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De la bénédiction juive sur le repas à l'eucharistie des nations. Du Matthieu araméen - années 40 à
Lapierre Francis
L'HARMATTAN
23,50 €
Épuisé
EAN :9782343210346
Depuis deux siècles, la critique littéraire fait état d'épisodes ou de versets répétés dans le récit de Marc, l'évangéliste. Ce phénomène porte même un nom : les doublets de Marc. - les doublets (plus de 80 au total ! ) que l'on pensait limités autour des deux multiplications des pains, concernent en fait tout le texte. - Une disposition sur deux colonnes, livre un double message s'adressant à deux communautés successives : l'une issue du judaïsme, (autour de Jacques à Jérusalem ? ), l'autre, convertie du paganisme. Ces remarques se limiteraient à la linguistique, si les deux communautés avaient célébré selon le même rite eucharistique... Il n'en est rien, comme le montre l'étude des scènes où Jésus multiplie les pains pour nourrir la foule. La communauté juive — celle de l'Evangile araméen de Matthieu le Publicain (autour de 40) — ne connaît que la bénédiction rabbinique sur le pain. Le pain et les poissons conjoints désignant la partie solide du repas. La communauté de Marc (autour de 65) pratique deux actions de grâce, l'une sur le pain, l'autre sur les poissons distribués séparément... Entre les deux, Paul, dans sa 1re Lettre aux Corinthiens (55/56), réunit la bénédiction sur le pain au cours du repas, au faire mémoire grec — le levé de coupe — à la fin du repas, permettant ainsi aux deux communautés fondatrices de l'Eglise de retrouver un rite eucharistique commun.
Selon l'exégèse classique, les Evangiles canoniques ont été rédigés vers la fin du premier siècle, entre 70 (Marc) et 100 (Jean). Dans un premier livre, L'évangile de Jérusalem, nous avons montré que ces textes résultaient de trois couches rédactionnelles successives séparées par deux événements majeurs : l'un linguistique : le passage de l'araméen au grec ; l'autre théologique : le passage d'une bénédiction sur la nourriture à une double action de grâce sur le pain puis sur le vin. Ces événements étant largement antérieurs à la compilation finale des Evangiles, il était tentant de relire les lettres de Paul, écrites entre 50 et 65, comme témoin de l'évolution linguistique et théologique des Evangiles. 1 Th et 2 Th (50151), centrées sur la parousie du Seigneur, se réfèrent à l'apocalypse araméenne de Marc 13/Matthieu 24. 1 Co (56) ne contient pas un récit primitif de la Cène, mais bien un récit tardif grec, la Nouvelle Alliance pour vous; invitant les néo- convertis à participer de plein droit au Repas du Seigneur. 2 Co (57) confirme les termes d'Ancienne et de Nouvelle Alliance, Paul se définissant comme ministre de la Nouvelle Alliance. Rm (58) pille l'enseignement grec des Evangiles, Marc et Matthieu notamment, l'exhortation aux Eglises étant parallèle aux invitations évangéliques à tout disciple de prendre sa croix. Col et Eph (60), lettres pauliniennes selon l'étude linguistique, se réfèrent à l'Evangile de Jean et pas seulement au prologue : Jésus-Christ, l'icône du Dieu invisible, premier-né de toute création(Col 1,15), vous a placés dans le lot des Saints dans la lumière (Col 1,13). Par lui, vous avez été choisis avant l'origine du monde (Eph 1,4). Marchez donc comme des enfants de lumière (Eph 5,8) car le corps du Christ est l'Eglise (Col 1,24) et à sa tête, le Christ, commencement de tout (Col 1,18). La salutation est de ma propre main, à moi Paul (Col 4,18). Faut-il donc discuter encore longtemps l'authenticité de ces deux lettres et repousser à la fin du siècle la rédaction de Jean ?
Les archéologues du XXIe siècle nous disent que les grands monuments d'Israël n'appartiennent pas au royaume de Salomon (1000 ans av. J.-C.) mais à Samarie, le royaume du nord. Ils sont Pauvre de la "Maison d'Omri", plus récente de deux cents ans que Salomon. Cela invite à admettre que la Saga de Jacob adorant le Dieu-El cananéen (un mot pluriel) qui exige le sacrifice des garçons premiers-nés, est antérieure à celle de Moïse et Abraham adorant YHWH le Dieu unique, qui ace rite en horreur. Ainsi la Torah montre-t-elle les traces de deux récits superposés qu'il faut relire : deux récits de la Création divine (l'un d'Adam, l'autre du cosmos), deux récits du Déluge (l'un durant 40 jours et l'autre 150), deux lignées des fils de Noé (celle de Jacob ignore Abraham), deux récits de la sortie d'Egypte (celui de Jacob ignore les dix plaies d'Egypte et le passage de la Mer Rouge), deux récits enfin de la remise des Tables de la Loi, Moïse ayant brisé celles écrites du doigt du Dieu-El, (Gn 31,18 ; 32,16). Fallait-il donc ramener jusqu'en Canaan, devenu "Terre Promise", le Dieu-El ayant accompagné Jacob en Egypte ? Le Livre des Nombres nous dit que non. Grâce aux 40 ans passés dans le désert, les Fils d'Israël succèdent à la maison de Jacob et les deux Entités Divines fusionnent pour bénir Israël et ses tentes, sous le regard de Balaam le magicien de Madian ! (Nb ch. 22-24).
Dans deux ouvrages précédents : L'Evangile de Jérusalem, et Les Rédacteurs selon saint Jean, l'auteur a mis en évidence des phases rédactionnelles successives dans l'élaboration des évangiles canoniques. Restait à appliquer la même démarche, au Corpus des Actes des Apôtres. Les résultats, confirmés à l'aide des logiciels du Laboratoire de linguistique appliquée (CERAT) de Grenoble, conduisent aux propositions suivantes : Les Actes des Apôtres sont le fruit d'une compilation de diverses traditions. Les quatre premiers chapitres décrivant la prédication de Pierre à Jérusalem se réfèrent au vocabulaire de la couche sémitique des Evangiles, suggérant une rédaction primitive autour de Jacques. Les chapitres 5 à 14 résultent de l'alternance d'un récit de l'expansion de l'Eglise de Jérusalem en Judée et Samarie, combiné avec un récit de la conversion et du début de la mission de Paul. A partir du chapitre 15 (le concile de Jérusalem), la mission de Paul est décrite librement par le rédacteur, qui recherche une symétrie parfaite entre les oeuvres et la passion de Pierre et celles de Paul. La section en nous, célèbre par ses épisodes maritimes, est un corps étranger au récit. Supposée largement postérieure au récit de l'institution de l'eucharistie de Paul, elle ne connaît pourtant que le rite palestinien de l'action de grâce sur la seule nourriture. Enfin, les corrections proposées par la version occidentale des Actes, par rapport à la version alexandrine supposée originale, conduisent bien à une meilleure cohérence du texte final, ce qui plaide pour que les corrections soient bien l'oeuvre du dernier rédacteur. Luc serait donc un pseudo-épigraphiste actif ayant pris la responsabilité de signer et cautionner un document largement collectif.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !