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Les Rédacteurs selon saint Jean
Lapierre Francis
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782296059214
Dans un ouvrage précédent, L'Évangile de Jérusalem, l'auteur avait mis à jour un socle sémitique commun aux trois évangiles canoniques de Matthieu, Marc et Luc. Restait à appliquer la même démarche, basée sur la récurrence de mots-clés inhérente à tout rédacteur, sur le Corpus de Jean. Les résultats, confirmés à l'aide des logiciels du Laboratoire de Linguistique Appliquée (CERAT) de Grenoble, conduisent aux propositions suivantes : L'évangile de Jean est le fruit de cinq couches littéraires. Les 60 versets communs au socle des évangiles synoptiques sont de la même source sémitique (Jean 1). Jean 2 (le récitant) décrit en grec un Jésus Messie, investissant Jérusalem par les réserves d'eau, comme son ancêtre, le Roi David. Jean 3 décrit un Jésus ressuscité, nouveau Temple, transformant l'eau issue de son corps en vin eucharistique pour toutes les nations. Jean 4 est le théologien du Logos, du commencement et du non-jugement par Dieu des hommes, devenus Fils de lumière. Jean 5 (le chapitre 21) est une addition tardive. Il existe une très forte probabilité que Jean 2 et Jean 3 soient un seul et même rédacteur. Ainsi, l'annonce du vin eucharistique proposée aux Grecs serait la clé de voûte et la raison d'un remaniement profond de l'évangile. Le Dernier Repas juif de Pâques est complété par un Repas de Pentecôte pour les nations, à Cana. Les trois Lettres selon Jean, seraient de Jean 4, le théologien. L'Apocalypse est un texte sémitique. Il pourrait provenir de l'entourage de Jacques à Jérusalem et constituer une protestation de sa communauté rappelant que le vin est d'abord colère de YHWH.
Les archéologues du XXIe siècle nous disent que les grands monuments d'Israël n'appartiennent pas au royaume de Salomon (1000 ans av. J.-C.) mais à Samarie, le royaume du nord. Ils sont Pauvre de la "Maison d'Omri", plus récente de deux cents ans que Salomon. Cela invite à admettre que la Saga de Jacob adorant le Dieu-El cananéen (un mot pluriel) qui exige le sacrifice des garçons premiers-nés, est antérieure à celle de Moïse et Abraham adorant YHWH le Dieu unique, qui ace rite en horreur. Ainsi la Torah montre-t-elle les traces de deux récits superposés qu'il faut relire : deux récits de la Création divine (l'un d'Adam, l'autre du cosmos), deux récits du Déluge (l'un durant 40 jours et l'autre 150), deux lignées des fils de Noé (celle de Jacob ignore Abraham), deux récits de la sortie d'Egypte (celui de Jacob ignore les dix plaies d'Egypte et le passage de la Mer Rouge), deux récits enfin de la remise des Tables de la Loi, Moïse ayant brisé celles écrites du doigt du Dieu-El, (Gn 31,18 ; 32,16). Fallait-il donc ramener jusqu'en Canaan, devenu "Terre Promise", le Dieu-El ayant accompagné Jacob en Egypte ? Le Livre des Nombres nous dit que non. Grâce aux 40 ans passés dans le désert, les Fils d'Israël succèdent à la maison de Jacob et les deux Entités Divines fusionnent pour bénir Israël et ses tentes, sous le regard de Balaam le magicien de Madian ! (Nb ch. 22-24).
Francis Lapierre rend hommage à Pierre Watremez en proposant une relecture des prières disséminées dans l’Ancien Testament. Trois grandes périodes apparaissent : les prières de la conquêtre de la terre promise, les prières de l’exil et enfin, les prières de Sagesse de l’époque perse puis grecque. On découvre que le texte le plus achevé est celui du dernier Esaïe (chapitre 56-66). Comment méditer et prier avec ces textes que Jésus connaissait par coeur ?
Selon l'exégèse classique, les Evangiles canoniques ont été rédigés vers la fin du premier siècle, entre 70 (Marc) et 100 (Jean). Dans un premier livre, L'évangile de Jérusalem, nous avons montré que ces textes résultaient de trois couches rédactionnelles successives séparées par deux événements majeurs : l'un linguistique : le passage de l'araméen au grec ; l'autre théologique : le passage d'une bénédiction sur la nourriture à une double action de grâce sur le pain puis sur le vin. Ces événements étant largement antérieurs à la compilation finale des Evangiles, il était tentant de relire les lettres de Paul, écrites entre 50 et 65, comme témoin de l'évolution linguistique et théologique des Evangiles. 1 Th et 2 Th (50151), centrées sur la parousie du Seigneur, se réfèrent à l'apocalypse araméenne de Marc 13/Matthieu 24. 1 Co (56) ne contient pas un récit primitif de la Cène, mais bien un récit tardif grec, la Nouvelle Alliance pour vous; invitant les néo- convertis à participer de plein droit au Repas du Seigneur. 2 Co (57) confirme les termes d'Ancienne et de Nouvelle Alliance, Paul se définissant comme ministre de la Nouvelle Alliance. Rm (58) pille l'enseignement grec des Evangiles, Marc et Matthieu notamment, l'exhortation aux Eglises étant parallèle aux invitations évangéliques à tout disciple de prendre sa croix. Col et Eph (60), lettres pauliniennes selon l'étude linguistique, se réfèrent à l'Evangile de Jean et pas seulement au prologue : Jésus-Christ, l'icône du Dieu invisible, premier-né de toute création(Col 1,15), vous a placés dans le lot des Saints dans la lumière (Col 1,13). Par lui, vous avez été choisis avant l'origine du monde (Eph 1,4). Marchez donc comme des enfants de lumière (Eph 5,8) car le corps du Christ est l'Eglise (Col 1,24) et à sa tête, le Christ, commencement de tout (Col 1,18). La salutation est de ma propre main, à moi Paul (Col 4,18). Faut-il donc discuter encore longtemps l'authenticité de ces deux lettres et repousser à la fin du siècle la rédaction de Jean ?
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.