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La Bible est née en Samarie. Les deux récits de la Torah
Lapierre Francis
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782336472645
Les archéologues du XXIe siècle nous disent que les grands monuments d'Israël n'appartiennent pas au royaume de Salomon (1000 ans av. J.-C.) mais à Samarie, le royaume du nord. Ils sont Pauvre de la "Maison d'Omri", plus récente de deux cents ans que Salomon. Cela invite à admettre que la Saga de Jacob adorant le Dieu-El cananéen (un mot pluriel) qui exige le sacrifice des garçons premiers-nés, est antérieure à celle de Moïse et Abraham adorant YHWH le Dieu unique, qui ace rite en horreur. Ainsi la Torah montre-t-elle les traces de deux récits superposés qu'il faut relire : deux récits de la Création divine (l'un d'Adam, l'autre du cosmos), deux récits du Déluge (l'un durant 40 jours et l'autre 150), deux lignées des fils de Noé (celle de Jacob ignore Abraham), deux récits de la sortie d'Egypte (celui de Jacob ignore les dix plaies d'Egypte et le passage de la Mer Rouge), deux récits enfin de la remise des Tables de la Loi, Moïse ayant brisé celles écrites du doigt du Dieu-El, (Gn 31,18 ; 32,16). Fallait-il donc ramener jusqu'en Canaan, devenu "Terre Promise", le Dieu-El ayant accompagné Jacob en Egypte ? Le Livre des Nombres nous dit que non. Grâce aux 40 ans passés dans le désert, les Fils d'Israël succèdent à la maison de Jacob et les deux Entités Divines fusionnent pour bénir Israël et ses tentes, sous le regard de Balaam le magicien de Madian ! (Nb ch. 22-24).
Depuis deux siècles, la critique littéraire fait état d'épisodes ou de versets répétés dans le récit de Marc, l'évangéliste. Ce phénomène porte même un nom : les doublets de Marc. - les doublets (plus de 80 au total ! ) que l'on pensait limités autour des deux multiplications des pains, concernent en fait tout le texte. - Une disposition sur deux colonnes, livre un double message s'adressant à deux communautés successives : l'une issue du judaïsme, (autour de Jacques à Jérusalem ? ), l'autre, convertie du paganisme. Ces remarques se limiteraient à la linguistique, si les deux communautés avaient célébré selon le même rite eucharistique... Il n'en est rien, comme le montre l'étude des scènes où Jésus multiplie les pains pour nourrir la foule. La communauté juive — celle de l'Evangile araméen de Matthieu le Publicain (autour de 40) — ne connaît que la bénédiction rabbinique sur le pain. Le pain et les poissons conjoints désignant la partie solide du repas. La communauté de Marc (autour de 65) pratique deux actions de grâce, l'une sur le pain, l'autre sur les poissons distribués séparément... Entre les deux, Paul, dans sa 1re Lettre aux Corinthiens (55/56), réunit la bénédiction sur le pain au cours du repas, au faire mémoire grec — le levé de coupe — à la fin du repas, permettant ainsi aux deux communautés fondatrices de l'Eglise de retrouver un rite eucharistique commun.
Les archéologues du XXe siècle nous disent que les grands monuments d'Israël n'appartiennent pas au royaume de Salomon (1000 ans av. J.-C.) mais qu'ils se situent en Samarie. Ils sont l'oeuvre de la "Maison d'Omri ", une dynastie du royaume du nord de deux cents ans plus récente que Salomon. Au temps de l'apogée de Samarie (IXe - VIIIe siècles), Jérusalem au sud n'est encore qu'une bourgade. Cela conduit à admettre que la Saga de Jacob adorant le Dieu-El (un mot pluriel) qui exige le sacrifice des garçons premiers-nés, est antérieure à celle de Moïse et Abraham adorant YHWH le Dieu unique, qui a ce rite en horreur. Ainsi la Torah montre-t-elle les traces d'un double récit déjà connu mais qu'il faut relire : deux récits de Création divine (l'un d'Adam, l'autre du cosmos), deux récits du Déluge (l'un durant 40 jours et l'autre 150), deux lignées des fils de Noé (celle de Jacob ignore Abraham) et deux récits de sortie d'Egypte (celui de Jacob ignore les dix plaies et le passage de la Mer Rouge). La chute de Samarie (720 av. J.-C.) a donné raison au Dieu unique. La Bible n'échappe donc pas à la grande règle de l'Histoire, qui veut que celle-ci soit écrite par les vainqueurs ou les survivants...
Dans deux livres précédents : L'Evangile de Jérusalem, et Les rédacteurs selon saint Jean, l'auteur exhumait les traces de plusieurs auteurs. Qu'en est-il des Actes des Apôtres ? Le texte, soumis au Laboratoire de Linguistique Appliquée (CERAT) de Grenoble, révèle que les Actes des Apôtres sont le fruit de diverses traditions. Luc serait donc un pseudo-épigraphiste actif ayant signé et validé une uvre collective.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.