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Uber. La prédation en bande organisée
Lasne Laurent
TIERS LIVRE
7,00 €
Épuisé
EAN :9782918822080
En engageant une guerre totale contre les taxis, Travis Kalanick, le fondateur d'Uber, a de´signe´ sa proie... Soutenue par le Saint-Empire de la finance, l'ambition he´ge´monique de la multinationale ame´ricaine est plane´taire. Partout ou` elle s'implante, les recours en justice sont nombreux : concurrence de´loyale, pratiques trompeuses, non-respect du droit social, traitement ille´gal de donne´es informatiques... Lourdement condamne´e par le tribunal correctionnel de Paris pour son application UberPop (16 octobre 2014), les juges ont souligne´ l'intention manifeste d'Uber de contourner la le´gislation et sa mauvaise foi. Apre`s avoir rappele´ le contexte historique de l'univers du taxi, ce livre s'attache a` de´monter les rouages ide´ologiques sur lesquels Uber construit son de´veloppement. Au-dela` de la re´sistance des taxis, son nom symbolise de´sormais le lien entre le fe´tichisme technologique et la pre´carisation qui augure d'une "e´conomie de la re´gression". Seules les digues juridiques et la volonte´ des dirigeants politiques peuvent enrayer le maraboutage ge´ne´ralise´ de la socie´te´ par l'Uber-e´conomie. Les premie`res sont-elles assez solides ? Les seconds assez de´termine´s ?
Et c'est au cours de ces années que les choses sérieuses commencent vraiment... Lev va avoir vingt ans, sa vie lui échappe. Rien de ce qu'il espérait n'est advenu. Il est ouvrier hautement spécialisé, la belle affaire... Il ressent une sorte d'inertie et il patauge dedans comme dans une gadoue. Jusqu'ici, l'orgueil de faire son devoir a dompté sa douleur, mais il est désormais en proie au désarroi et il confond des émotions comme la colère et la tristesse. Une perte d'énergie seulement passagère ? Pas sûr. Il confie qu'il n'a plus envie d'aller à l'usine. Valentina s'inquiète, tout le monde s'inquiète. Il est arrivé au terminus d'un épuisement existentiel qui fait resurgir en vrac le poids des choses inaccomplies, une enfance en bouillie et toutes ces années de privations qui l'ont brisé au cours de la Grande Guerre patriotique. Il habite un corps et une âme qui n'ont rien décidé. Il ressent un vide abyssal et n'a qu'une seule pensée en tête, tout arrêter. A cet instant, l'avenir jette les dés en l'air.
Résumé : "Jaurès avait les poings pleins d'idées", a déclaré jules Renard. Journaliste, historien, député, leader socialiste cousu de philosophie, Jean Jaurès est un lutteur inépuisable. Sa vie est un combat ! Inclassable, réfutant toute forme de carcan idéologique, tout en lui repousse l'idée d'enfermer le socialisme et l'histoire dans une vision étriquée, limitée aux seuls processus économiques. L'humanisme, l'idéal de justice, la défense de la République et de la paix sont les engagements intangibles de cette grande figure socialiste, qui est aussi un bon vivant, amoureux des beaux-arts et de la nature. Le 31 juillet 1914, Jean Jaurès est assassiné trois jours avant le début de la Première Guerre mondiale. A l'occasion du centenaire de sa disparition, Laurent Lasne dresse le portrait haut en couleur et passionné d'un homme qui appartient au patrimoine de la mémoire nationale.
Et c'est au cours de ces années que les choses sérieuses commencent vraiment... Lev va avoir vingt ans, sa vie lui échappe. Rien de ce qu'il espérait n'est advenu. Il est ouvrier hautement spécialisé, la belle affaire... Il ressent une sorte d'inertie et il patauge dedans comme dans une gadoue. Jusqu'ici, l'orgueil de faire son devoir a dompté sa douleur, mais il est désormais en proie au désarroi et il confond des émotions comme la colère et la tristesse. Une perte d'énergie seulement passagère ? Pas sûr. Il confie qu'il n'a plus envie d'aller à l'usine. Valentina s'inquiète, tout le monde s'inquiète. Il est arrivé au terminus d'un épuisement existentiel qui fait resurgir en vrac le poids des choses inaccomplies, une enfance en bouillie et toutes ces années de privations qui l'ont brisé au cours de la Grande Guerre patriotique. Il habite un corps et une âme qui n'ont rien décidé. Il ressent un vide abyssal et n'a qu'une seule pensée en tête, tout arrêter. A cet instant, l'avenir jette les dés en l'air.
Une finale du championnat de France de rugby opposant deux villes d'un même département, on n'avait pas cela depuis 1934... C'est dire que celle du 2 juin 1963 qui mit aux prises Dax à Mont-de-Marsan dans l'antre du stade municipal de Bordeaux fut l'événement attendu en pays landais depuis que les premières beuchigues avaient fait leur apparition dans les villages et les préaux d'école. Cinquante ans plus tard, au-delà de l'apothéose finale, ce livre se propose de faire le récit de la fantastique épopée du rugby landais depuis ses origines. L'ouvrage, qui se dévore comme un roman historique, nous replonge, à la croisée du XIXe et XXe siècles, dans l'atmosphère du milieu des commerçants et courtiers maritimes britanniques, férus de rugby, installés à Bordeaux, lieu de diffusion de l'ovale dans le Sud-Ouest grâce à la création d'une Ligue girondine d'éducation physique dissidente qui assura la promotion du rugby dans les collèges de toute la région. L'auteur nous rappelle aussi le rôle crucial des instituteurs radicaux dans l'implantation de ce sport en réaction aux patronages catholiques, promoteurs du football... Au fil de cette passionnante enquête, l'auteur convoque aussi l'esprit gascon, Alexandre Dumas et ses mousquetaires, évoque l'analogie troublante entre les gestes de l'écarteur de vaches landaises et ceux des rugbymen, rappelle les trésors de la cuisine landaise, soeur de sang du rugby par la troisième mi-temps, autant de particularismes qui révèlent comment le pays landais est devenu une terre d'élection de l'ovale...
A la veille de la coupe du monde, "Football brésilien, l'invention d'un style", relate l'épatante singularité du jeu brésilien ennobli par des va-nu-pieds qui devinrent des seigneurs en pratiquant un "football art" et en inventant un style moins destiné à vaincre qu'à enchanter. Le triomphe obtenu en Suède en 1958 ouvre une "ère dorée" qui atteint son apogée en 1970 avec le troisième titre obtenu par la Seleçao au Mexique. Le football brésilien est un football de poésie, écrira le cinéaste italien Pier Paolo Pasolini. Inspiré par la samba et la capoeira, leur jeu s'identifia à un style métissé surprenant et voluptueux aux antipodes du football européen fondé sur la rigueur des systèmes tactiques et l'entraînement méthodique. Ces versificateurs du dribble et de la feinte de corps engendrèrent un chaos esthétique admiré et parfois incompris. Egrener leurs noms, c'est réciter la liste des dieux de l'Olympe : Friedenreich, Léônidas, Zizinho, Didi, Garrincha, Pelé, Tostao, Socrates... Au cours des années 1980, Telê Santana fut le dernier sélectionneur à incarner les spécificités de cette culture populaire du football et à pousser aussi loin les feux de la créativité avant de passer la main aux pragmatiques. Depuis lors le "jeu à la brésilienne" ne se survit que comme parodie. En singeant l'expression stylistique des Européens, les Auriverde ont renoncé à ce qu'ils sont. Cette dévitalisation coïncide avec la disparition de leur démesure dionysiaque et de cette grâce collective qui leur conférait un supplément d'âme. De cette alchimie lumineuse qui nous a tant feintés, il ne reste qu'un souvenir, tout en haut de l'air... A la fois essai passionné et testament amoureux, ce livre retourne aux sources de l'identité insouciante et fantasque du foot dansé brésilien.
Lors de la Première Guerre mondiale, les taxis parisiens, en raison de leur mobilité et de leur disponibilité, de jour comme de nuit, ont été mobilisés pour accomplir de multiples missions : ravitaillement, transport de troupes, évacuation de blessés... Ils se révélèrent si indispensables qu'un service quotidien de taxis fut mis à la disposition de l'autorité militaire afin d'acheminer les officiers vers leurs unités. En 1916, lors de la bataille de Verdun, ils jouèrent encore un rôle de première importance en alimentant le front en hommes et en munitions. Mais de toutes ces missions menées avec bravoure, seule l'opération imaginée par l'anticonformiste général Joseph Gallieni, gouverneur militaire de Paris, est encore scellée dans la mémoire nationale sous le nom des taxis de la Marne, dont la réquisition permit de projeter sur le front quelque 5 000 hommes de troupe le 7 septembre 1914. L'épisode héroïque des taxis de la Marne, c'est à la fois l'épopée d'un peuple rassemblé pour résister à l'oppression et l'union sacrée entre militaires et civils. Issus de milieux modestes, les chauffeurs de taxi parisiens ont été les interprètes de cette noblesse populaire lorsqu'elle refuse la soumission et l'abandon. Ces jours-là, ils furent les messagers du courage et de l'unité nationale...