie de façon dramatique. La libération des loyers commerciaux, l'effondrement de la valeur des fonds de commerce, l'élévation des cotisations d'assurance vieillesse due au déséquilibre démographique du régime ont conjugué leurs effets pour que la mutation de la profession se transforme en problème social aigu».Le gouvernement de Pierre Messmer devait prendre la mesure du danger et répondre à cette effervescence par la loi Royer visant dans un même temps à apaiser le mécontentement des petits commerçants, et à moderniser l'appareil commercial dont était dotée la France. La loi omettait toutefois de préciser que la modernisation de l'appareil commercial était subordonnée à la disparition des petits commerçants.Alors que la vie politique française est extrêmement clivée, cette loi est votée par l'Assemblée nationale à une écrasante majorité qui s'explique par cette règle d'airain qui veut que «dès que l'on rationne, le marché noir s'impose et règne».Il faut citer ici le mot prononcé devant une commission du Sénat des États-Unis par un représentant de l'Association nationale des pharmaciens: «Quand on dit à un homme ayant une capacité d'investissement de 3 000 dollars qu'il doit entrer en concurrence avec un autre homme dont cette même capacité est de 3 millions de dollars, on lui demande de réaliser l'impossible. La compétition sans règle (...) n'est rien d'autre qu'une mauvaise plaisanterie».C'est en effet une nouvelle interrogation qui devrait demeurer sans réponse. Plutôt que de prétendre protéger en l'état le commerce traditionnel, n'eût-il pas été préférable de la part des pouvoirs publics «de l'aider à se moderniser par des mesures positives dans les domaines du crédit, de la formation et des incitations aux groupements d'achats»? Prétendre muséifier le petit commerce au coeur d'une société en mutation rapide emportait inévitablement à plus ou moins brève échéance sa disparition.(...)
Le Coq Mathieu ; Silva Isabelle de ; Lasserre Brun
Le contrôle des concentrations est une police économique visant à prévenir les atteintes à la concurrence susceptibles de résulter des opérations de rapprochement entre entreprises. Transféré du ministre chargé de l'économie à l'Autorité de la concurrence en 2008, il est devenu, au même titre que le contrôle des pratiques anticoncurrentielles, un rouage essentiel de la régulation concurrentielle des marchés en France. L'ouvrage offre une vision d'ensemble du droit français des concentrations dans ses différents aspects juridiques, institutionnels et normatifs, tout en rendant compte de sa dimension économique et de ses rapports avec le droit européen. Ancré à la fois dans le droit de la concurrence et dans le droit public, il s'appuie sur des affaires emblématiques traitées par l'Autorité de la concurrence et propose un panorama complet de la jurisprudence du Conseil d'Etat. L'ouvrage s'adresse aux professionnels du droit public et privé des affaires (avocats, juristes d'entreprise, fonctionnaires spécialisés, etc.), aux étudiants de master suivant un enseignement en droit public économique ou en droit de la concurrence ainsi qu'à toute personne s'intéressant aux modes d'intervention de l'Etat dans l'économie. La présente édition intègre les nouvelles lignes directrices relatives au contrôle des concentrations publiées le 23 juillet 2020 par l'Autorité de la concurrence ainsi que les dernières évolutions réglementaires et jurisprudentielles du droit des concentrations.
Résumé : Le 4 juillet 2003, seulement quelques minutes après l'arrestation d'Yvan Colonna, en fuite depuis quatre ans, le ministre de l'Intérieur et futur candidat victorieux à l'élection présidentielle interrompait une réunion publique pour annoncer que " l'assassin " du préfet Claude Érignac venait d'être arrêté. À cet instant, le ton du procès qui devait suivre est donné. Il ne variera pas. Le procès d'Yvan Colonna est un procès politique et il sera condamné non pas parce que l'enquête de la police, et à sa suite l'instruction, auront permis de démontrer sa culpabilité, mais uniquement parce que l'État n'a pas trouvé d'autre coupable. L'auteur déconstruit le procès d'Yvan Colonna, de la scène du crime à sa condamnation. Il examine les faits établis et les zones d'ombre de la procédure, expose les irrégularités commises et les insuffisances de l'accusation : l'absence de reconstitution, les petits arrangements avec les preuves, les alibis et les témoins. Et, finalement, ce sont les lacunes de la justice elle-même qu'il pointe du doigt.
Face à des gouvernements déterminés à ne pas écouter le peuple, la contestation traditionnelle a perdu toute efficacité. De même, les procédures réglementaires sont de simples mécanismes de légitimation de la décision administrative. L'application du droit rendu par une justice influencée par l'idéologie du progrès et parfois même au service d'intérêts privés rend le recours au juge bien souvent illusoire. Ces constats d'impuissance ont fait naître le zadisme, qui semble être aujourd'hui la seule lutte efficace : l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes en est la démonstration. Mais qu'en est-il des autres projets : la ligne ferroviaire Lyon-Turin, le stockage de déchets radioactifs à Bure, le Center Parcs de Chambaran, l'incinérateur d'Echillais... ? Cette liste s'allonge sans cesse, avec l'adhésion des élites politico-économiques, qui sous prétexte de croissance interdisent tout débat. Ce recul constant des libertés publiques et individuelles et la confiscation progressive de l'espace public font émerger une démarche citoyenne proposant un modèle alternatif. Embrassant l'ensemble des procédures - juridiques, administratives, économiques - et des pressions - manipulations de l'opinion, accords secrets des organisations politiques, recours à la force -, cet ouvrage fait un bilan quasi exhaustif des moyens mis en oeuvre par les divers groupes de pression pour arriver à leurs fins et montre comment la mobilisation citoyenne peut encore espérer arrêter ce massacre de nos territoires.
Résumé : Pour tous ceux qui désirent bien enchérir + La nouvelle présentation plus visuelle simplifiera votre lecture avec de nombreuses Fiches d'exemples. + Les conseils et conventions. les meilleures et les plus récentes pour joueurs expérimentés, sont traités séparément à la fin du livre avant les chelems. + Vous serez surpris de voir avec quelle facilité vous trouverez la bonne enchère en face de votre partenaire.
Résumé : Le 23 octobre 1956, le sang coule à Budapest. Un peuple de 10 millions d'habitants en défie un autre de 220 millions qui possède la plus forte armée du monde : l'URSS, le pays aux cent divisions. Armés de "cocktails Molotov", étudiants, ouvriers, femmes et tout jeunes enfants, affrontent les chars de l'Armée rouge. Au prix d'un héroïsme inouï, qui bouleverse les correspondants de presse du monde entier, ils en détruisent plusieurs centaines. La révolution hongroise qui s'est poursuivie en résistance passive aux conséquences inhumaines pour la population, a fait des milliers de morts et de blessés et poussé 200 000 Hongrois à l'exode. Elle a aussi provoqué en Occident une crise de conscience qui a ouvert les yeux à plus d'un admirateur de la "grande lueur à l'Est". Cette autre révolution d'Octobre, fondée sur le retour de la nation, ruinait l'aura de la " mère des révolutions " porteuse du rêve policier et sanglant de l'internationalisme prolétarien. À cette insurrection, il n'aura manqué ni la trahison la plus vile (qui a laissé une tache sur l'honneur de la légendaire armée rouge), ni l'obscure manoeuvre des États-Unis d'Amérique qui, derrière le paravent de l'indignation, ont délibérément instrumentalisé cette tragédie, via l'ONU, pour en faire le test de leur volonté de coexistence pacifique. Fondé sur les archives soviétiques et américaines et les recherches les plus récentes, cet ouvrage dévoile les multiples aspects de cette "Révolution antitotalitaire", qui sonnait en réalité le glas de l'empire soviétique et du communisme. Il y a des défaites plus prometteuses que des victoires.
Résumé : "J'ai passé ma vie à soigner, accompagner et conseiller des malades du cancer. De cette expérience, j'ai retiré de nombreux fruits que je souhaite vous faire partager. Le stress est au coeur de cette maladie et de nombreuses autres. Vaincre le stress, c'est reconstruire son capital santé." Il n'y a pas de cancer sans stress. Il fait partie des conséquences. Il est même démontré qu'il accroît les récidives qui peuvent mettre la vie en danger. Mais le stress aigu ou chronique à lui seul peut-il être à l'origine d'une localisation cancéreuse dans notre corps ? Les cancers ont des causes multiples : le tabac, la pollution, les mauvaises habitudes alimentaires, l'alcool, les excès hormonaux, les médicaments immunosuppresseurs, les virus, la génétique... et le stress qui, par voie hormonale, réduit les défenses immunitaires. Comprendre le stress, savoir d'où il vient, comment il agit, comment le gérer au mieux par de saines habitudes alimentaires, une vie intellectuelle, affective et intérieure apaisée, voici ce que propose le professeur Joyeux, pour qui la lutte contre le stress est l'un des premiers remèdes contre le cancer.
Résumé : Dans la mémoire populaire, le nom de Georges Brassens reste indélébile. Riches et pauvres, agriculteurs et ouvriers, vieux et jeunes, tous se retrouvaient dans les chansons de cet homme de coeur et de conviction. Mais connaît-on tous les lieux et les personnes qui se cachent derrière le chanteur à la célèbre moustache : de sa ville de Sète à l'impasse Florimont, avec Joha Heiman, alias "Püppchen", l'amour de sa vie, un parcours en chanson et en image. Avec des titres inoubliables comme "Copains d'abord", "L'auvergnat", "mauvaise réputation", il reste indéniablement l'un des grands chanteurs poète du siècle.