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Ce qui n'a pas de prix. Beauté, laideur et politique
Le Brun Annie
PLURIEL
8,05 €
Épuisé
EAN :9782818506202
C'est la guerre. Une guerre qui se déroule sur tous les fronts et qui s'intensifie depuis qu'elle est désormais menée contre tout ce dont il paraissait impossible d'extraire de la valeur. S'ensuit un nouvel enlaidissement du monde. Car, avant même le rêve ou la passion, le premier ennemi aura été la beauté vive, celle dont chacun a connu les pouvoirs d'éblouissement et qui, pas plus que l'éclair, ne se laisse assujettir. Y aura considérablement aidé la collusion de la finance et d'un certain art contemporain, à l'origine d'une entreprise de neutralisation visant à installer une domination sans réplique. Car beauté et laideur constituent des enjeux politiques. Dans sa quête éperdue de Ce qui n'a pas de prix, Annie Le Brun se livre à une impitoyable critique des mécanismes par lesquels la violence de l'argent travaille à asservir notre vie sensible. Annie Le Brun est poète et essayiste. Elle a participé aux dernières années du mouvement surréaliste français et a publié de nombreux ouvrages sur l'art, dont Un espace inobjectif (Gallimard, 2019) et, en collaboration avec Juri Armanda, Ceci tuera cela (Stock, 2021).
Résumé : "A la fin de XVIIIe siècle, Chateaubriand aurait constaté : "Les forêts précèdent les hommes, les déserts les suivent." Ce qui pouvait alors passer pour une vue pessimiste sur l'histoire occidentale est devenu réalité qui vaut désormais pour la planète entière. De son côté, évoquant en 1943 la folie meurtrière du pouvoir, Radovan Ivsic imaginait un personnage, le Roi Gordogane, qui, après avoir tué tout le monde, allait dans la forêt pour anéantir, arbre après arbre, ce qui vivait encore. Vision prémonitoire de ce à quoi nous assistons aujourd'hui. D'emblée, Radovan Ivsic a su que tout se jouait et allait se jouer dans et autour de la forêt, là où il s'agit moins de retrouver une forêt mythique que de faire vivre, en nous et au dehors de nous, une forêt devenue le théâtre du monde, en ce que tous les enjeux existentiels - politiques, érotiques, poétiques... - s'y rejoignent." Annie Le Brun
Quatrième de couverture «Jarry, Sade, Meckert, Gabritschevsky, Roussel, Louÿs, Fourier..., il serait difficile de trouver des personnages dont les préoccupations pourraient être plus en "écart absolu" avec l'esprit de l'époque.C'est peut-être pourtant grâce à eux qu'il est encore possible de respirer, malgré tout. Toujours est-il qu'au cours des dix dernières années, ce sont eux que j'ai eu besoin de fréquenter. Comme si pour survivre dans un temps de misère, il fallait se tourner vers ce qui s'en éloigne le plus.Aujourd'hui, le naufrage est tel que le moment est venu de briser le secret : c'est sur l'éperdu que je n'aurai cessé de miser.»Annie Le Brun.
Résumé : Qu'on l'accepte ou non, qu'on le prenne comme on voudra, Donatien Alphonse François de Sade (1740-1814) est le plus grand écrivain français. Son aventure littéraire est unique et constamment paradoxale : rayé du monde en 1800, bien que mort en 1814, tout le XIXe siècle le lira et sera occupé de son ouvre, mais il n'en paraîtra pour ainsi dire rien. De 1900 à 1945, pendant que le nom de Sade revient de plus en plus souvent dans le commerce des lettres françaises, ses livres disparaissent à peu près complètement de la circulation. En 1947, on commence à le réimprimer ; on le lira un peu plus - pas tellement, mais surtout l'exégèse sadiste envahira les imprimeries du monde occidental dans une marée de mots sans précédent, sous laquelle l'écrivain, le romancier, le poète exceptionnel disparaîtra bientôt. Que reste-t-il de ces deux siècles de cache-cache ? De ces quarante ans d'incontinence intellectuelle ? Les plus grands, Bataille, Blanchot, Klossowski, peuvent-ils émerger indemnes de l'examen critique qui s'impose de tant de discours ? Et Sade, où est-il ? Qu'avait-il dit, qu'avait-il écrit, au juste ? Magistrale et neuve introduction à une publication générale de Sade qui va peut-être enfin permettre de faire le point, la réflexion de l'auteur vient dégager Sade de tous ses mots entassés sur ses textes. Annie Le Brun le découvre véritablement, et le donne pour la première fois à voir, à lire dans sa lumière propre, tel qu'en lui-même enfin... Jean-Jacques Pauvert.
Le présent volume rassemble une trentaine de textes très divers d?Annie Le Brun. Constitué d?une vingtaine de chroniques libres parues dans la Quinzaine littéraire entre 2001 et 2007 et d?une dizaine d?autres écrits (préfaces, contributions à des colloques et des catalogues d?exposition, etc.), Ailleurs et autrement balaie un spectre très large. Des observations sur la langue des médias (« Langue de stretch ») côtoient des réflexions sur l?alimentation (« Gastronomie: qui mange qui? »), une tentative de réhabiliter des auteurs oubliés tels Éric Jourdan ou François-Paul Alibert (« De la noblesse d?amour ») alterne avec des attaques contre le « réalisme sexuel » et l?appauvrissement de nos horizons littéraires et culturels. Des expositions vues et des livres lus, souvent des rééditions d?oeuvres rares, alimentent une pensée en perpétuel mouvement qui s?intéresse autant à des figures comme José Bové (« La splendide nécessité du sabotage »), à la déforestation en Amazonie, la lingerie de Chantal Thomass ou encore les céréales transgéniques. Annie Le Brun puise le plus souvent ses références dans le surréalisme ou encore dans l?oeuvre d?Alfred Jarry pour mieux se moquer du ridicule de notre temps et s?insurger contre les insuffisances de notre société, et elle le fait avec un esprit critique aiguisé qui ne manque jamais d?humour. Son envie d?en découdre avecles modes intellectuelles de notre époque s?exprime avec panache, et ce petit volume devrait par conséquent ravir tous ses lecteurs.
Professeur d?histoire contemporaine à l?Université de Paris-Sorbonne, spécialiste des relations internationales, membre de l?Institut, Georges-Henri Soutou est l?auteur de nombreux ouvrages.Le conflit Est-Ouest a dominé le monde depuis la Seconde guerre mondiale jusqu?à la chute du Mur de Berlin. Ce livre en retrace l?histoire et en corrige la vision parfois sommaire que nous en avons retenue. Ce fut un conflit global, tout à la fois idéologique, politique, militaire et même parfois territorial: car la « guerre froide » ouvrit aussi des fronts « chauds », même s?ils furent circonscrits. Elle ne dégénéra toutefois jamais en confrontation ouverte, et connut des moments d?accalmie prolongés, voire de détente. C?est que ce conflit n?a jamais visé à anéantir l?adversaire, mais à le contraindre à changer. En outre, le pacte conclut entre les grandes puissances au lendemain de la victoire sur l?Allemagne nazie fut un profond facteur de stabilité, en Europe notamment. L?effondrement interne de l?un des deux adversaires apporta une conclusion rapide et imprévue par chacun des acteurs à ce conflit.Cet ouvrage est paru en première édition chez Fayard en 2001 sous le titre La Guerre de cinquante ans. Les relations Est-Ouest.1943-1990.Cet ouvrage est paru en première édition chez Fayard en 2001 sous le titre La Guerre de Cinquante Ans, Les relations Est-Ouest, 1943-1990.
Cyrulnik Boris ; Matignon Karine Lou ; Fougea Fréd
L'éthologie, ou biologie des comportements, tente de répondre aux questions: qui de l'homme ou de l'animal, s'est laissé envoûter par l'autre? Pourquoi certaines espèces sont-elles avides de nos sensorialités et comment nous perçoivent-elles? A quoi ressemblent les mondes mentaux des animaux et comment pouvons-nous communiquer avec eux?
Biographie de l'auteur Frans de Waal est l'un des plus éminents éthologues et primatologues actuels. Il est professeur en éthologie des primates au département de psychologie de l'Université d'Emory à Atlanta et directeur du Living Links Center au Yerkes National Primate Research Center. Il est l'auteur de nombreux ouvrages traduits en français dont La Politique du chimpanzé (Odile Jacob, 1995), Bonobos, le bonheur d'être singe (Fayard, 1999), L'Age de l'empathie (Les Liens qui Libèrent, 2010).
Résumé : Paul Veyne raconte ici ses années de formation, les débuts de sa carrière, ce qui motiva son choix de Rome comme objet d'étude. Mais ce livre d'entretiens révèle aussi un formidable pan d'histoire intellectuelle, où défilent les grands noms de l'université française, où Veyne approfondit ce qui le sépara d'Aron comme ce qu'il doit à Foucault. Le plus philosophe de nos historiens livre ainsi quelques-unes de ses réflexions sur la nature de l'histoire ainsi que sur les permanences et les ruptures dans les sociétés humaines. Il révèle aussi plusieurs de ses passions, la peinture, la musique, la littérature, avec des aveux plus graves sur l'amitié, l'amour ou les croyances qui nous permettent d'exister. il éclaire ainsi d'un jour nouveau son amitié et son voisinage de René Char, auquel il consacra un beau livre.