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Le poème de septembre. Lecture du manuscrit B de Thérèse de Lisieux
Langlois Claude
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204068949
Histoire d'une âme (1898), composé à partir des trois principaux écrits largement remaniés de Thérèse de Lisieux, fut, pendant un demi-siècle, le best-seller de la littérature spirituelle contemporaine. À partir de 1956, on put disposer dans leur intégralité des trois textes rédigés respectivement en 1895, 1896, 1897 et identifiés comme les manuscrits A, B et C, regroupés sous l'appellation Manuscrits autobiographiques. Passée l'indispensable approche érudite, il reste à s'interroger sur l'originalité de chaque document. Claude Langlois, dans Le Poème de septembre, s'attache au Manuscrit B (deux autres ouvrages sur A et C suivront) et montre qu'il s'agit en fait d'un poème magnifiquement rythmé, d'une composition subtile et raffinée, que Thérèse a écrit d'elle-même pour tenter de dire l'infini des désirs qui la traversent. Partant de la matérialité de l'écriture de Thérèse, cette passionnante enquête débouche sur la révélation d'un écrivain d'une modernité étonnante.
Résumé : Quelle personne saine d'esprit envisagerait aujourd'hui de s'offrir "comme victime d'holocauste à l'Amour miséricordieux" ? Ces mots, trop chargés d'histoires tragiques, restent encore énigmatiques. C'est dire combien Thérèse de l'Enfant-Jésus peut paraître éloignée de nous. Et pourtant, sans ce point de départ de juin 1895 dont il faut à tout prix restituer la portée, toute son évolution spirituelle, d'une soudaine révélation à une ardente prédication, serait incompréhensible, comme le serait aussi sa découverte d'un Dieu dont la justice se fait miséricordieuse, dont la paternité devient maternelle. Claude Langlois, le grand historien des textes de la carmélite, propose ici l'aboutissement de ses longues recherches en restituant une Thérèse inconnue, livrée au flamboiement de son écriture et s'abandonnant, malgré son enténèbrement durable, à sa fonction de messagère d'une doctrine qu'elle confie, au printemps 1897, en plusieurs versions parallèles, à ses soeurs carmélites et plus encore à ses frères missionnaires. Une étude majeure de cette année de la Miséricorde.
Résumé : Le crime d'Onan désigne, en référence à un épisode connu de la Genèse, la façon " naturelle " de limiter les naissances. Vieille manière, mais réalité démographique nouvelle, puisque, à partir de la fin du XVIIIe siècle, la France entre la première en Europe dans l'ère de la maîtrise de la fécondité. De ce fait, c'est dans le laboratoire français que s'élabore entre 1820 et 1850 le discours catholique sur la limitation des naissances ; c'est à l'évêque du Mans, Mgr Bouvier, que l'on doit les propositions neuves qui fixeront les termes des débats ultérieurs. Dès 1842 celui-ci s'interroge sur le bien-fondé de dépénaliser le " crime d'Onan ", conscient que les couples catholiques se comportent en agents moraux, désireux de fixer par eux-mêmes la taille de leur famille tout en gardant l'usage de leur sexualité. Le rejet de cette solution radicale constitue le point de départ de solutions successives aboutissant, après diverses péripéties, aux prises de position de Pie XI (Casti connubii, 1930) et de Paul VI (Humanae vitae, 1968). Le but de cet ouvrage est de montrer comment opère la raison théologique en acte, en tentant un continuel et difficile ajustement entre traditions et innovations, entre déculpabilisation des conjoints et rigorisme accentué, entre autonomie émergente du sujet et contraintes renouvelées de la loi naturelle.
Madeleine et Thérèse. Le voyage au coeur de l'aventure thérésienne conduit à de surprenantes rencontres. À l'été 1895, alors que la révélation de l'Amour miséricordieux bouleverse le travail autobiographique de Thérèse, Marie-madeleine s'impose à elle comme une rivale surgie de nulle part. Madeleine n'est-elle pas, de Jésus, la mieux aimée parce que la plus pardonnée? Révélation insupportable qui conduit Thérèse, dans l'urgence absolue, à réécrire la parabole de l'Enfant prodigue, à se substituer à Marie-madeleine au pied de la Croix, à usurper son titre d'apôtre des apôtres. Dans la tourmente, Thérèse relit le passé de sa conversion à travers le présent de son illumination; mais, tout à la fois, elle s'interroge sur le salut par grâce et voit son écriture se libérer définitivement. Cette manière de combat avec l'Ange a, finalement, appris à la moniale, mûrie et apaisée, qu'autrui aussi existe sous le regard de Dieu. Biographie de l'auteur Claude Langlois, qui, dans le même temps, publie une nouvelle étude sur L'Autobiographie de Thérèse de Lisieux (Cerf, 2009), fait aboutir ici cette singulière enquête sur un été amoureux qui situe l'histoire de Madeleine dans la longue durée pour comprendre au plus près l'oeuvre majeure de la jeune carmélite.
Résumé : Les actes pédophiles des prêtres suscitent le scandale, voire la fureur, non seulement à 4 cause de leur grand nombre et de leur gravité, mais aussi du fait de leur dissimulation par l'Eglise. Chaque révélation soulève encore et encore la question : les gens d'Eglise savaient-ils ? Et que savait-on au juste ? Pour répondre à ces questions, Claude Langlois revient sur l'histoire longue : comment, depuis la Révolution française, l'Eglise a-t-elle géré la sexualité des clercs, célibataires par obligation sinon par vocation, et plus précisément : comment, en interaction permanente avec l'évolution de la société civile, a-t-elle traité les "fautes" sexuelles des prêtres ? Qu'a-t-elle fait de ceux qui commettaient des délits (viols, actes pédophiles et autres) ? L'enquête historique éclaire la question aujourd'hui essentielle : pourquoi a-t-on si longtemps et avant tout protégé les prêtres, au lieu de reconnaître la douleur des victimes ?