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Face aux barbares. Coopération VS Ubérisation
Lasne Laurent ; Boullier Dominique
TIERS LIVRE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782918822110
Les start-up et plateformes numériques transforment à toute blinde les filières de l'économie selon les normes d'une nouvelle culture qui émane de la Silicon Valley. Elle organise la captation et l'exploitation commerciale des données, la précarité, et fait la part belle à la finance. Elle stipule également que tout sera résolu demain par les " technologies de l'exponentiel ". Plus besoin de solidarité sociale ni de décisions politiques : bienvenue sur les marches de l'avenir radieux de l'ubérisation de la société. Face à l'ubérisation et aux contrefaçons de l'économie collaborative est-il envisageable de modifier la sphère marchande pour faire en sorte qu'elle serve le bien commun ? Partout dans le monde, des chercheurs, des villes, des régions, des artistes, des entrepreneurs, des réseaux transnationaux explorent de nouveaux modèles collaboratifs inspirés par la voie coopérative en réplique à cette " économie de la prédation ".
En engageant une guerre totale contre les taxis, Travis Kalanick, le fondateur d'Uber, a de´signe´ sa proie... Soutenue par le Saint-Empire de la finance, l'ambition he´ge´monique de la multinationale ame´ricaine est plane´taire. Partout ou` elle s'implante, les recours en justice sont nombreux : concurrence de´loyale, pratiques trompeuses, non-respect du droit social, traitement ille´gal de donne´es informatiques... Lourdement condamne´e par le tribunal correctionnel de Paris pour son application UberPop (16 octobre 2014), les juges ont souligne´ l'intention manifeste d'Uber de contourner la le´gislation et sa mauvaise foi. Apre`s avoir rappele´ le contexte historique de l'univers du taxi, ce livre s'attache a` de´monter les rouages ide´ologiques sur lesquels Uber construit son de´veloppement. Au-dela` de la re´sistance des taxis, son nom symbolise de´sormais le lien entre le fe´tichisme technologique et la pre´carisation qui augure d'une "e´conomie de la re´gression". Seules les digues juridiques et la volonte´ des dirigeants politiques peuvent enrayer le maraboutage ge´ne´ralise´ de la socie´te´ par l'Uber-e´conomie. Les premie`res sont-elles assez solides ? Les seconds assez de´termine´s ?
A la veille de la coupe du monde, "Football brésilien, l'invention d'un style", relate l'épatante singularité du jeu brésilien ennobli par des va-nu-pieds qui devinrent des seigneurs en pratiquant un "football art" et en inventant un style moins destiné à vaincre qu'à enchanter. Le triomphe obtenu en Suède en 1958 ouvre une "ère dorée" qui atteint son apogée en 1970 avec le troisième titre obtenu par la Seleçao au Mexique. Le football brésilien est un football de poésie, écrira le cinéaste italien Pier Paolo Pasolini. Inspiré par la samba et la capoeira, leur jeu s'identifia à un style métissé surprenant et voluptueux aux antipodes du football européen fondé sur la rigueur des systèmes tactiques et l'entraînement méthodique. Ces versificateurs du dribble et de la feinte de corps engendrèrent un chaos esthétique admiré et parfois incompris. Egrener leurs noms, c'est réciter la liste des dieux de l'Olympe : Friedenreich, Léônidas, Zizinho, Didi, Garrincha, Pelé, Tostao, Socrates... Au cours des années 1980, Telê Santana fut le dernier sélectionneur à incarner les spécificités de cette culture populaire du football et à pousser aussi loin les feux de la créativité avant de passer la main aux pragmatiques. Depuis lors le "jeu à la brésilienne" ne se survit que comme parodie. En singeant l'expression stylistique des Européens, les Auriverde ont renoncé à ce qu'ils sont. Cette dévitalisation coïncide avec la disparition de leur démesure dionysiaque et de cette grâce collective qui leur conférait un supplément d'âme. De cette alchimie lumineuse qui nous a tant feintés, il ne reste qu'un souvenir, tout en haut de l'air... A la fois essai passionné et testament amoureux, ce livre retourne aux sources de l'identité insouciante et fantasque du foot dansé brésilien.
Au début de l'histoire, de Gaulle est un officier rebelle de sensibilité catholique qui se déclare soldat avant tout, mais dans le contexte de la montée en puissance des totalitarismes et de l'impuissance de la IIIe République, voilà qu'il s'interroge : la crise n'est-elle pas dans l'homme au coeur d'une civilisation matérielle, obsédée par l'argent et le bien-être, qui uniformise à tout-va ? Sous les cendres de Vichy nous plonge au coeur des méditations d'un de Gaulle, pragmatique et visionnaire, à la recherche d'une troisième voie inédite entre le libéralisme et les Soviets. Quelles furent ses sources d'inspiration ? Son tempérament d'officier rebelle le prédisposait-il à emprunter une voie sociale disruptive ? Sa philosophie sociale est-elle encore d'actualité ? C'est à ces questions que ce livre tente d'apporter un éclairage neuf tout en donnant à voir une facette peu connue et étonnante du personnage, celle du réformateur social !
Le projet était ambitieux. Il consistait à mettre en lumière la participation de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur à l'histoire du mouvement des coopératives de production (Scop). Une histoire qui commence en 1848 avec l'implantation des premiers foyers coopératifs à Marseille et Toulon avant de gagner progressivement l'ensemble de la région. Cet ouvrage a d'abord pour but, au travers de l'histoire régionale, de mettre en avant l'expérience originale des Scop, c'est-à-dire d'entreprises qui ont fait entrer la démocratie économique en leur sein en repensant les rapports du capital et du travail. Mais ce livre a aussi, au premier chef, le but d'affirmer, à l'orée du XXIe siècle, la modernité de la coopération de production. Ce que nous enseigne aussi cette histoire, c'est que notre région a été, de 1848 à nos jours, le lieu constant de cette recherche d'une pratique économique conforme aux valeurs humanistes. On recense ainsi actuellement quelque deux cents Scop en PACA oeuvrant dans de très nombreux secteurs d'activité. Le mouvement coopératif, qui a démocratisé l'acte d'entreprendre, doit encore se développer pour mieux faire partager l'originalité de ses pratiques et affermir l'idée qu'il est possible de gérer différemment l'économie marchande. Dans sa préface, Thierry Jeantet a raison d'insister sur la nécessité pour les coopératives, et plus généralement pour les entreprises de l'Économie sociale, de "tisser des liens plus transversaux avec les mouvements syndicaux et sociaux afin de jeter les bases d'une Société au sein de laquelle l'économie cesse d'être un but pour devenir un moyen au service de l'Homme." C'est là une ambition de pleine actualité. Ce livre contribue à en éclairer le chemin...
Et c'est au cours de ces années que les choses sérieuses commencent vraiment... Lev va avoir vingt ans, sa vie lui échappe. Rien de ce qu'il espérait n'est advenu. Il est ouvrier hautement spécialisé, la belle affaire... Il ressent une sorte d'inertie et il patauge dedans comme dans une gadoue. Jusqu'ici, l'orgueil de faire son devoir a dompté sa douleur, mais il est désormais en proie au désarroi et il confond des émotions comme la colère et la tristesse. Une perte d'énergie seulement passagère ? Pas sûr. Il confie qu'il n'a plus envie d'aller à l'usine. Valentina s'inquiète, tout le monde s'inquiète. Il est arrivé au terminus d'un épuisement existentiel qui fait resurgir en vrac le poids des choses inaccomplies, une enfance en bouillie et toutes ces années de privations qui l'ont brisé au cours de la Grande Guerre patriotique. Il habite un corps et une âme qui n'ont rien décidé. Il ressent un vide abyssal et n'a qu'une seule pensée en tête, tout arrêter. A cet instant, l'avenir jette les dés en l'air.
Une finale du championnat de France de rugby opposant deux villes d'un même département, on n'avait pas cela depuis 1934... C'est dire que celle du 2 juin 1963 qui mit aux prises Dax à Mont-de-Marsan dans l'antre du stade municipal de Bordeaux fut l'événement attendu en pays landais depuis que les premières beuchigues avaient fait leur apparition dans les villages et les préaux d'école. Cinquante ans plus tard, au-delà de l'apothéose finale, ce livre se propose de faire le récit de la fantastique épopée du rugby landais depuis ses origines. L'ouvrage, qui se dévore comme un roman historique, nous replonge, à la croisée du XIXe et XXe siècles, dans l'atmosphère du milieu des commerçants et courtiers maritimes britanniques, férus de rugby, installés à Bordeaux, lieu de diffusion de l'ovale dans le Sud-Ouest grâce à la création d'une Ligue girondine d'éducation physique dissidente qui assura la promotion du rugby dans les collèges de toute la région. L'auteur nous rappelle aussi le rôle crucial des instituteurs radicaux dans l'implantation de ce sport en réaction aux patronages catholiques, promoteurs du football... Au fil de cette passionnante enquête, l'auteur convoque aussi l'esprit gascon, Alexandre Dumas et ses mousquetaires, évoque l'analogie troublante entre les gestes de l'écarteur de vaches landaises et ceux des rugbymen, rappelle les trésors de la cuisine landaise, soeur de sang du rugby par la troisième mi-temps, autant de particularismes qui révèlent comment le pays landais est devenu une terre d'élection de l'ovale...