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La Bible est née en Samarie. Les deux récits de la Torah
Lapierre Francis
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782343226354
Les archéologues du XXe siècle nous disent que les grands monuments d'Israël n'appartiennent pas au royaume de Salomon (1000 ans av. J.-C.) mais qu'ils se situent en Samarie. Ils sont l'oeuvre de la "Maison d'Omri ", une dynastie du royaume du nord de deux cents ans plus récente que Salomon. Au temps de l'apogée de Samarie (IXe - VIIIe siècles), Jérusalem au sud n'est encore qu'une bourgade. Cela conduit à admettre que la Saga de Jacob adorant le Dieu-El (un mot pluriel) qui exige le sacrifice des garçons premiers-nés, est antérieure à celle de Moïse et Abraham adorant YHWH le Dieu unique, qui a ce rite en horreur. Ainsi la Torah montre-t-elle les traces d'un double récit déjà connu mais qu'il faut relire : deux récits de Création divine (l'un d'Adam, l'autre du cosmos), deux récits du Déluge (l'un durant 40 jours et l'autre 150), deux lignées des fils de Noé (celle de Jacob ignore Abraham) et deux récits de sortie d'Egypte (celui de Jacob ignore les dix plaies et le passage de la Mer Rouge). La chute de Samarie (720 av. J.-C.) a donné raison au Dieu unique. La Bible n'échappe donc pas à la grande règle de l'Histoire, qui veut que celle-ci soit écrite par les vainqueurs ou les survivants...
Dans un ouvrage précédent, L'Évangile de Jérusalem, l'auteur avait mis à jour un socle sémitique commun aux trois évangiles canoniques de Matthieu, Marc et Luc. Restait à appliquer la même démarche, basée sur la récurrence de mots-clés inhérente à tout rédacteur, sur le Corpus de Jean. Les résultats, confirmés à l'aide des logiciels du Laboratoire de Linguistique Appliquée (CERAT) de Grenoble, conduisent aux propositions suivantes : L'évangile de Jean est le fruit de cinq couches littéraires. Les 60 versets communs au socle des évangiles synoptiques sont de la même source sémitique (Jean 1). Jean 2 (le récitant) décrit en grec un Jésus Messie, investissant Jérusalem par les réserves d'eau, comme son ancêtre, le Roi David. Jean 3 décrit un Jésus ressuscité, nouveau Temple, transformant l'eau issue de son corps en vin eucharistique pour toutes les nations. Jean 4 est le théologien du Logos, du commencement et du non-jugement par Dieu des hommes, devenus Fils de lumière. Jean 5 (le chapitre 21) est une addition tardive. Il existe une très forte probabilité que Jean 2 et Jean 3 soient un seul et même rédacteur. Ainsi, l'annonce du vin eucharistique proposée aux Grecs serait la clé de voûte et la raison d'un remaniement profond de l'évangile. Le Dernier Repas juif de Pâques est complété par un Repas de Pentecôte pour les nations, à Cana. Les trois Lettres selon Jean, seraient de Jean 4, le théologien. L'Apocalypse est un texte sémitique. Il pourrait provenir de l'entourage de Jacques à Jérusalem et constituer une protestation de sa communauté rappelant que le vin est d'abord colère de YHWH.
Selon l'exégèse classique, les Evangiles canoniques ont été rédigés vers la fin du premier siècle, entre 70 (Marc) et 100 (Jean). Dans un premier livre, L'évangile de Jérusalem, nous avons montré que ces textes résultaient de trois couches rédactionnelles successives séparées par deux événements majeurs : l'un linguistique : le passage de l'araméen au grec ; l'autre théologique : le passage d'une bénédiction sur la nourriture à une double action de grâce sur le pain puis sur le vin. Ces événements étant largement antérieurs à la compilation finale des Evangiles, il était tentant de relire les lettres de Paul, écrites entre 50 et 65, comme témoin de l'évolution linguistique et théologique des Evangiles. 1 Th et 2 Th (50151), centrées sur la parousie du Seigneur, se réfèrent à l'apocalypse araméenne de Marc 13/Matthieu 24. 1 Co (56) ne contient pas un récit primitif de la Cène, mais bien un récit tardif grec, la Nouvelle Alliance pour vous; invitant les néo- convertis à participer de plein droit au Repas du Seigneur. 2 Co (57) confirme les termes d'Ancienne et de Nouvelle Alliance, Paul se définissant comme ministre de la Nouvelle Alliance. Rm (58) pille l'enseignement grec des Evangiles, Marc et Matthieu notamment, l'exhortation aux Eglises étant parallèle aux invitations évangéliques à tout disciple de prendre sa croix. Col et Eph (60), lettres pauliniennes selon l'étude linguistique, se réfèrent à l'Evangile de Jean et pas seulement au prologue : Jésus-Christ, l'icône du Dieu invisible, premier-né de toute création(Col 1,15), vous a placés dans le lot des Saints dans la lumière (Col 1,13). Par lui, vous avez été choisis avant l'origine du monde (Eph 1,4). Marchez donc comme des enfants de lumière (Eph 5,8) car le corps du Christ est l'Eglise (Col 1,24) et à sa tête, le Christ, commencement de tout (Col 1,18). La salutation est de ma propre main, à moi Paul (Col 4,18). Faut-il donc discuter encore longtemps l'authenticité de ces deux lettres et repousser à la fin du siècle la rédaction de Jean ?
Depuis deux siècles, la critique littéraire fait état d'épisodes ou de versets répétés dans le récit de Marc, l'évangéliste. Ce phénomène porte même un nom : les doublets de Marc. - les doublets (plus de 80 au total ! ) que l'on pensait limités autour des deux multiplications des pains, concernent en fait tout le texte. - Une disposition sur deux colonnes, livre un double message s'adressant à deux communautés successives : l'une issue du judaïsme, (autour de Jacques à Jérusalem ? ), l'autre, convertie du paganisme. Ces remarques se limiteraient à la linguistique, si les deux communautés avaient célébré selon le même rite eucharistique... Il n'en est rien, comme le montre l'étude des scènes où Jésus multiplie les pains pour nourrir la foule. La communauté juive — celle de l'Evangile araméen de Matthieu le Publicain (autour de 40) — ne connaît que la bénédiction rabbinique sur le pain. Le pain et les poissons conjoints désignant la partie solide du repas. La communauté de Marc (autour de 65) pratique deux actions de grâce, l'une sur le pain, l'autre sur les poissons distribués séparément... Entre les deux, Paul, dans sa 1re Lettre aux Corinthiens (55/56), réunit la bénédiction sur le pain au cours du repas, au faire mémoire grec — le levé de coupe — à la fin du repas, permettant ainsi aux deux communautés fondatrices de l'Eglise de retrouver un rite eucharistique commun.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.