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Les aventures de Lulu Dacier
Laborie Emmanuel
BOZON2X
22,00 €
Épuisé
EAN :9782931067246
Lulu Dacier, jeune nancéienne de 28 ans est auxiliaire de vie à Paris. Le matin elle s'occupe de madame Sour, l'après-midi de la lettre U. U n'est pas sorti de son appartement de la rue du Papier peint depuis des années, il a sombré dans le diogénisme. Déprimé, il est désormais blanc au point de ne plus pouvoir être imprimé sur une page. S'il disparait, Madame Sour deviendra Madame Sor. La meilleure amie de Lulu s'appelle Françoise. Elles sont les aides à la personne les mieux appréciées de l'agence Câlin dirigée par Jean-Claude Calmette. Françoise n'a pas d'amoureux, elle l'a perdu dans la foule à l'enterrement de Johnny Halliday. Lulu, elle, tombe amoureuse d'un réparateur de scooters qui entretient une relation ambigüe avec son employeur. Nous sommes en 2020. Un tueur évadé du Norberistan (pays où tout le monde se prénomme Norbert) se duplique un peu partout sur la planète pour éliminer les vieux. Les gouvernements en profitent pour édicter des interdictions qui contraignent les peuples ; débrouillarde, Lulu organise son quotidien et sa vie amoureuse selon ce qu'il est encore permis de faire ou de ne pas faire.
Résumé : Comme chaque année, le jeune Mathieu regarde Antoine Chabrol, son père, partir pour l'estive sur les drailles de grande transhumance. A chacune des étapes d'Antoine, le troupeau s'agrandit pour atteindre quinze cents têtes à l'arrivée sur les hauts plateaux. La plupart des bêtes appartiennent à Auguste Donnadieu, le châtelain du pays, dont Antoine est l'un des métayers. Chaque été, Antoine reste cinq mois sur le causse. Pendant cette période, Adeline, sa femme, doit élever seule leurs quatre enfants. Rythmée par l'absence des hommes, la vie de ces protestants cévenols semble immuable. Cependant, des soubresauts secouent bientôt la région, une flambée de révolte soulève les paysans épuisés et miséreux. Les Chabrol ne seront pas épargnés... Ils devront combattre l'adversité en lui opposant l'obstination née de leur labeur et l'amour qu'ils se vouent les uns aux autres pour retrouver le bonheur.
Résumé : L'arbre à pain, c'est le châtaignier, ce don de Dieu fait aux pauvres pour qu'ils ne meurent pas de faim. Sur le versant aride d'une montagne schisteuse nommée La Vieille Morte, le mas isolé du Castenet tient son nom de cet arbre. Il abrite, depuis des générations, la famille huguenote des Monteil. Le vieil Elie est le dernier représentant de cette longue chaîne de paysans pauvres des Cévennes. Avec stoïcisme, il assiste à la disparition de ce qui a fait l'essence même de sa vie. De ses trois petits-enfants, seul Isaac, l'aîné, lui apporte l'espoir qu'après lui le mas de ses aïeux a encore une chance de survie. Mais la guerre en décide autrement. Rien ne pousse sans effort ni sacrifice !
Résumé : L'événement que l'historien Pierre Laborie (1936-2017) nous aide à penser est celui, majeur, de Vichy, de l'Occupation et de la Résistance, tel que les Français l'ont vécu au jour le jour, sans savoir ce que seraient les lendemains. Pour ce faire, il convient de se débarrasser au préalable d'innombrables idées fausses induites par les usages politiques et mémoriels de cette période et qui, à force d'être répétées, ont pris valeur d'évidences. Les mots de Pierre Laborie, forgés pour étudier l'opinion publique et les comportements des années 1930 et 1940, appartiennent désormais au langage commun des historiens : ambivalence, mental-émotionnel collectif, penser-double, non-consentement. Ils aident à retrouver les clés, les gestes, les paroles, les masques, les silences, les non-dits, l'implicite des expériences du temps perdu et dispersé des années "troubles". "Il y a des mots qui font vivre", écrivait Paul Eluard. Tel est bien le cas de ceux de Pierre Laborie, convaincu que "l'Histoire s'efforce, au-delà de la fragilité des émotions, de tisser quelques-uns des fils qui transmettent l'expérience pour que l'héritage serve à un dialogue de raison, qui font des fidélités maintenues une volonté de dépassement du néant".
Aussi y a-t-il des pertes triomphantes à l'envi des victoires ", écrit Montaigne, voire des " succès désastreux à l'envi des défaites ", commente en 1940 Mgr de Solages méditant sur 1918. Au c?ur de cet ouvrage, l'idée et l'événement de la défaite, les formes multiples à travers lesquelles, depuis l'Antiquité, les sociétés sont parvenues ou non à les penser. On songe à la France, avec la récurrence dans son histoire des défaites et des héros vaincus mais fondateurs, de Waterloo à Sedan, de Vercingétorix à Jeanne d'Arc. Pourquoi avoir donné du sens à autant de pertes ? Pourquoi, en leur temps, les Hébreux en ont-ils fait de même ? Pourquoi L'Etrange Défaite, écrit à chaud par Marc Bloch, à l'automne 1940, est-il un des grands textes sur la France du XXe siècle ? La réponse tient peut-être à l'ambivalence même de la défaite, que l'on retrouve à toutes les époques et dans tous les pays. Certes, diverses communautés ont refusé de penser, voire de nommer, la défaite. Mais celle-ci a été souvent l'occasion d'un sursaut, d'un renouveau, d'une (re)fondation, d'où ont émergé de grands règnes et de grandes nations, telle la Prusse après Iéna. Et nombre de peuples ou de communautés ont fait d'une défaite plus ou moins mythique le noyau même de leur mémoire et de leur être. C'est dire la fécondité, et la " nouveauté ", d'une approche comparée des défaites et des usages que l'histoire et la mémoire ont pu en faire.
Autour d'un hiver, promenade poético-photographique aux alentours de Liège. Hommage implicite à l'amitié, à l'amour, aux étranges silences de nos régions durant un hiver pourri où il était interdit de rejoindre des espaces de nature, de nous rejoindre... Ouvre troublante sur une grisaille qui s'est infiltrée dans nos regards. L'écriture de Serge Delaive demeure pourtant étincelante. Le poète a photographié la mélancolie urbaine, le cri des arbres, leurs élans vers le ciel, il les archive dans le silence des mots qu'il écrira plus tard, le photographe accompagne cette quête d'un nouvel espace de liberté, le sourire de l'amoureuse flotte comme un rêve. L'éditeur recueille les mots et les photos, construit avec l'auteur un objet-livre qui vous invite à respirer ces pensées vagabondes par-delà les chemins balisés.
A dADa est une oeuvre inclassable. A dADa nous plonge dans une atmosphère surannée savoureusement franchouillarde, dérape vers l'absurde et nous décroche un franc sourire. Et suivant l'élan de son galop élégamment délirant, Georgie de Saint-Maur nous offre un essai de littérature comparée au service d'auteurs imaginaires ! Les anecdotes croustillantes s'enchaînent, dépeignent des écrivains... trop bien coiffés !
Quand j'étais petit mon père me disait Tu n'es rien, tu ne feras rien de ta vie, tu ne rencontreras que des femmes laides et dépressives. Elles se tourneront vers toi faute d'attirer l'attention d'hommes intéressants. Va chercher un arrosoir. J'allais chercher un arrosoir. Remplis-le avec de l'eau. Je le remplissais d'eau. Verse-le sur ta tête. Je le reversais sur ma tête. Comment ça s'appelle ce que tu fais ? Je répondais Ca s'appelle se mouiller les cheveux ? Tu vois, tu es bête, tu ne sais-même pas ce que tu fais. Tu ne connais pas la signification de ce geste. Ce que tu es en train de faire s'appelle arroser une plante. Tu es une plante Rien. Vexé, je partais, et mon père gueulait Rien reviens ici ! Il ne m'appelait pas Martin, ni Martin, il m'appelait Rien. Comment tu t'appelles ? Martin ? Non, tu ne t'appelles pas Martin, tu t'appelles Rien. Répète après moi : Je ne m'appelle pas Martin, je m'appelle Rien.
Inlassablement, je me souviens avoir tenté de faire entendre aux autres quelque chose dans le langage et par l'oreille. Cette oreille par laquelle Gargantua naît et le père d'Hamlet meurt. Le Manuscrit de Tchernobyl est le fruit complexe de cette passion de faire entendre. Je ne sais pas ce qu'est ce livre, ni même si le terme de livre reste valable, je sais seulement comment il s'est structuré. Etonnement, je n'en sais guère plus que n'importe quel autre lecteur sur sa signification. Avançons en boitant. J'avais un temps imaginé un livre aux textes multiples entremêlés comme dans une fugue de Bach. Je me suis vite aperçu de la supériorité de l'oreille sur l'oeil. L'oeil ne sait pas lire deux textes en même temps. Pas d'effet polyphonique possible, donc. Cela a été une grande déception. Avant de comprendre qu'en réalité, j'avais fait l'erreur de tenter une équivalence note/lettre absolument idiote. Il ne fallait pas faire d'équivalence du cour. Il fallait, avec les moyens de la lecture elle-même, créer une polyphonie sur une seule ligne. D'un impossible l'autre.