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Sous les cendres de Vichy
Lasne Laurent
TIERS LIVRE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782918822103
Au début de l'histoire, de Gaulle est un officier rebelle de sensibilité catholique qui se déclare soldat avant tout, mais dans le contexte de la montée en puissance des totalitarismes et de l'impuissance de la IIIe République, voilà qu'il s'interroge : la crise n'est-elle pas dans l'homme au coeur d'une civilisation matérielle, obsédée par l'argent et le bien-être, qui uniformise à tout-va ? Sous les cendres de Vichy nous plonge au coeur des méditations d'un de Gaulle, pragmatique et visionnaire, à la recherche d'une troisième voie inédite entre le libéralisme et les Soviets. Quelles furent ses sources d'inspiration ? Son tempérament d'officier rebelle le prédisposait-il à emprunter une voie sociale disruptive ? Sa philosophie sociale est-elle encore d'actualité ? C'est à ces questions que ce livre tente d'apporter un éclairage neuf tout en donnant à voir une facette peu connue et étonnante du personnage, celle du réformateur social !
Et c'est au cours de ces années que les choses sérieuses commencent vraiment... Lev va avoir vingt ans, sa vie lui échappe. Rien de ce qu'il espérait n'est advenu. Il est ouvrier hautement spécialisé, la belle affaire... Il ressent une sorte d'inertie et il patauge dedans comme dans une gadoue. Jusqu'ici, l'orgueil de faire son devoir a dompté sa douleur, mais il est désormais en proie au désarroi et il confond des émotions comme la colère et la tristesse. Une perte d'énergie seulement passagère ? Pas sûr. Il confie qu'il n'a plus envie d'aller à l'usine. Valentina s'inquiète, tout le monde s'inquiète. Il est arrivé au terminus d'un épuisement existentiel qui fait resurgir en vrac le poids des choses inaccomplies, une enfance en bouillie et toutes ces années de privations qui l'ont brisé au cours de la Grande Guerre patriotique. Il habite un corps et une âme qui n'ont rien décidé. Il ressent un vide abyssal et n'a qu'une seule pensée en tête, tout arrêter. A cet instant, l'avenir jette les dés en l'air.
Une finale du championnat de France de rugby opposant deux villes d'un même département, on n'avait pas cela depuis 1934... C'est dire que celle du 2 juin 1963 qui mit aux prises Dax à Mont-de-Marsan dans l'antre du stade municipal de Bordeaux fut l'événement attendu en pays landais depuis que les premières beuchigues avaient fait leur apparition dans les villages et les préaux d'école. Cinquante ans plus tard, au-delà de l'apothéose finale, ce livre se propose de faire le récit de la fantastique épopée du rugby landais depuis ses origines. L'ouvrage, qui se dévore comme un roman historique, nous replonge, à la croisée du XIXe et XXe siècles, dans l'atmosphère du milieu des commerçants et courtiers maritimes britanniques, férus de rugby, installés à Bordeaux, lieu de diffusion de l'ovale dans le Sud-Ouest grâce à la création d'une Ligue girondine d'éducation physique dissidente qui assura la promotion du rugby dans les collèges de toute la région. L'auteur nous rappelle aussi le rôle crucial des instituteurs radicaux dans l'implantation de ce sport en réaction aux patronages catholiques, promoteurs du football... Au fil de cette passionnante enquête, l'auteur convoque aussi l'esprit gascon, Alexandre Dumas et ses mousquetaires, évoque l'analogie troublante entre les gestes de l'écarteur de vaches landaises et ceux des rugbymen, rappelle les trésors de la cuisine landaise, soeur de sang du rugby par la troisième mi-temps, autant de particularismes qui révèlent comment le pays landais est devenu une terre d'élection de l'ovale...
Une Saga des France-Allemagne du XXe siècle Les France-Allemagne n'ont jamais été des matchs tout à fait comme les autres. "Football über alles, par-dessus" tout nous replonge dans l'atmosphère des vingt rencontres qui ont directement opposé les Coqs français aux Aigles allemands au cours du XXe siècle. Il nous fait revivre les heures légendaires de la saga du football franco-allemand avec de saisissants portraits de joueurs et de sélectionneurs, avec des anecdotes souvent drôles et parfois inattendues. Qui se souvenait que Raymond Kopa, Patrick Battiston, Eric Cantona, Aimé Jacquet, Roger Lemerre avaient honoré leur première sélection contre l'Allemagne ? Qui avait gardé en mémoire que le mythique libero de la Nationalmannschaft, Franz Beckenbauer, mit fin à sa carrière de joueur à l'issue d'un match contre la France au Parc des Princes ? Au-delà de ces rendez-vous de football, l'auteur nous invite aussi à une lecture de l'évolution des relations politiques entre les deux pays. C'est dire que cet ouvrage, qui se lit comme un roman historique, s'adresse à un public qui n'a laissé ni sa curiosité ni ses passions au vestiaire.
Lors de la Première Guerre mondiale, les taxis parisiens, en raison de leur mobilité et de leur disponibilité, de jour comme de nuit, ont été mobilisés pour accomplir de multiples missions : ravitaillement, transport de troupes, évacuation de blessés... Ils se révélèrent si indispensables qu'un service quotidien de taxis fut mis à la disposition de l'autorité militaire afin d'acheminer les officiers vers leurs unités. En 1916, lors de la bataille de Verdun, ils jouèrent encore un rôle de première importance en alimentant le front en hommes et en munitions. Mais de toutes ces missions menées avec bravoure, seule l'opération imaginée par l'anticonformiste général Joseph Gallieni, gouverneur militaire de Paris, est encore scellée dans la mémoire nationale sous le nom des taxis de la Marne, dont la réquisition permit de projeter sur le front quelque 5 000 hommes de troupe le 7 septembre 1914. L'épisode héroïque des taxis de la Marne, c'est à la fois l'épopée d'un peuple rassemblé pour résister à l'oppression et l'union sacrée entre militaires et civils. Issus de milieux modestes, les chauffeurs de taxi parisiens ont été les interprètes de cette noblesse populaire lorsqu'elle refuse la soumission et l'abandon. Ces jours-là, ils furent les messagers du courage et de l'unité nationale...
Le projet était ambitieux. Il consistait à mettre en lumière la participation de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur à l'histoire du mouvement des coopératives de production (Scop). Une histoire qui commence en 1848 avec l'implantation des premiers foyers coopératifs à Marseille et Toulon avant de gagner progressivement l'ensemble de la région. Cet ouvrage a d'abord pour but, au travers de l'histoire régionale, de mettre en avant l'expérience originale des Scop, c'est-à-dire d'entreprises qui ont fait entrer la démocratie économique en leur sein en repensant les rapports du capital et du travail. Mais ce livre a aussi, au premier chef, le but d'affirmer, à l'orée du XXIe siècle, la modernité de la coopération de production. Ce que nous enseigne aussi cette histoire, c'est que notre région a été, de 1848 à nos jours, le lieu constant de cette recherche d'une pratique économique conforme aux valeurs humanistes. On recense ainsi actuellement quelque deux cents Scop en PACA oeuvrant dans de très nombreux secteurs d'activité. Le mouvement coopératif, qui a démocratisé l'acte d'entreprendre, doit encore se développer pour mieux faire partager l'originalité de ses pratiques et affermir l'idée qu'il est possible de gérer différemment l'économie marchande. Dans sa préface, Thierry Jeantet a raison d'insister sur la nécessité pour les coopératives, et plus généralement pour les entreprises de l'Économie sociale, de "tisser des liens plus transversaux avec les mouvements syndicaux et sociaux afin de jeter les bases d'une Société au sein de laquelle l'économie cesse d'être un but pour devenir un moyen au service de l'Homme." C'est là une ambition de pleine actualité. Ce livre contribue à en éclairer le chemin...
En écho à la parution de l'ouvrage sur le centenaire de la coopérative SOPCZ de Limoges réalisé en partenariat avec Le Populaire du Centre, en juin 2005, La tentation de Samarez nous fait revivre l'émergence des associations ouvrières au fil du XIXe siècle. L'un de ses traits marquants aboutit à désigner le Limousin comme le principal foyer de développement des coopératives ouvrières de production au début du XXe siècle. Dans un style dénué de fioritures et sans plume de bois, l'auteur exhume les principales figures de la coopération en Limousin. Martin Nadaud, Antoine Cohadon, Alfred Talandier ou le philosophe de Boussac, l'influent Pierre Leroux. Ce dernier entreprit, lors de son exil à Jersey, la rédaction de La grève de Samarez, ouvrage lyrique au style étonnant dans lequel il mit à jour sa vision d'un socialisme qui ne " sacrifiera aucun des termes de la formule Liberté-Fraternité-Egalité " en conférant à la coopération ouvrière une place éminente.
Les start-up et plateformes numériques transforment à toute blinde les filières de l'économie selon les normes d'une nouvelle culture qui émane de la Silicon Valley. Elle organise la captation et l'exploitation commerciale des données, la précarité, et fait la part belle à la finance. Elle stipule également que tout sera résolu demain par les " technologies de l'exponentiel ". Plus besoin de solidarité sociale ni de décisions politiques : bienvenue sur les marches de l'avenir radieux de l'ubérisation de la société. Face à l'ubérisation et aux contrefaçons de l'économie collaborative est-il envisageable de modifier la sphère marchande pour faire en sorte qu'elle serve le bien commun ? Partout dans le monde, des chercheurs, des villes, des régions, des artistes, des entrepreneurs, des réseaux transnationaux explorent de nouveaux modèles collaboratifs inspirés par la voie coopérative en réplique à cette " économie de la prédation ".