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La femme du Seigneur, Madeleine Delbrêl en ses oeuvres
Langlois Claude
CERF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782204148047
Les femmes, au xxe siècle, ont sauvé l'honneur de l'Eglise. Parmi elles, la mystique et poétesse française Madeleine Delbrêl (+1964) se sera distinguée en épousant radicalement la cause des pauvres. A la veille de sa béatification, voici le livre essentiel qui pose sa destinée en exemple. Afin d'évoquer Madeleine Delbrêl (1904-1964), la dame d'Ivry-la-rouge, icône du catholicisme, cette biographie opte pour une approche questionnante suscitée par une vie multiple, grâce à une documentation souvent inédite. Pourquoi la jeune convertie (à moins de vingt ans) se donne-t-elle en exemple, plus de trente ans après, en 1957, pour clore son livre référence, Ville marxiste terre de mission ? Comment cherche-t-elle jusqu'à sa mort à transmettre son expérience de convertie, tentée par le marxisme ? Pourquoi, encore, une nouvelle génération, toute dévouée à sa cause, a-elle voulu promouvoir sa béatification et la publication de ses Ouvres complètes ? A ces questions l'historien répond en quêtant ses identités multiples : poétesse, mystique, responsable d'une petite communauté. Celle qui, par boutade, se disait la Femme du Seigneur, s'est interrogée sa vie durant sur le rapport, toujours difficile dans son Eglise, entre " la femme, le prêtre et Dieu ". Elle qui dirigeait les consciences avec discernement, qui implanta en 1961 une équipe à Abidjan au service d'une jeune Eglise, peut aussi éclairer le présent du catholicisme.
Noël 1886, au retour de la messe de minuit. Thérèse de Lisieux - bientôt 14 ans - découvre ses souliers garnis de jouets. Son père se plaint des pratiques d'une enfance révolue. Elle l'entend et ne verse pas de larmes. Ce fut, écrira-t-elle, neuf ans plus tard, "la grâce de ma complète conversion". Un si grand mot pour une si petite chose ! Claude Langlois mène, pour comprendre ce grand écart, une investigation minutieuse et allègre dans les textes thérésiens, devoirs de l'écolière, correspondance de l'adolescente, autobiographie de la jeune carmélite. Il découvre comment Thérèse prend acte de la grâce de Noël à travers la volonté que lui dicte jésus, d'accomplir sa vocation en entrant au carmel, pour le jour de Noël 1887. Mais c'est dans la lumière de la Miséricorde, à l'été 1895, que la moniale installe au centre de son autobiographie, cette conversion, riche des transformations de ses quinze ans, qui affectait son esprit, son coeur et son corps. Ces lectures successives d'une mémoire sans cesse sollicitée obligent à suivre les chemins sinueux du récit de Thérèse pour en faire la matrice d'une histoire complexe et d'une approche renouvelée, pour une vie donnée immédiatement en exemple. Par Thérèse elle-même !
Résumé : Histoire d'une âme (1898), composé à partir des trois principaux écrits largement remaniés de Thérèse de Lisieux, fut, pendant un demi-siècle, le best-seller de la littérature spirituelle contemporaine. À partir de 1956, on put disposer dans leur intégralité des trois textes rédigés respectivement en 1895, 1896, 1897 et identifiés comme les manuscrits A, B et C, regroupés sous l'appellation Manuscrits autobiographiques. Passée l'indispensable approche érudite, il reste à s'interroger sur l'originalité de chaque document. Claude Langlois, dans Le Poème de septembre, s'attache au Manuscrit B (deux autres ouvrages sur A et C suivront) et montre qu'il s'agit en fait d'un poème magnifiquement rythmé, d'une composition subtile et raffinée, que Thérèse a écrit d'elle-même pour tenter de dire l'infini des désirs qui la traversent. Partant de la matérialité de l'écriture de Thérèse, cette passionnante enquête débouche sur la révélation d'un écrivain d'une modernité étonnante.
Madeleine et Thérèse. Le voyage au coeur de l'aventure thérésienne conduit à de surprenantes rencontres. À l'été 1895, alors que la révélation de l'Amour miséricordieux bouleverse le travail autobiographique de Thérèse, Marie-madeleine s'impose à elle comme une rivale surgie de nulle part. Madeleine n'est-elle pas, de Jésus, la mieux aimée parce que la plus pardonnée? Révélation insupportable qui conduit Thérèse, dans l'urgence absolue, à réécrire la parabole de l'Enfant prodigue, à se substituer à Marie-madeleine au pied de la Croix, à usurper son titre d'apôtre des apôtres. Dans la tourmente, Thérèse relit le passé de sa conversion à travers le présent de son illumination; mais, tout à la fois, elle s'interroge sur le salut par grâce et voit son écriture se libérer définitivement. Cette manière de combat avec l'Ange a, finalement, appris à la moniale, mûrie et apaisée, qu'autrui aussi existe sous le regard de Dieu. Biographie de l'auteur Claude Langlois, qui, dans le même temps, publie une nouvelle étude sur L'Autobiographie de Thérèse de Lisieux (Cerf, 2009), fait aboutir ici cette singulière enquête sur un été amoureux qui situe l'histoire de Madeleine dans la longue durée pour comprendre au plus près l'oeuvre majeure de la jeune carmélite.
Résumé : Le crime d'Onan désigne, en référence à un épisode connu de la Genèse, la façon " naturelle " de limiter les naissances. Vieille manière, mais réalité démographique nouvelle, puisque, à partir de la fin du XVIIIe siècle, la France entre la première en Europe dans l'ère de la maîtrise de la fécondité. De ce fait, c'est dans le laboratoire français que s'élabore entre 1820 et 1850 le discours catholique sur la limitation des naissances ; c'est à l'évêque du Mans, Mgr Bouvier, que l'on doit les propositions neuves qui fixeront les termes des débats ultérieurs. Dès 1842 celui-ci s'interroge sur le bien-fondé de dépénaliser le " crime d'Onan ", conscient que les couples catholiques se comportent en agents moraux, désireux de fixer par eux-mêmes la taille de leur famille tout en gardant l'usage de leur sexualité. Le rejet de cette solution radicale constitue le point de départ de solutions successives aboutissant, après diverses péripéties, aux prises de position de Pie XI (Casti connubii, 1930) et de Paul VI (Humanae vitae, 1968). Le but de cet ouvrage est de montrer comment opère la raison théologique en acte, en tentant un continuel et difficile ajustement entre traditions et innovations, entre déculpabilisation des conjoints et rigorisme accentué, entre autonomie émergente du sujet et contraintes renouvelées de la loi naturelle.