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L'évangile oublié
Lapierre Francis ; Wells Peter
L'HARMATTAN
13,50 €
Épuisé
EAN :9782343040219
Ce texte s'inscrit dans la démarche initiée par un premier livre : L'évangile de Jérusalem, consacré à la redécouverte du premier évangile araméen dont on pressentait l'existence et que l'on situait autour de l'année 45. L'existence avérée de ce premier évangile écrit bouscule les idées reçues : les évangiles résultent donc de couches rédactionnelles successives, dont les deux plus anciennes sont communes à Marc, Matthieu et Luc. Dès lors, il faut trois auteurs pour rédiger Marc, quatre pour Matthieu et Luc, et autant pour Jean, commencé dans les mêmes dates mais terminé plus tard. Une question se pose alors : que connaissait donc Paul des évangiles, lui l'apôtre des nations, pendant qu'il rédigeait ses Lettres entre 50 et 65 ? L'approche par la Linguistique Appliquée du texte des Actes des Apôtres révèle, en outre, que les épisodes relatant la prédication de Pierre et Jean à Jérusalem puis en Samarie, doivent tout à l'évangile araméen et rien à celui de Luc. L'Apocalypse enfin, un texte sémitique, n'a rien à voir avec la rédaction en grec de l'évangile de Jean. Le vin est y présenté comme fureur de YHWH. Il faudra attendre l'épisode de Cana chez Jean, pour que la vraie nourriture et la vraie boisson se retrouvent ensemble sur la Table des Noces.
Dans deux ouvrages précédents : L'Evangile de Jérusalem, et Les Rédacteurs selon saint Jean, l'auteur a mis en évidence des phases rédactionnelles successives dans l'élaboration des évangiles canoniques. Restait à appliquer la même démarche, au Corpus des Actes des Apôtres. Les résultats, confirmés à l'aide des logiciels du Laboratoire de linguistique appliquée (CERAT) de Grenoble, conduisent aux propositions suivantes : Les Actes des Apôtres sont le fruit d'une compilation de diverses traditions. Les quatre premiers chapitres décrivant la prédication de Pierre à Jérusalem se réfèrent au vocabulaire de la couche sémitique des Evangiles, suggérant une rédaction primitive autour de Jacques. Les chapitres 5 à 14 résultent de l'alternance d'un récit de l'expansion de l'Eglise de Jérusalem en Judée et Samarie, combiné avec un récit de la conversion et du début de la mission de Paul. A partir du chapitre 15 (le concile de Jérusalem), la mission de Paul est décrite librement par le rédacteur, qui recherche une symétrie parfaite entre les oeuvres et la passion de Pierre et celles de Paul. La section en nous, célèbre par ses épisodes maritimes, est un corps étranger au récit. Supposée largement postérieure au récit de l'institution de l'eucharistie de Paul, elle ne connaît pourtant que le rite palestinien de l'action de grâce sur la seule nourriture. Enfin, les corrections proposées par la version occidentale des Actes, par rapport à la version alexandrine supposée originale, conduisent bien à une meilleure cohérence du texte final, ce qui plaide pour que les corrections soient bien l'oeuvre du dernier rédacteur. Luc serait donc un pseudo-épigraphiste actif ayant pris la responsabilité de signer et cautionner un document largement collectif.
Ce texte s'inscrit dans la démarche initiée par un premier livre, L'évangile de Jérusalem, consacré à la redécouverte du premier évangile araméen dont beaucoup pressentaient l'existence et qu'ils situaient autour de l'année 40. L'existence avérée de ce premier évangile écrit bouscule les idées reçues : les évangiles résultent ainsi de couches rédactionnelles successives, dont les deux plus anciennes sont communes aux trois évangiles synoptiques. Dès lors, il faut trois auteurs pour rédiger Marc, quatre pour Matthieu et Luc, cinq enfin pour Jean, commencé avec les autres mais terminé plus tard. Une question se pose alors : que connaissait donc Paul, l'apôtre des nations, des évangiles pendant qu'il rédigeait ses Lettres entre 50 et 65 ? L'approche par la linguistique appliquée au texte des Actes des Apôtres révèle d'autre part que les épisodes relatant la prédication de Pierre et Jean à Jérusalem puis en Galilée doivent tout à l'évangile araméen et rien à celui de Luc. L'Apocalypse, enfin, un texte sémitique, n'a rien à voir avec la rédaction en grec de l'évangile de Jean. Le vin est y présenté comme fureur de YHWH. Il faudra attendre l'épisode de Cana chez Jean, pour que la vraie nourriture et la vraie boisson se retrouvent sur la Table des Noces.
Francis Lapierre rend hommage à Pierre Watremez en proposant une relecture des prières disséminées dans l’Ancien Testament. Trois grandes périodes apparaissent : les prières de la conquêtre de la terre promise, les prières de l’exil et enfin, les prières de Sagesse de l’époque perse puis grecque. On découvre que le texte le plus achevé est celui du dernier Esaïe (chapitre 56-66). Comment méditer et prier avec ces textes que Jésus connaissait par coeur ?
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.