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Thérèse de Lisieux, la conversion de Noël. Du récit à l'histoire
Langlois Claude
MILLON
21,30 €
Épuisé
EAN :9782841372591
Noël 1886, au retour de la messe de minuit. Thérèse de Lisieux - bientôt 14 ans - découvre ses souliers garnis de jouets. Son père se plaint des pratiques d'une enfance révolue. Elle l'entend et ne verse pas de larmes. Ce fut, écrira-t-elle, neuf ans plus tard, "la grâce de ma complète conversion". Un si grand mot pour une si petite chose ! Claude Langlois mène, pour comprendre ce grand écart, une investigation minutieuse et allègre dans les textes thérésiens, devoirs de l'écolière, correspondance de l'adolescente, autobiographie de la jeune carmélite. Il découvre comment Thérèse prend acte de la grâce de Noël à travers la volonté que lui dicte jésus, d'accomplir sa vocation en entrant au carmel, pour le jour de Noël 1887. Mais c'est dans la lumière de la Miséricorde, à l'été 1895, que la moniale installe au centre de son autobiographie, cette conversion, riche des transformations de ses quinze ans, qui affectait son esprit, son coeur et son corps. Ces lectures successives d'une mémoire sans cesse sollicitée obligent à suivre les chemins sinueux du récit de Thérèse pour en faire la matrice d'une histoire complexe et d'une approche renouvelée, pour une vie donnée immédiatement en exemple. Par Thérèse elle-même !
Après la fin de l'histoire, il y a encore de l'histoire. Après la publication des Manuscrits autobiographiques dans leur intégralité en 1956, après l'édition des ?uvres complètes en 1992, on pouvait penser connaître définitivement les écrits majeurs de Thérèse de Lisieux. Or, il n'en est rien. En effet, il y a quelques années, Claude Langlois a ouvert un chantier totalement nouveau, mettant au jour une véritable archéologie des textes de la carmélite. Il fait une histoire qui jusqu'alors était proprement impensable, celle d'une écriture, parce qu'il a pris au sérieux chacune des oeuvres du grand écrivain qu'est Thérèse de Lisieux. Voici maintenant, après Le Poème de septembre (2002) et les Lettres à ma Mère bien-aimée (2007), l'étude la plus attendue, fruit de dix années de recherches, L'Autobiographie de Thérèse de Lisieux. La nouvelle édition critique qu'il donne de ce texte, mille fois édité, traduit en une centaine de langues, oblige maintenant à lire Thérèse autrement. Non seulement Claude Langlois restitue l'écriture au jour le jour, non seulement il rend leur chair aux mots de Thérèse et leur musique à ses phrases, non seulement il prend au sérieux le travail autobiographique, souvent douloureux sur soi-même, mais plus encore il raconte une histoire proprement inconnue: comment la révélation de la Miséricorde (le 9 juin 1895) et ce qui en est résulté, sa compétition avec Marie-Madeleine pour être la plus aimée, a été plantée au coeur du récit autobiographique, comment elle a eu pour effet d'en bouleverser la structure, d'en modifier l'écriture, d'en transformer aussi le contenu. Biographie de l'auteur Claude Langlois, historien universitaire, inaugure en 1993 la première chaire d'histoire et de sociologie du catholicisme contemporain à l'Ecole pratique des hautes études. Il préside la section des Sciences religieuses et fonde, avec Régis Debray, l'Institut européen en sciences des religions. Après Le Catholicisme au féminin (Ed. du Cerf, 1984), prochainement réédité, il s'oriente vers l'histoire de la production textuelle catholique, plus particulièrement vers la théologie morale et la spiritualité. Il publie deux ouvrages remarqués, Les Dernières Paroles de Thérèse de Lisieux et Le Désir de sacerdoce chez Thérèse de Lisieux (Salvator, 2000 et 2002) et une étude décisive sur les débuts de la limitation des naissances, Le Crime d'Onan (Belles Lettres, 2005). Il participe aussi très activement à la publication du premier volume des écrits professionnels de Madeleine Delbrêl, Profession assistante sociale (Nouvelle cité, 2007).
Résumé : Le crime d'Onan désigne, en référence à un épisode connu de la Genèse, la façon " naturelle " de limiter les naissances. Vieille manière, mais réalité démographique nouvelle, puisque, à partir de la fin du XVIIIe siècle, la France entre la première en Europe dans l'ère de la maîtrise de la fécondité. De ce fait, c'est dans le laboratoire français que s'élabore entre 1820 et 1850 le discours catholique sur la limitation des naissances ; c'est à l'évêque du Mans, Mgr Bouvier, que l'on doit les propositions neuves qui fixeront les termes des débats ultérieurs. Dès 1842 celui-ci s'interroge sur le bien-fondé de dépénaliser le " crime d'Onan ", conscient que les couples catholiques se comportent en agents moraux, désireux de fixer par eux-mêmes la taille de leur famille tout en gardant l'usage de leur sexualité. Le rejet de cette solution radicale constitue le point de départ de solutions successives aboutissant, après diverses péripéties, aux prises de position de Pie XI (Casti connubii, 1930) et de Paul VI (Humanae vitae, 1968). Le but de cet ouvrage est de montrer comment opère la raison théologique en acte, en tentant un continuel et difficile ajustement entre traditions et innovations, entre déculpabilisation des conjoints et rigorisme accentué, entre autonomie émergente du sujet et contraintes renouvelées de la loi naturelle.
Avec ces Lettres à ma Mère bien-aimée, l'historien Claude Langlois poursuit ses investigations consacrées aux écrits majeurs de Thérèse de Lisieux. Il restitue le manuscrit C sous sa forme première de vingt-sept lettres écrites jour après jour en juin 1897 à sa prieure Marie de Gonzague, alors que la moniale, gravement atteinte par la tuberculose, se voyait incitée à prendre la plume une dernière fois. L'ouvrage constitue le deuxième volet d'un triptyque commencé avec Le Poème de septembre. Il est aussi le premier qui soit tout entier consacré à présenter et commenter ce manuscrit ultime où Thérèse révèle le nouveau paysage de son âme, et notamment ses tentations contre la foi, mais aussi où elle revient sur sa vie au Carmel en s'exprimant avec une impressionnante liberté de ton. Ce livre entièrement neuf montre la Thérèse des derniers temps, affrontée jour après jour à la mort qui vient et se dérobe tout à la fois, disant à sa prieure bien-aimée, et à qui la lira après sa mort, toute sa vérité..., toutes ses vérités.
Résumé : Michel de Certeau (1925-1986) est surtout connu pour avoir contribué à profondément renouveler l'historiographie (Ecrire l'histoire, 1975) et entièrement revu le passage du Moyen Age à l'époque moderne à travers le mysticisme (La Fable mystique, 1982 et 2013). Mais c'était aussi un penseur proche de Foucault, Barthes et Lacan, notamment, qui fut très attentif à son époque ? en particulier aux événements demi 1968, qui constituèrent à ses yeux une "prise de parole" absolument inédite. Mais qui était Michel de Certeau "avant" le Certeau historien voyageant entre science et fiction ? Quels sont, dans les années 1950, les apprentissages de ce jeune jésuite ? Comment est-il entré en écriture ? Aucune enquête aussi minutieuse n'avait été menée jusqu'à présent. Et l'édition de précieux textes inédits complète ces essai passionnant sur l'un des plus grands penseurs en sciences humaines et sociales du XXe siècle.
Colomb Christophe ; Estorach Soledad ; Lequenne Mi
En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.4e de couverture : En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.