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Saint Paul et les évangiles
Lapierre Francis
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782296564619
Selon l'exégèse classique, les Evangiles canoniques ont été rédigés vers la fin du premier siècle, entre 70 (Marc) et 100 (Jean). Dans un premier livre, L'évangile de Jérusalem, nous avons montré que ces textes résultaient de trois couches rédactionnelles successives séparées par deux événements majeurs : l'un linguistique : le passage de l'araméen au grec ; l'autre théologique : le passage d'une bénédiction sur la nourriture à une double action de grâce sur le pain puis sur le vin. Ces événements étant largement antérieurs à la compilation finale des Evangiles, il était tentant de relire les lettres de Paul, écrites entre 50 et 65, comme témoin de l'évolution linguistique et théologique des Evangiles. 1 Th et 2 Th (50151), centrées sur la parousie du Seigneur, se réfèrent à l'apocalypse araméenne de Marc 13/Matthieu 24. 1 Co (56) ne contient pas un récit primitif de la Cène, mais bien un récit tardif grec, la Nouvelle Alliance pour vous; invitant les néo- convertis à participer de plein droit au Repas du Seigneur. 2 Co (57) confirme les termes d'Ancienne et de Nouvelle Alliance, Paul se définissant comme ministre de la Nouvelle Alliance. Rm (58) pille l'enseignement grec des Evangiles, Marc et Matthieu notamment, l'exhortation aux Eglises étant parallèle aux invitations évangéliques à tout disciple de prendre sa croix. Col et Eph (60), lettres pauliniennes selon l'étude linguistique, se réfèrent à l'Evangile de Jean et pas seulement au prologue : Jésus-Christ, l'icône du Dieu invisible, premier-né de toute création(Col 1,15), vous a placés dans le lot des Saints dans la lumière (Col 1,13). Par lui, vous avez été choisis avant l'origine du monde (Eph 1,4). Marchez donc comme des enfants de lumière (Eph 5,8) car le corps du Christ est l'Eglise (Col 1,24) et à sa tête, le Christ, commencement de tout (Col 1,18). La salutation est de ma propre main, à moi Paul (Col 4,18). Faut-il donc discuter encore longtemps l'authenticité de ces deux lettres et repousser à la fin du siècle la rédaction de Jean ?
Ce texte s'inscrit dans la démarche initiée par un premier livre : L'évangile de Jérusalem, consacré à la redécouverte du premier évangile araméen dont on pressentait l'existence et que l'on situait autour de l'année 45. L'existence avérée de ce premier évangile écrit bouscule les idées reçues : les évangiles résultent donc de couches rédactionnelles successives, dont les deux plus anciennes sont communes à Marc, Matthieu et Luc. Dès lors, il faut trois auteurs pour rédiger Marc, quatre pour Matthieu et Luc, et autant pour Jean, commencé dans les mêmes dates mais terminé plus tard. Une question se pose alors : que connaissait donc Paul des évangiles, lui l'apôtre des nations, pendant qu'il rédigeait ses Lettres entre 50 et 65 ? L'approche par la Linguistique Appliquée du texte des Actes des Apôtres révèle, en outre, que les épisodes relatant la prédication de Pierre et Jean à Jérusalem puis en Samarie, doivent tout à l'évangile araméen et rien à celui de Luc. L'Apocalypse enfin, un texte sémitique, n'a rien à voir avec la rédaction en grec de l'évangile de Jean. Le vin est y présenté comme fureur de YHWH. Il faudra attendre l'épisode de Cana chez Jean, pour que la vraie nourriture et la vraie boisson se retrouvent ensemble sur la Table des Noces.
Francis Lapierre rend hommage à Pierre Watremez en proposant une relecture des prières disséminées dans l’Ancien Testament. Trois grandes périodes apparaissent : les prières de la conquêtre de la terre promise, les prières de l’exil et enfin, les prières de Sagesse de l’époque perse puis grecque. On découvre que le texte le plus achevé est celui du dernier Esaïe (chapitre 56-66). Comment méditer et prier avec ces textes que Jésus connaissait par coeur ?
Dans deux ouvrages précédents : L'Evangile de Jérusalem, et Les Rédacteurs selon saint Jean, l'auteur a mis en évidence des phases rédactionnelles successives dans l'élaboration des évangiles canoniques. Restait à appliquer la même démarche, au Corpus des Actes des Apôtres. Les résultats, confirmés à l'aide des logiciels du Laboratoire de linguistique appliquée (CERAT) de Grenoble, conduisent aux propositions suivantes : Les Actes des Apôtres sont le fruit d'une compilation de diverses traditions. Les quatre premiers chapitres décrivant la prédication de Pierre à Jérusalem se réfèrent au vocabulaire de la couche sémitique des Evangiles, suggérant une rédaction primitive autour de Jacques. Les chapitres 5 à 14 résultent de l'alternance d'un récit de l'expansion de l'Eglise de Jérusalem en Judée et Samarie, combiné avec un récit de la conversion et du début de la mission de Paul. A partir du chapitre 15 (le concile de Jérusalem), la mission de Paul est décrite librement par le rédacteur, qui recherche une symétrie parfaite entre les oeuvres et la passion de Pierre et celles de Paul. La section en nous, célèbre par ses épisodes maritimes, est un corps étranger au récit. Supposée largement postérieure au récit de l'institution de l'eucharistie de Paul, elle ne connaît pourtant que le rite palestinien de l'action de grâce sur la seule nourriture. Enfin, les corrections proposées par la version occidentale des Actes, par rapport à la version alexandrine supposée originale, conduisent bien à une meilleure cohérence du texte final, ce qui plaide pour que les corrections soient bien l'oeuvre du dernier rédacteur. Luc serait donc un pseudo-épigraphiste actif ayant pris la responsabilité de signer et cautionner un document largement collectif.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.