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Eugene Weidmann en toutes lettres ou l'assassin malgré lui
Lamouille Jean-Jack
COMPLICITES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782351202258
Rien de plus lâche que de fouiller l'âme d'un assassin, quatre-vingts ans après sa mort, n'est-ce pas ? On ne risque ni la contradiction ni la vengeance. C'est vrai... Mais Jean-Jack Lamouille, l'auteur de cet essai, a pris un autre risque : celui d'être moqué en criant son indignation face à une vieille injustice : l'exécution d'Eugène Weidmann, sextuple criminel. Qu'on se rassure, l'auteur ne marche pas sur la tête, au contraire, il s'en est habilement servi pour identifier avec méthode les émotions embusquées de ce bel assassin qui, si elles avaient été repérées par les psys de 1939, lui auraient sans doute épargné la vie. Mais qui est cet auteur et à quel titre se permet-il cette "savante" enquête psychologique et cette audacieuse conclusion ? Titulaire d'une maîtrise de Droit qui lui a appris la rigueur et la démonstration, il s'est intéressé à Weidmann le jour où le hasard lui livra une correspondance amoureuse inédite tissée jour après jour jusqu'à l'aube de sa mort. Des lettres si ardentes qu'elles ont éveillé la curiosité de l'auteur au point de l'engager dans une connaissance approfondie du personnage.
Voici les souvenirs de Madeleine Lamouille : les temps de l'enfance, la faim au ventre, dans les années 1900, puis l'adolescence dans une "manufacture-internat" ; l'engagement, surtout, comme femme de chambre dans une famille de l'aristocratie vaudoise, puis dans une maison bourgeoise de Genève. A la campagne comme à la ville, bonnes et cuisinières sont des "pipes de terre" quand leurs maîtres seraient de "porcelaine". Mais si Madeleine Lamouille connaît sa place auprès de "Monsieur" et de "Madame", elle sait se faire entendre pour obtenir un minimum de considération. Presque un siècle après, son récit n'a rien perdu de son actualité. Il en dit long sur cet esclavagisme des temps modernes.
Comment les lois scolaires de 1881 et 1882 dites Lois Jules Ferry, se sont-elles imposées malgré la querelle autour de la laïcisation de l'enseignement et des instituteurs ? A partir de l'exemple de l'histoire des écoles de Tullins-Fures, petite ville de l'Isère, ce livre montre la façon dont ces lois scolaires ont été perçues par les édiles locaux, l'engouement manifesté pour les mettre en oeuvre. Cela permet de mesurer combien elles sont l'aboutissement d'un long processus d'évolution de la société et du rapport à l'éducation.
L'album gagnant du concours Glénat/Arte 2005 PANCHO le moustique basque et DIAZ le moustique espagnol quittent Madrid pour rendre visite à leur cousin SIGMUND qui habite Berlin. Ils y découvrent leur parent effondré qui leur apprend que les humains souffrent d'une maladie qui rend leur sang dangereux pour la consommation des moustiques. JUNG le visionnaire, tout comme MILLÉSIME le sommelier international, sont impuissants face à la catastrophe. Servi par un graphisme simple et efficace ce récit délirant ne manque pas d'originalité.
L'implantation d'une université à Valence, plutôt qu'à Grenoble, et son développement constituent un paradoxe. Vivre son évolution montre avec quelle précision elle adhère aux mouvements sociaux des époques successives ; c'est la suivre dans un processus de changement qui la lie intimement à la société. On voit apparaître une forme universitaire, qui permet de rendre intelligible l'adaptation de l'institution entre des tensions d'ordre pédagogique et d'autres d'ordre politique. Elle ne doit sa survie et son développement qu'à sa capacité à devenir autonome en s'installant dans un système de domination et de pérennisation d'une classe sociale.
C'était au début des vacances de Noël, un soir vers vingt et une heures, que mon téléphone me rappela soudain l'existence du monde extérieur. Je venais de déposer " L'Ecume des Jours " de Boris Vian, en me demandant ce que j'allais proposer à mes élèves en classe terminale de langues modernes, comme lecture cursive pour le deuxième trimestre. J'hésitais entre " L'Ecume des Jours " de Boris Vian, et " La Mort est mon Métier " de Robert Merle. Si j'optais pour Vian, ce serait un choix poétique, celui du coeur. Si je retenais Merle, ce serait par motivation politique, inspirée par la recrudescence des mouvements néonazis ou négationnistes, ainsi que la montée du racisme et de l'antisémitisme.
... " Oscar se sentait tellement terrassé par les événements qu'il était incapable d'agir. Il semblait tout à coup accepter la tragédie qui le frappait comme une punition méritée du destin, à la fois nécessaire et inéluctable. Comme le dira plus tard l'écrivain américain, Vincent O'Sullivan, Oscar Wilde était un romantique qui, tel un poète maudit forcément condamné au désastre, ... voyait, dans sa coupe pleine à ras bord, le nectar du succès qui se transformait en cendres, au fur et à mesure qu'il la buvait... " . Oscar Wilde (1854-1900) est un homme complexe qui joue avec les apparences, un dandy profond en quête de spiritualité. Mais, toujours en quête d'inspiration nouvelle, le flamboyant écrivain sort de plus en plus souvent pour " festoyer avec les panthères ", au risque de mettre en péril ce qu'il a de plus cher...
Résumé : Beyrouth, dans les années 1990. Ce sont les dernières années de la guerre civile. Hana, femme de ménage au lycée international est atterrée. Son fils Jad, treize ans, vient de poignarder un de ses camarades à l'aide d'un couteau à huîtres. Le récit est un flash-back. On remonte au début de l'année scolaire pour comprendre ce qui a bien pu motiver Jad. L'enfant est soumis à une pression constante de la part de sa famille, disloquée, et de son pays, meurtri par la guerre. La blessure de Jad entraîne un rapport particulier au monde : l'enfant s'échappe constamment dans ses rêves, il s'isole, il s'identifie aux êtres les plus fragiles : les victimes, les animaux... Son amitié avec son camarade de classe, Raphaël, et avec un vieux pêcheur et sa fille lui permettent de tenir le coup. L'enfant trouvera-t-il les ressources nécessaires pour ne pas sombrer définitivement dans la folie ?
Jeune homme, Quand tu passes près du prunus en fleur, Tu le frôles, tu l'effleures En coup de vent. Jeune homme, arrête-toi ! Les fleurs éclatent sous le ciel pur Jamais le monde n'a autant ri Et à ta boutonnière, respire Ce que le vent, ce soir, Sans façon te prendra. (Extrait)