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Pallas N° 110/2019 : Bois et architecture dans la Protohistoire et l'Antiquité ; Les désastres milit
Lamouille Stéphane ; Péfau Pierre ; Rougier-Blanc
PU MIDI
24,99 €
Épuisé
EAN :9782810706396
Dossier 1 : Dans l'histoire de l'architecture et des techniques constructives, le bois occupe une place originale. Ce matériau était largement utilisé par les sociétés anciennes et son caractère périssable comme la fugacité des traces qu'il peut laisser (empreintes, restes charbonneux, structures d'ancrage...) obligent à une prise en compte bien spécifique. Le manque de documentation archéologique ne constitue pourtant plus un frein à l'étude du rôle du bois dans les constructions antiques, même si une telle approche est longtemps restée marginale dans les recherches en architecture dite classique. Les progrès continus des méthodes de fouilles et le recours fréquent aux restitutions 3D ou aux modélisations numériques, depuis maintenant plusieurs décennies, permettent d'envisager l'étude du matériau bois et des techniques associées avec un regard neuf et fécond. Dossier 2 : Les auteurs étudient la mémoire et la postérité des désastres militaires romains survenus au cours de l'époque républicaine. En analysant comment les Romains ont réinterprété ces événements traumatisants, les différents articles interrogent la capacité des Anciens à accepter ou non les revers de la guerre, à travestir la mémoire des catastrophes militaires ou, au contraire, à exploiter le souvenir de ces événements douloureux pour délivrer un message moralisateur ou créer une identité commune.
L'implantation d'une université à Valence, plutôt qu'à Grenoble, et son développement constituent un paradoxe. Vivre son évolution montre avec quelle précision elle adhère aux mouvements sociaux des époques successives ; c'est la suivre dans un processus de changement qui la lie intimement à la société. On voit apparaître une forme universitaire, qui permet de rendre intelligible l'adaptation de l'institution entre des tensions d'ordre pédagogique et d'autres d'ordre politique. Elle ne doit sa survie et son développement qu'à sa capacité à devenir autonome en s'installant dans un système de domination et de pérennisation d'une classe sociale.
Comment les lois scolaires de 1881 et 1882 dites Lois Jules Ferry, se sont-elles imposées malgré la querelle autour de la laïcisation de l'enseignement et des instituteurs ? A partir de l'exemple de l'histoire des écoles de Tullins-Fures, petite ville de l'Isère, ce livre montre la façon dont ces lois scolaires ont été perçues par les édiles locaux, l'engouement manifesté pour les mettre en oeuvre. Cela permet de mesurer combien elles sont l'aboutissement d'un long processus d'évolution de la société et du rapport à l'éducation.
Rien de plus lâche que de fouiller l'âme d'un assassin, quatre-vingts ans après sa mort, n'est-ce pas ? On ne risque ni la contradiction ni la vengeance. C'est vrai... Mais Jean-Jack Lamouille, l'auteur de cet essai, a pris un autre risque : celui d'être moqué en criant son indignation face à une vieille injustice : l'exécution d'Eugène Weidmann, sextuple criminel. Qu'on se rassure, l'auteur ne marche pas sur la tête, au contraire, il s'en est habilement servi pour identifier avec méthode les émotions embusquées de ce bel assassin qui, si elles avaient été repérées par les psys de 1939, lui auraient sans doute épargné la vie. Mais qui est cet auteur et à quel titre se permet-il cette "savante" enquête psychologique et cette audacieuse conclusion ? Titulaire d'une maîtrise de Droit qui lui a appris la rigueur et la démonstration, il s'est intéressé à Weidmann le jour où le hasard lui livra une correspondance amoureuse inédite tissée jour après jour jusqu'à l'aube de sa mort. Des lettres si ardentes qu'elles ont éveillé la curiosité de l'auteur au point de l'engager dans une connaissance approfondie du personnage.
Résumé : Germaine Dermoz fut l'une des comédiennes les plus talentueuses que les scènes de France aient portées entre les deux guerres. Quand elle débuta en 1904, triomphaient sur scène les petites poulardes brunes au format restreint. Grande, blonde, Dermoz apportait soudain une stature d'héroïne, une allure et une taille à la hauteur des grands drames du Boulevard, un beau visage apte à exprimer tous les paysages de l'âme. Réjane et Gémier la formèrent à l'excellence. Le public ne tarda pas à l'aduler, les auteurs à lui écrire des rôles... C'est sa vie sous haute tension, emplie d'un amour indéfectible pour le théâtre et l'amitié que raconte ce livre. Et qui mieux que son petit cousin baigné depuis toujours dans la mythologie de cette artiste, pouvait lui consacrer un livre ? La valse de ses rôles, l'ardeur de ses passions ont donné souvent le vertige à l'auteur. C'est épuisé mais soulagé qu'il est sorti de ce splendide maëlstrom, fier d'y avoir remis bon ordre et rétabli l'éblouissante lumière.
Ce recueil, construit comme un dialogue entre universitaires, psychologues et psychanalystes, cible la complexité des liens qui unissent l'amour à la sexualité, décrivant et analysant la névralgie de leur articulation. La partition du sexe et de l'amour est soumise à travers les chapitres à l'épreuve des contextes psychopathologiques actuels, interrogeant le féminin, la dépendance, la mort, la temporalité, la procréation et la création. Cet ouvrage sur amour et sexualité est aussi une déclaration amoureuse à la psychanalyse et la psychologie clinique, ces disciplines qui courageusement accueillent, dans l'intimité de leurs séances, la complexe singularité du sujet pour permettre ce qu'Elisabeth Roudinesco nomme une "révolution de l'intime". Les auteurs rappellent les variations de l'amour et cherchent à les conjuguer à différents temps et modes : aimer, être aimé, s'aimer, sans oublier ses modalités d'expression sous transfert. Les situations cliniques originales qui y sont présentées partagent cette complexité de l'amour, décrivent ses dérives, ses ratages, et décortiquent ses liaisons et déliaisons avec la sexualité.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.
A un moment où de nombreux domaines affichent des préoccupations relatives à la littératie, ce numéro s'intéresse à la constitution et à la réinterprétation de son espace conceptuel dans le champ de l'enseignement et de l'éducation. Plutôt que de se focaliser sur les différentes tentatives de définition qui ont pu en être proposées, ce volume cherche à comprendre en quoi la littératie conduit à penser autrement le développement des activités langagières : le continuum de leurs apprentissages, leurs interactions, leurs usages dans différentes institutions sociales, leurs fonctionnalités pour l'individu et la société.