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Saint Luc en Actes ?
Lapierre Francis
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782296122611
Dans deux ouvrages précédents : L'Evangile de Jérusalem, et Les Rédacteurs selon saint Jean, l'auteur a mis en évidence des phases rédactionnelles successives dans l'élaboration des évangiles canoniques. Restait à appliquer la même démarche, au Corpus des Actes des Apôtres. Les résultats, confirmés à l'aide des logiciels du Laboratoire de linguistique appliquée (CERAT) de Grenoble, conduisent aux propositions suivantes : Les Actes des Apôtres sont le fruit d'une compilation de diverses traditions. Les quatre premiers chapitres décrivant la prédication de Pierre à Jérusalem se réfèrent au vocabulaire de la couche sémitique des Evangiles, suggérant une rédaction primitive autour de Jacques. Les chapitres 5 à 14 résultent de l'alternance d'un récit de l'expansion de l'Eglise de Jérusalem en Judée et Samarie, combiné avec un récit de la conversion et du début de la mission de Paul. A partir du chapitre 15 (le concile de Jérusalem), la mission de Paul est décrite librement par le rédacteur, qui recherche une symétrie parfaite entre les oeuvres et la passion de Pierre et celles de Paul. La section en nous, célèbre par ses épisodes maritimes, est un corps étranger au récit. Supposée largement postérieure au récit de l'institution de l'eucharistie de Paul, elle ne connaît pourtant que le rite palestinien de l'action de grâce sur la seule nourriture. Enfin, les corrections proposées par la version occidentale des Actes, par rapport à la version alexandrine supposée originale, conduisent bien à une meilleure cohérence du texte final, ce qui plaide pour que les corrections soient bien l'oeuvre du dernier rédacteur. Luc serait donc un pseudo-épigraphiste actif ayant pris la responsabilité de signer et cautionner un document largement collectif.
Francis Lapierre rend hommage à Pierre Watremez en proposant une relecture des prières disséminées dans l’Ancien Testament. Trois grandes périodes apparaissent : les prières de la conquêtre de la terre promise, les prières de l’exil et enfin, les prières de Sagesse de l’époque perse puis grecque. On découvre que le texte le plus achevé est celui du dernier Esaïe (chapitre 56-66). Comment méditer et prier avec ces textes que Jésus connaissait par coeur ?
Ce texte s'inscrit dans la démarche initiée par un premier livre, L'évangile de Jérusalem, consacré à la redécouverte du premier évangile araméen dont beaucoup pressentaient l'existence et qu'ils situaient autour de l'année 40. L'existence avérée de ce premier évangile écrit bouscule les idées reçues : les évangiles résultent ainsi de couches rédactionnelles successives, dont les deux plus anciennes sont communes aux trois évangiles synoptiques. Dès lors, il faut trois auteurs pour rédiger Marc, quatre pour Matthieu et Luc, cinq enfin pour Jean, commencé avec les autres mais terminé plus tard. Une question se pose alors : que connaissait donc Paul, l'apôtre des nations, des évangiles pendant qu'il rédigeait ses Lettres entre 50 et 65 ? L'approche par la linguistique appliquée au texte des Actes des Apôtres révèle d'autre part que les épisodes relatant la prédication de Pierre et Jean à Jérusalem puis en Galilée doivent tout à l'évangile araméen et rien à celui de Luc. L'Apocalypse, enfin, un texte sémitique, n'a rien à voir avec la rédaction en grec de l'évangile de Jean. Le vin est y présenté comme fureur de YHWH. Il faudra attendre l'épisode de Cana chez Jean, pour que la vraie nourriture et la vraie boisson se retrouvent sur la Table des Noces.
Depuis deux siècles, la critique littéraire fait état d'épisodes ou de versets répétés dans le récit de Marc, l'évangéliste. Ce phénomène porte même un nom : les doublets de Marc. - les doublets (plus de 80 au total ! ) que l'on pensait limités autour des deux multiplications des pains, concernent en fait tout le texte. - Une disposition sur deux colonnes, livre un double message s'adressant à deux communautés successives : l'une issue du judaïsme, (autour de Jacques à Jérusalem ? ), l'autre, convertie du paganisme. Ces remarques se limiteraient à la linguistique, si les deux communautés avaient célébré selon le même rite eucharistique... Il n'en est rien, comme le montre l'étude des scènes où Jésus multiplie les pains pour nourrir la foule. La communauté juive — celle de l'Evangile araméen de Matthieu le Publicain (autour de 40) — ne connaît que la bénédiction rabbinique sur le pain. Le pain et les poissons conjoints désignant la partie solide du repas. La communauté de Marc (autour de 65) pratique deux actions de grâce, l'une sur le pain, l'autre sur les poissons distribués séparément... Entre les deux, Paul, dans sa 1re Lettre aux Corinthiens (55/56), réunit la bénédiction sur le pain au cours du repas, au faire mémoire grec — le levé de coupe — à la fin du repas, permettant ainsi aux deux communautés fondatrices de l'Eglise de retrouver un rite eucharistique commun.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.