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Radovan Ivsic et la forêt insoumise
Le Brun Annie
GALLIMARD
30,00 €
Épuisé
EAN :9782070108114
A la fin de XVIIIe siècle, Chateaubriand aurait constaté : "Les forêts précèdent les hommes, les déserts les suivent." Ce qui pouvait alors passer pour une vue pessimiste sur l'histoire occidentale est devenu réalité qui vaut désormais pour la planète entière. De son côté, évoquant en 1943 la folie meurtrière du pouvoir, Radovan Ivsic imaginait un personnage, le Roi Gordogane, qui, après avoir tué tout le monde, allait dans la forêt pour anéantir, arbre après arbre, ce qui vivait encore. Vision prémonitoire de ce à quoi nous assistons aujourd'hui. D'emblée, Radovan Ivsic a su que tout se jouait et allait se jouer dans et autour de la forêt, là où il s'agit moins de retrouver une forêt mythique que de faire vivre, en nous et au dehors de nous, une forêt devenue le théâtre du monde, en ce que tous les enjeux existentiels - politiques, érotiques, poétiques... - s'y rejoignent." Annie Le Brun
"Si rien avait une forme, ce serait cela". Découvrant cette phrase par laquelle Victor Hugo rapporte ce que lui révélait le télescope d'Arago, un soir de l'été 1834, j'y reconnus tout de suite l'objet de mes préoccupations. Je n'en savais pas plus sinon mon impatience à voir surgir de la nuit de cc temps ce qui n'était pas encore. Là aussi l'exactitude de Victor Hugo était impressionnante:"Confusion dans le détail. diffusion dans l'ensemble; c'était toute la quantité de contour et de relief qui peut s'ébaucher dans de la nuit. L'effet de profondeur et de perte du réel était terrible. Et cependant le réel était là". Victor Hugo observait-il ici une des montagnes de la Lune, le"Promontoire du songe", qu'il nous ramenait au plus loin de tout système, c'est-à-dire au plus près de ce qui nous importe, très précisément là ou se fomentent les rêves dont nous sommes faits. Quant à la méthode pour s'en approcher, il la fallait indissociable d'un objet qui n'existe qu'à se déplacer d'une interrogation formulée dans un domaine à sa réponse trouvée dans un tout autre domaine, peut-être même des siècles après. Sur ce point encore, je décidai de m'en tenir à la recommandation de. Victor Hugo:"Allez au-delà, extravaguez". Je n'ai prétendu à rien d'autre".
Il est des livres qu'on préférerait ne pas écrire. Mais la misère de ce temps est telle que je me sens obligée de ne pas continuer à me taire, surtout quand on cherche trop à nous convaincre de l'absence de toute révolte. Avec le naturel des saisons qui reviennent, chaque matin des enfants se glissent entre leurs rêves. La réalité qui les attend, ils savent encore la replier comme un mouchoir. Rien ne leur est moins lointain que le ciel dans les flaques d'eau. Alors, pourquoi n'y aurait-il plus d'adolescents assez sauvages pour refuser d'instinct le sinistre avenir qu'on leur prépare ? Pourquoi n'y aurait-il plus de jeunes gens assez passionnés pour déserter les perspectives balisées qu'on veut leur faire prendre pour la vie ? Pourquoi n'y aurait-il plus d'êtres assez déterminé pour s'opposer par tous les moyens au système de crétinisation dans lequel l'époque puise sa force consensuelle ? Autant de questions qui me sont une raison de ne pas garder le silence. A. L. B.
Résumé : Qu'est-ce que le roman noir ? Quelles sont les lois d'un genre qui suscita à la fin du XVIII ? siècle d'innombrables romans en France, en Angleterre, en Allemagne et dans toute l'Europe ? Généralement, pour ce qui est de l'intrigue, une jeune fille innocente et pure se trouve jetée sur les routes par les hasards de la vie. Et c'est le prétexte à un formidable voyage au pays des malheurs. Etrange scénario à une époque où la scène de la pensée est occupée par la philosophie des Lumières et le discours de la Raison ! Retour du refoulé ? Revanche des forces obscures ? Ruse de l'inconscient ou avant-goût du Romantisme ? Annie Le Brun a exploré ces paysages imaginaires et tenté de comprendre ce qui se cache sous les dramaturgies de l'horrible.
Quatrième de couverture «Jarry, Sade, Meckert, Gabritschevsky, Roussel, Louÿs, Fourier..., il serait difficile de trouver des personnages dont les préoccupations pourraient être plus en "écart absolu" avec l'esprit de l'époque.C'est peut-être pourtant grâce à eux qu'il est encore possible de respirer, malgré tout. Toujours est-il qu'au cours des dix dernières années, ce sont eux que j'ai eu besoin de fréquenter. Comme si pour survivre dans un temps de misère, il fallait se tourner vers ce qui s'en éloigne le plus.Aujourd'hui, le naufrage est tel que le moment est venu de briser le secret : c'est sur l'éperdu que je n'aurai cessé de miser.»Annie Le Brun.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.