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Football brésilien. L'invention d'un style
Lasne Laurent
TIERS LIVRE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782918822059
A la veille de la coupe du monde, "Football brésilien, l'invention d'un style", relate l'épatante singularité du jeu brésilien ennobli par des va-nu-pieds qui devinrent des seigneurs en pratiquant un "football art" et en inventant un style moins destiné à vaincre qu'à enchanter. Le triomphe obtenu en Suède en 1958 ouvre une "ère dorée" qui atteint son apogée en 1970 avec le troisième titre obtenu par la Seleçao au Mexique. Le football brésilien est un football de poésie, écrira le cinéaste italien Pier Paolo Pasolini. Inspiré par la samba et la capoeira, leur jeu s'identifia à un style métissé surprenant et voluptueux aux antipodes du football européen fondé sur la rigueur des systèmes tactiques et l'entraînement méthodique. Ces versificateurs du dribble et de la feinte de corps engendrèrent un chaos esthétique admiré et parfois incompris. Egrener leurs noms, c'est réciter la liste des dieux de l'Olympe : Friedenreich, Léônidas, Zizinho, Didi, Garrincha, Pelé, Tostao, Socrates... Au cours des années 1980, Telê Santana fut le dernier sélectionneur à incarner les spécificités de cette culture populaire du football et à pousser aussi loin les feux de la créativité avant de passer la main aux pragmatiques. Depuis lors le "jeu à la brésilienne" ne se survit que comme parodie. En singeant l'expression stylistique des Européens, les Auriverde ont renoncé à ce qu'ils sont. Cette dévitalisation coïncide avec la disparition de leur démesure dionysiaque et de cette grâce collective qui leur conférait un supplément d'âme. De cette alchimie lumineuse qui nous a tant feintés, il ne reste qu'un souvenir, tout en haut de l'air... A la fois essai passionné et testament amoureux, ce livre retourne aux sources de l'identité insouciante et fantasque du foot dansé brésilien.
Une finale du championnat de France de rugby opposant deux villes d'un même département, on n'avait pas cela depuis 1934... C'est dire que celle du 2 juin 1963 qui mit aux prises Dax à Mont-de-Marsan dans l'antre du stade municipal de Bordeaux fut l'événement attendu en pays landais depuis que les premières beuchigues avaient fait leur apparition dans les villages et les préaux d'école. Cinquante ans plus tard, au-delà de l'apothéose finale, ce livre se propose de faire le récit de la fantastique épopée du rugby landais depuis ses origines. L'ouvrage, qui se dévore comme un roman historique, nous replonge, à la croisée du XIXe et XXe siècles, dans l'atmosphère du milieu des commerçants et courtiers maritimes britanniques, férus de rugby, installés à Bordeaux, lieu de diffusion de l'ovale dans le Sud-Ouest grâce à la création d'une Ligue girondine d'éducation physique dissidente qui assura la promotion du rugby dans les collèges de toute la région. L'auteur nous rappelle aussi le rôle crucial des instituteurs radicaux dans l'implantation de ce sport en réaction aux patronages catholiques, promoteurs du football... Au fil de cette passionnante enquête, l'auteur convoque aussi l'esprit gascon, Alexandre Dumas et ses mousquetaires, évoque l'analogie troublante entre les gestes de l'écarteur de vaches landaises et ceux des rugbymen, rappelle les trésors de la cuisine landaise, soeur de sang du rugby par la troisième mi-temps, autant de particularismes qui révèlent comment le pays landais est devenu une terre d'élection de l'ovale...
Au début de l'histoire, de Gaulle est un officier rebelle de sensibilité catholique qui se déclare soldat avant tout, mais dans le contexte de la montée en puissance des totalitarismes et de l'impuissance de la IIIe République, voilà qu'il s'interroge : la crise n'est-elle pas dans l'homme au coeur d'une civilisation matérielle, obsédée par l'argent et le bien-être, qui uniformise à tout-va ? Sous les cendres de Vichy nous plonge au coeur des méditations d'un de Gaulle, pragmatique et visionnaire, à la recherche d'une troisième voie inédite entre le libéralisme et les Soviets. Quelles furent ses sources d'inspiration ? Son tempérament d'officier rebelle le prédisposait-il à emprunter une voie sociale disruptive ? Sa philosophie sociale est-elle encore d'actualité ? C'est à ces questions que ce livre tente d'apporter un éclairage neuf tout en donnant à voir une facette peu connue et étonnante du personnage, celle du réformateur social !
En écho à la parution de l'ouvrage sur le centenaire de la coopérative SOPCZ de Limoges réalisé en partenariat avec Le Populaire du Centre, en juin 2005, La tentation de Samarez nous fait revivre l'émergence des associations ouvrières au fil du XIXe siècle. L'un de ses traits marquants aboutit à désigner le Limousin comme le principal foyer de développement des coopératives ouvrières de production au début du XXe siècle. Dans un style dénué de fioritures et sans plume de bois, l'auteur exhume les principales figures de la coopération en Limousin. Martin Nadaud, Antoine Cohadon, Alfred Talandier ou le philosophe de Boussac, l'influent Pierre Leroux. Ce dernier entreprit, lors de son exil à Jersey, la rédaction de La grève de Samarez, ouvrage lyrique au style étonnant dans lequel il mit à jour sa vision d'un socialisme qui ne " sacrifiera aucun des termes de la formule Liberté-Fraternité-Egalité " en conférant à la coopération ouvrière une place éminente.
En écho à la parution de l'ouvrage sur le centenaire de la coopérative SOPCZ de Limoges réalisé en partenariat avec Le Populaire du Centre, en juin 2005, La tentation de Samarez nous fait revivre l'émergence des associations ouvrières au fil du XIXe siècle. L'un de ses traits marquants aboutit à désigner le Limousin comme le principal foyer de développement des coopératives ouvrières de production au début du XXe siècle. Dans un style dénué de fioritures et sans plume de bois, l'auteur exhume les principales figures de la coopération en Limousin. Martin Nadaud, Antoine Cohadon, Alfred Talandier ou le philosophe de Boussac, l'influent Pierre Leroux. Ce dernier entreprit, lors de son exil à Jersey, la rédaction de La grève de Samarez, ouvrage lyrique au style étonnant dans lequel il mit à jour sa vision d'un socialisme qui ne " sacrifiera aucun des termes de la formule Liberté-Fraternité-Egalité " en conférant à la coopération ouvrière une place éminente.
Lors de la Première Guerre mondiale, les taxis parisiens, en raison de leur mobilité et de leur disponibilité, de jour comme de nuit, ont été mobilisés pour accomplir de multiples missions : ravitaillement, transport de troupes, évacuation de blessés... Ils se révélèrent si indispensables qu'un service quotidien de taxis fut mis à la disposition de l'autorité militaire afin d'acheminer les officiers vers leurs unités. En 1916, lors de la bataille de Verdun, ils jouèrent encore un rôle de première importance en alimentant le front en hommes et en munitions. Mais de toutes ces missions menées avec bravoure, seule l'opération imaginée par l'anticonformiste général Joseph Gallieni, gouverneur militaire de Paris, est encore scellée dans la mémoire nationale sous le nom des taxis de la Marne, dont la réquisition permit de projeter sur le front quelque 5 000 hommes de troupe le 7 septembre 1914. L'épisode héroïque des taxis de la Marne, c'est à la fois l'épopée d'un peuple rassemblé pour résister à l'oppression et l'union sacrée entre militaires et civils. Issus de milieux modestes, les chauffeurs de taxi parisiens ont été les interprètes de cette noblesse populaire lorsqu'elle refuse la soumission et l'abandon. Ces jours-là, ils furent les messagers du courage et de l'unité nationale...
En engageant une guerre totale contre les taxis, Travis Kalanick, le fondateur d'Uber, a de´signe´ sa proie... Soutenue par le Saint-Empire de la finance, l'ambition he´ge´monique de la multinationale ame´ricaine est plane´taire. Partout ou` elle s'implante, les recours en justice sont nombreux : concurrence de´loyale, pratiques trompeuses, non-respect du droit social, traitement ille´gal de donne´es informatiques... Lourdement condamne´e par le tribunal correctionnel de Paris pour son application UberPop (16 octobre 2014), les juges ont souligne´ l'intention manifeste d'Uber de contourner la le´gislation et sa mauvaise foi. Apre`s avoir rappele´ le contexte historique de l'univers du taxi, ce livre s'attache a` de´monter les rouages ide´ologiques sur lesquels Uber construit son de´veloppement. Au-dela` de la re´sistance des taxis, son nom symbolise de´sormais le lien entre le fe´tichisme technologique et la pre´carisation qui augure d'une "e´conomie de la re´gression". Seules les digues juridiques et la volonte´ des dirigeants politiques peuvent enrayer le maraboutage ge´ne´ralise´ de la socie´te´ par l'Uber-e´conomie. Les premie`res sont-elles assez solides ? Les seconds assez de´termine´s ?
Les start-up et plateformes numériques transforment à toute blinde les filières de l'économie selon les normes d'une nouvelle culture qui émane de la Silicon Valley. Elle organise la captation et l'exploitation commerciale des données, la précarité, et fait la part belle à la finance. Elle stipule également que tout sera résolu demain par les " technologies de l'exponentiel ". Plus besoin de solidarité sociale ni de décisions politiques : bienvenue sur les marches de l'avenir radieux de l'ubérisation de la société. Face à l'ubérisation et aux contrefaçons de l'économie collaborative est-il envisageable de modifier la sphère marchande pour faire en sorte qu'elle serve le bien commun ? Partout dans le monde, des chercheurs, des villes, des régions, des artistes, des entrepreneurs, des réseaux transnationaux explorent de nouveaux modèles collaboratifs inspirés par la voie coopérative en réplique à cette " économie de la prédation ".