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Thérèse de Lisieux et Marie-Madeleine. La rivalité amoureuse
Langlois Claude
MILLON
20,30 €
Épuisé
EAN :9782841372423
Madeleine et Thérèse. Le voyage au coeur de l'aventure thérésienne conduit à de surprenantes rencontres. À l'été 1895, alors que la révélation de l'Amour miséricordieux bouleverse le travail autobiographique de Thérèse, Marie-madeleine s'impose à elle comme une rivale surgie de nulle part. Madeleine n'est-elle pas, de Jésus, la mieux aimée parce que la plus pardonnée? Révélation insupportable qui conduit Thérèse, dans l'urgence absolue, à réécrire la parabole de l'Enfant prodigue, à se substituer à Marie-madeleine au pied de la Croix, à usurper son titre d'apôtre des apôtres. Dans la tourmente, Thérèse relit le passé de sa conversion à travers le présent de son illumination; mais, tout à la fois, elle s'interroge sur le salut par grâce et voit son écriture se libérer définitivement. Cette manière de combat avec l'Ange a, finalement, appris à la moniale, mûrie et apaisée, qu'autrui aussi existe sous le regard de Dieu. Biographie de l'auteur Claude Langlois, qui, dans le même temps, publie une nouvelle étude sur L'Autobiographie de Thérèse de Lisieux (Cerf, 2009), fait aboutir ici cette singulière enquête sur un été amoureux qui situe l'histoire de Madeleine dans la longue durée pour comprendre au plus près l'oeuvre majeure de la jeune carmélite.
Résumé : Le crime d'Onan désigne, en référence à un épisode connu de la Genèse, la façon " naturelle " de limiter les naissances. Vieille manière, mais réalité démographique nouvelle, puisque, à partir de la fin du XVIIIe siècle, la France entre la première en Europe dans l'ère de la maîtrise de la fécondité. De ce fait, c'est dans le laboratoire français que s'élabore entre 1820 et 1850 le discours catholique sur la limitation des naissances ; c'est à l'évêque du Mans, Mgr Bouvier, que l'on doit les propositions neuves qui fixeront les termes des débats ultérieurs. Dès 1842 celui-ci s'interroge sur le bien-fondé de dépénaliser le " crime d'Onan ", conscient que les couples catholiques se comportent en agents moraux, désireux de fixer par eux-mêmes la taille de leur famille tout en gardant l'usage de leur sexualité. Le rejet de cette solution radicale constitue le point de départ de solutions successives aboutissant, après diverses péripéties, aux prises de position de Pie XI (Casti connubii, 1930) et de Paul VI (Humanae vitae, 1968). Le but de cet ouvrage est de montrer comment opère la raison théologique en acte, en tentant un continuel et difficile ajustement entre traditions et innovations, entre déculpabilisation des conjoints et rigorisme accentué, entre autonomie émergente du sujet et contraintes renouvelées de la loi naturelle.
Après la fin de l'histoire, il y a encore de l'histoire. Après la publication des Manuscrits autobiographiques dans leur intégralité en 1956, après l'édition des ?uvres complètes en 1992, on pouvait penser connaître définitivement les écrits majeurs de Thérèse de Lisieux. Or, il n'en est rien. En effet, il y a quelques années, Claude Langlois a ouvert un chantier totalement nouveau, mettant au jour une véritable archéologie des textes de la carmélite. Il fait une histoire qui jusqu'alors était proprement impensable, celle d'une écriture, parce qu'il a pris au sérieux chacune des oeuvres du grand écrivain qu'est Thérèse de Lisieux. Voici maintenant, après Le Poème de septembre (2002) et les Lettres à ma Mère bien-aimée (2007), l'étude la plus attendue, fruit de dix années de recherches, L'Autobiographie de Thérèse de Lisieux. La nouvelle édition critique qu'il donne de ce texte, mille fois édité, traduit en une centaine de langues, oblige maintenant à lire Thérèse autrement. Non seulement Claude Langlois restitue l'écriture au jour le jour, non seulement il rend leur chair aux mots de Thérèse et leur musique à ses phrases, non seulement il prend au sérieux le travail autobiographique, souvent douloureux sur soi-même, mais plus encore il raconte une histoire proprement inconnue: comment la révélation de la Miséricorde (le 9 juin 1895) et ce qui en est résulté, sa compétition avec Marie-Madeleine pour être la plus aimée, a été plantée au coeur du récit autobiographique, comment elle a eu pour effet d'en bouleverser la structure, d'en modifier l'écriture, d'en transformer aussi le contenu. Biographie de l'auteur Claude Langlois, historien universitaire, inaugure en 1993 la première chaire d'histoire et de sociologie du catholicisme contemporain à l'Ecole pratique des hautes études. Il préside la section des Sciences religieuses et fonde, avec Régis Debray, l'Institut européen en sciences des religions. Après Le Catholicisme au féminin (Ed. du Cerf, 1984), prochainement réédité, il s'oriente vers l'histoire de la production textuelle catholique, plus particulièrement vers la théologie morale et la spiritualité. Il publie deux ouvrages remarqués, Les Dernières Paroles de Thérèse de Lisieux et Le Désir de sacerdoce chez Thérèse de Lisieux (Salvator, 2000 et 2002) et une étude décisive sur les débuts de la limitation des naissances, Le Crime d'Onan (Belles Lettres, 2005). Il participe aussi très activement à la publication du premier volume des écrits professionnels de Madeleine Delbrêl, Profession assistante sociale (Nouvelle cité, 2007).
Résumé : Histoire d'une âme (1898), composé à partir des trois principaux écrits largement remaniés de Thérèse de Lisieux, fut, pendant un demi-siècle, le best-seller de la littérature spirituelle contemporaine. À partir de 1956, on put disposer dans leur intégralité des trois textes rédigés respectivement en 1895, 1896, 1897 et identifiés comme les manuscrits A, B et C, regroupés sous l'appellation Manuscrits autobiographiques. Passée l'indispensable approche érudite, il reste à s'interroger sur l'originalité de chaque document. Claude Langlois, dans Le Poème de septembre, s'attache au Manuscrit B (deux autres ouvrages sur A et C suivront) et montre qu'il s'agit en fait d'un poème magnifiquement rythmé, d'une composition subtile et raffinée, que Thérèse a écrit d'elle-même pour tenter de dire l'infini des désirs qui la traversent. Partant de la matérialité de l'écriture de Thérèse, cette passionnante enquête débouche sur la révélation d'un écrivain d'une modernité étonnante.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
Colomb Christophe ; Estorach Soledad ; Lequenne Mi
En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.4e de couverture : En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.