Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Thérèse de Lisieux et la miséricorde. Entre révélation et prédication
Langlois Claude
CERF
27,00 €
Épuisé
EAN :9782204116688
Quelle personne saine d'esprit envisagerait aujourd'hui de s'offrir "comme victime d'holocauste à l'Amour miséricordieux" ? Ces mots, trop chargés d'histoires tragiques, restent encore énigmatiques. C'est dire combien Thérèse de l'Enfant-Jésus peut paraître éloignée de nous. Et pourtant, sans ce point de départ de juin 1895 dont il faut à tout prix restituer la portée, toute son évolution spirituelle, d'une soudaine révélation à une ardente prédication, serait incompréhensible, comme le serait aussi sa découverte d'un Dieu dont la justice se fait miséricordieuse, dont la paternité devient maternelle. Claude Langlois, le grand historien des textes de la carmélite, propose ici l'aboutissement de ses longues recherches en restituant une Thérèse inconnue, livrée au flamboiement de son écriture et s'abandonnant, malgré son enténèbrement durable, à sa fonction de messagère d'une doctrine qu'elle confie, au printemps 1897, en plusieurs versions parallèles, à ses soeurs carmélites et plus encore à ses frères missionnaires. Une étude majeure de cette année de la Miséricorde.
Madeleine et Thérèse. Le voyage au coeur de l'aventure thérésienne conduit à de surprenantes rencontres. À l'été 1895, alors que la révélation de l'Amour miséricordieux bouleverse le travail autobiographique de Thérèse, Marie-madeleine s'impose à elle comme une rivale surgie de nulle part. Madeleine n'est-elle pas, de Jésus, la mieux aimée parce que la plus pardonnée? Révélation insupportable qui conduit Thérèse, dans l'urgence absolue, à réécrire la parabole de l'Enfant prodigue, à se substituer à Marie-madeleine au pied de la Croix, à usurper son titre d'apôtre des apôtres. Dans la tourmente, Thérèse relit le passé de sa conversion à travers le présent de son illumination; mais, tout à la fois, elle s'interroge sur le salut par grâce et voit son écriture se libérer définitivement. Cette manière de combat avec l'Ange a, finalement, appris à la moniale, mûrie et apaisée, qu'autrui aussi existe sous le regard de Dieu. Biographie de l'auteur Claude Langlois, qui, dans le même temps, publie une nouvelle étude sur L'Autobiographie de Thérèse de Lisieux (Cerf, 2009), fait aboutir ici cette singulière enquête sur un été amoureux qui situe l'histoire de Madeleine dans la longue durée pour comprendre au plus près l'oeuvre majeure de la jeune carmélite.
Résumé : Michel de Certeau (1925-1986) est surtout connu pour avoir contribué à profondément renouveler l'historiographie (Ecrire l'histoire, 1975) et entièrement revu le passage du Moyen Age à l'époque moderne à travers le mysticisme (La Fable mystique, 1982 et 2013). Mais c'était aussi un penseur proche de Foucault, Barthes et Lacan, notamment, qui fut très attentif à son époque ? en particulier aux événements demi 1968, qui constituèrent à ses yeux une "prise de parole" absolument inédite. Mais qui était Michel de Certeau "avant" le Certeau historien voyageant entre science et fiction ? Quels sont, dans les années 1950, les apprentissages de ce jeune jésuite ? Comment est-il entré en écriture ? Aucune enquête aussi minutieuse n'avait été menée jusqu'à présent. Et l'édition de précieux textes inédits complète ces essai passionnant sur l'un des plus grands penseurs en sciences humaines et sociales du XXe siècle.
Résumé : Le crime d'Onan désigne, en référence à un épisode connu de la Genèse, la façon " naturelle " de limiter les naissances. Vieille manière, mais réalité démographique nouvelle, puisque, à partir de la fin du XVIIIe siècle, la France entre la première en Europe dans l'ère de la maîtrise de la fécondité. De ce fait, c'est dans le laboratoire français que s'élabore entre 1820 et 1850 le discours catholique sur la limitation des naissances ; c'est à l'évêque du Mans, Mgr Bouvier, que l'on doit les propositions neuves qui fixeront les termes des débats ultérieurs. Dès 1842 celui-ci s'interroge sur le bien-fondé de dépénaliser le " crime d'Onan ", conscient que les couples catholiques se comportent en agents moraux, désireux de fixer par eux-mêmes la taille de leur famille tout en gardant l'usage de leur sexualité. Le rejet de cette solution radicale constitue le point de départ de solutions successives aboutissant, après diverses péripéties, aux prises de position de Pie XI (Casti connubii, 1930) et de Paul VI (Humanae vitae, 1968). Le but de cet ouvrage est de montrer comment opère la raison théologique en acte, en tentant un continuel et difficile ajustement entre traditions et innovations, entre déculpabilisation des conjoints et rigorisme accentué, entre autonomie émergente du sujet et contraintes renouvelées de la loi naturelle.
Résumé : Les femmes, au xxe siècle, ont sauvé l'honneur de l'Eglise. Parmi elles, la mystique et poétesse française Madeleine Delbrêl (+1964) se sera distinguée en épousant radicalement la cause des pauvres. A la veille de sa béatification, voici le livre essentiel qui pose sa destinée en exemple. Afin d'évoquer Madeleine Delbrêl (1904-1964), la dame d'Ivry-la-rouge, icône du catholicisme, cette biographie opte pour une approche questionnante suscitée par une vie multiple, grâce à une documentation souvent inédite. Pourquoi la jeune convertie (à moins de vingt ans) se donne-t-elle en exemple, plus de trente ans après, en 1957, pour clore son livre référence, Ville marxiste terre de mission ? Comment cherche-t-elle jusqu'à sa mort à transmettre son expérience de convertie, tentée par le marxisme ? Pourquoi, encore, une nouvelle génération, toute dévouée à sa cause, a-elle voulu promouvoir sa béatification et la publication de ses Ouvres complètes ? A ces questions l'historien répond en quêtant ses identités multiples : poétesse, mystique, responsable d'une petite communauté. Celle qui, par boutade, se disait la Femme du Seigneur, s'est interrogée sa vie durant sur le rapport, toujours difficile dans son Eglise, entre " la femme, le prêtre et Dieu ". Elle qui dirigeait les consciences avec discernement, qui implanta en 1961 une équipe à Abidjan au service d'une jeune Eglise, peut aussi éclairer le présent du catholicisme.
Résumé : Saint Thomas, sainte Catherine, saint Vincent, sainte Léa... Nous portons leurs prénoms mais les connaissons-nous vraiment ? Qui sont-ils ? D'où viennent-ils ? Quelle a été leur vie, quelles sont leurs valeurs et comment se sont-ils distingués pour acquérir ce statut si précieux et si convoité ? Quel saint invoquer pour trouver l'âme soeur, un travail ou un toit ? Qui est le saint-patron des cuisiniers ou des musiciens ? Que signifie l'expression "Ne plus savoir à quel saint se vouer" ou "Ne pas sortir de Saint-Cyr" ? Pas un jour ne passe sans que chacun d'entre nous ne tombe sur l'un ou l'une d'entre eux (elles) au détour d'une rue, dans une station de métro, à l'entrée d'un village, ou lors d'une conversation... Impossible de leur échapper ! Ancrés dans notre culture populaire, les saint(e)s sont partout et nous accompagnent au quotidien. Jour après jour, du 1er janvier au 31 décembre, cet inventaire insolite vous propose de partir à leur rencontre, de vous raconter leur histoire, leur origine, les croyances et les superstitions qui leur sont attachées. Il explique également nombre d'expressions tirées à tort ou à raison de l'univers si particulier de ces symboles et messagers venus d'un autre temps. Alors, n'hésitez plus, entrez dans le sacro-saint des saint(e)s et percez-en les mystères !
Lepori Mauro-Giuseppe ; Scola Angelo ; Ferracci Ma
Le prince des apôtres raconté par l'abbé général des cisterciens : un portrait intime, psychologique, humain de celui qui avait rêvé de ne jamais douter, mentir, trahir. Une histoire d'amour avec Dieu, vécue de l'intérieur. Comment la même personne a-t-elle pu tout quitter pour suivre un homme qu'elle ne connaissait pas, puis le renier après avoir reconnu en lui le messie ? Comment comprendre l'énigmatique " Quo vadis " et le martyr de l'Apôtre Pierre ? Ce parcours n'exprime-t-il pas le paradoxal désir infini d'amour qui réside en chaque homme ? Car le propos de Mauro Giuseppe Lepori est bien de montrer que la vie de Pierre est à l'image de la nôtre. A partir de 14 passages du Nouveau Testament, donc beaucoup sont des paroles de Pierre directement adressées à Jésus, nous entrons dans une proximité inédite avec le prince des Apôtres. Ses limites et ses qualités, ses péchés et sa sainteté, sa psychologie et son caractère sont révélés par les évangiles avec une précision étonnante. Bien plus qu'une énième biographie, l'étude de Mauro Giuseppe Lepori se lit comme une méditation sur l'existence.
Résumé : "Il y avait, proche de nos vignes, un poirier, chargé de fruits qui n'étaient alléchants ni par leur apparence, ni par leur saveur. Entre jeunes vauriens, nous allâmes secouer et dépouiller cet arbre, par une nuit profonde - après avoir, selon une malsaine habitude, prolongé nos jeux sur les places -, et nous en retirâmes d'énormes charges de fruits. Ce n'était pas pour nous en régaler, mais plutôt pour les jeter aux porcs : même si nous y avons goûté, l'important pour nous, c'était le plaisir que nous procurait un acte interdit". Une captivante invitation au recueillement et à la méditation.
Ces deux maîtres spirituels, Thérèse (1515-1582) et Jean (1542-1591), sont aussi deux écrivains de premier plan. Ils furent deux individus engagés dans leur siècle, liés dans la contemplation comme dans l'action, et résolus, pour réformer le Carmel, à affronter le monde auquel ils appartenaient. C'est Thérèse qui initie la Réforme. Elle rédige le Livre de la vie pour y exposer son existence, ses péchés, pour y consigner aussi les «faveurs» que le Seigneur lui a accordées, autrement dit ses expériences mystiques, dont la célèbre «transverbération» : il importe de démontrer aux adversaires de la Réforme et aux tribunaux de l'Inquisition qu'il ne s'agit là ni des simulations d'une illuminée ni de manifestations du démon. Son Livre des fondations décrit non sans humour les difficultés qui émaillent l'installation des couvents de carmélites déchaussées, tandis que Le Château intérieur expose dans une prose empreinte de poésie sa conception du cheminement de l'âme jusqu'à l'union avec Dieu. Quant à Jean de la Croix, dont Thérèse perçut très vite le rayonnement spirituel et dont elle fit son confesseur, c'est pendant son incarcération dans un cachot, alors qu'il est soumis à la solitude la plus absolue et à un traitement inhumain par les opposants à la réforme du Carmel, qu'il compose l'essentiel du Cantique spirituel. Splendide poème du désir et de l'extase, dans lequel expérience poétique et expérience mystique ne sauraient être dissociées, c'est, comme Nuit obscure et Flamme d'amour vive, l'un des textes les plus intenses de la poésie universelle.